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Mercredi matin.
Avant de m’atteler à l’écriture d’un portrait qui me touche beaucoup, je m’adonne aux tâches matinales extérieures.
Une fois dehors, Pomme file de son côté tandis que je procède au lever et au nourrissage des poules.
Des caresses par-ci par-là, une causerie improvisée avec Praline, pendant que je nettoie le poulailler, un câlin à Neige qui ne me quitte plus depuis son aventure nocturne, puis je sors mes deux couveuses folles qui n’ont toujours pas compris qu’elles n’avaient pas d’oeufs sous leurs plumes.
Je referme la porte pour les obliger à boire, à se nourrir et à se dégourdir les pattes avant la réouverture du poulailler pour les pondeuse.
Je passe ensuite dans le jardin des roses, comme je le fais plusieurs fois par jour.
C’est toujours un moment privilégié…
Au petit matin, comme le soir, les parfums sont délicieux.
Je retire les fleurs fanées, m’extasie devant les nouvelles venues, félicite et remercie chacun de mes rosiers pour les merveilles qu’ils me donnent…
Oui, je sais, c’est bizarre, mais c’est comme ça.
Puis je passe à la nurserie pour voir les boutures fleuries et les encourager à grandir, et je reviens vers la maison pour rentrer avec Pomme.
Je l’appelle.
Rien.
Une fois, deux fois, trois fois… 
Rien.
Je vais voir dans la maison si elle m’a précédée, mais non.
Je commence à  m’impatienter, la rappelle et là… je vois revenir mon Mogwaï en boitant. 
Horreur!
J’informe mon Capitaine du boitillement de Pomme, inquiète et prête à voler chez le vétérinaire, tandis qu’il me répond:
– Elle est maligne… elle boîte pour ne pas se faire enguirlander de ne pas être rentrée tout de suite!
Evidemment, je n’y crois pas.
Pomme passe devant moi difficilement et gagne le salon où elle se couche sur un coussin installé à son intention.
– Attend, Pomme, je vais t’apporter ta récompense du matin…
Je vais dans la cuisine pour lui prendre un biscuit pour chien et je réalise qu’elle m’a suivie en trottinant.
Je lui prépare ensuite une délicieuse pâtée… qu’elle engloutit sans se faire prier.
Elle me suit partout en agitant la queue sans qu’il soit encore question de boitillement.
Dans mon bureau, je lui installe son panier tandis que j’entends glousser mon Capitaine, convaincu  que nous avons à faire à une actrice de talent…
Pomme se glisse dans son panier tandis que je me remets au clavier, se couche, et pousse un long soupir plaintif avant de s’endormir.
Je vais la surveiller et la conduire chez le vétérinaire si les symptômes reviennent.
Mais… est-il possible qu’elle me joue vraiment la comédie?!

Martine Péters

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