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Archives mensuelles : juillet 2019

Depuis deux ou trois jours, je constatais que Kiwi, ma deuxième poule hollandaise,  boitait.
Samedi matin, ce boitillement  s’est associé à une petite prostration qui m’a alertée.
Elle souffrait.
Nous étions samedi, mais je n’ai pas voulu attendre: j’ai appelé le vétérinaire qui a accepté de nous recevoir.
J’y suis allée avec mon fils, mon petit-fils… et ma poule installée dans une caisse paillée.
Le verdict est tombé très vite, confirmé par une radio: Kiwi nous fait une arthrite qui, comme toutes les arthrites, peut s’attaquer à l’os.
La solution consiste à adopter un traitement par piqûres, à raison de deux par jour, le matin.
C’est  là que, pour moi, les soucis ont commencé…
Le vétérinaire m’a demandé:
– Vous savez le faire, n’est-ce pas?
Heu… pardon?
Faire une piqûre à ma poule, et risquer de lui faire mal, moâ?
– Non, non! Je me suis auto-piquée à certaines occasions pour des traitements précis, mais je suis incapable de piquer qui que ce soit d’autre!
Ma réponse n’a pas démonté le cher  homme:
– Hé bien… on va apprendre! Je fais la première et vous ferez la deuxième!
Il a demandé à Sébastien de tenir la poule qui avait l’air stupéfaite d’être traitée de cette façon, elle pour qui j’ai tous les égards.
Puis il a pris une fine seringue, m’a montré « le bréchet », et m’a dit:
– Vous cherchez le bréchet, ici, vous piquez un peu plus loin, là. Vous verrez que ça fait un peu bizarre quand l’aiguille s’enfonce, mais il faut le faire. Comme ça. A votre tour.
Il m’a tendu la seringue en précisant: il faut juste faire attention de ne pas toucher les organes.
Quoi?!?
Mais… ils sont où, les organes d’une poule?!
Et comment savoir si je suis au bon endroit, si je ne lui fais pas mal, si…
Pour moi qui, lorsque je m’attaque à un travail de couture à la machine, consacre six mois à étudier la chose avant de me lancer, la tâche était insurmontable.
Je n’étais pas préparée, ni intellectuellement, ni moralement! 
La seringue à la  main, j’ai dégluti en disant:
– Qu’est-ce que je regrette que Bruno ne soit pas là…
– Ah bon? Il est absent?  
– Non, non, mais il n’est pas là, ici, pour voir ce que vous faites… et pour le faire à ma place!
– Ca va aller! Allez-y!
Sous son oeil expert, je me suis fait violence: j’ai cherché l’endroit, j’ai suivi ses instructions en m’excusant d’avance auprès de Kiwi, et j’ai fait la piqûre.
– Et bien voilà! Maintenant vous pourrez la faire chaque matin, deux seringues différentes, pendant  dix jours.
Voyant ma mine consternée, il a ajouté, consolateur:
– Enfin là… plus que neuf! Les poules ne ressentent pas la douleur comme nous, ne vous inquiétez pas.
C’est vrai que Kiwi n’avait pas bronché… mais moi, j’étais en nage.
Depuis, chaque matin, je procède à la séance de torture, aidée par mon Capitaine qui tient ma pauvre patiente.
Je précise que la torture est plutôt la mienne que la sienne…
Je regarde longuement où se trouve le bon endroit avant de battre le rappel de mon courage pour piquer.
Et j’atteins un niveau de stress maximal. 
Il faut dire qu’une poule… c’est plein de plumes!
Allez trouver un point stratégique au milieu de tout cela!
J’ai passé  beaucoup de temps à étudier des planches anatomiques consacrées aux gallinacés, et je voudrais que mon Capitaine me rapporte un poulet que je pourrais examiner de plus près avant qu’il ne soit cuit.
Quant à Kiwi, elle boîte toujours mais a l’air de moins souffrir.
Et, ô miracle, semble ne pas m’en vouloir, se précipitant toujours vers moi quand je l’appelle…

Martine Péters 



Depuis qu’elle vit avec moi, Pomme  n’a jamais mis les pattes dans un salon de toilettage.
J’ai toujours préféré m’occuper d’elle moi même pour lui éviter les épisodes traumatisants vécus par ma petite Scotty voilà quelques années.
Mon Mogwaï a donc droit à des séances très particulières au cours desquelles elle n’est jamais bousculée ou contrainte.
Le résultat n’est pas aussi beau que si elle était prise en main par un ou une professionnel(le),  mais c’est correct.
Sauf que, avec les étés caniculaires qui sont désormais notre lot habituel, il est nécessaire de veiller à ce que son pelage reste relativement court.
Les poils d’un bichon havanais sont particuliers: très doux et, selon les conditions, ondulés, voire très bouclés.
La coupe aux ciseaux que je m’applique à réaliser depuis des années prend du temps… et n’amuse ni elle, ni moi.
J’ai donc décidé d’acheter une tondeuse pour chien, sachant que mon but n’était en aucun cas de la tondre, mais bien de lui offrir la plus jolie « coiffure » possible.
L’objet en question est arrivé mercredi.
Comme à chaque fois que quelque chose de nouveau entre dans son environnement, je le lui présente.
Les présentations avec la tondeuse ont été rapides:
– Tu vois, elle sert à te couper les poils. J’allume ici et… tu entends? C’est un tout petit bruit de rien du tout… il ne faut pas en avoir peur…
C’est donc en toute confiance qu’elle s’est laissé faire.
La séance a duré moins d’une demi-heure au terme de laquelle mon Mogwaï arborait une toison bien égalisée, ni trop longue ni trop courte.
Coupe « Spirou » idéale.

Elle m’a gratifiée d’une léchouille.
Je l’ai gratifiée d’un mini biscuit.
Et la tondeuse silencieuse et efficace a eu droit aux félicitations du jury.
Tout le monde est content. 

Martine Péters

Lorsque ce film repasse à la TV, je ne résiste pas: je l’enregistre et il devient un petit plaisir solitaire que je déguste… avec Pomme.
« Le Journal de  Bridget Jones »… je l’ai adoré en livre, j’ai craint que le film ne soit pas à la hauteur et… j’ai totalement craqué lorsque je l’ai découvert au cinéma.
Il faut dire que j’apprécie tous les acteurs du film avec une mention toute spéciale pour Colin Firth, l’inoubliable Monsieur Darcy d’Orgueil et Préjugés (dont j’ai déjà parlé ici).
C’est ce rôle qui lui a valu d’être approché pour jouer le beau Mark Darcy de Bridget, inspiré par le rôle précédent.
Ces deux films (enfin… les trois qui composent  la saga Bridget Jones + Orgueil et Préjugés) sont mes péchés mignons.
Je ne compte plus le nombre de fois où je les ai vus, revus et rerererevus, toujours avec le même plaisir.

Cette semaine, alors que la chaleur écrasante décourageait la moindre activité plus ou moins physique, j’ai proposé à mon Capitaine, l’air de ne pas y toucher, de visionner le film avec moi.
Il a décliné mon offre, et je me suis installée au salon pour savourer ce moment de pur bonheur au frais ou presque.
Le lendemain, au petit-déjeuner, mon Capitaine revient sur le sujet:
– Je n’arrive pas à comprendre que tu puisses regarder un film pareil!
– Les hommes et les femmes ne sont pas pareils. Vous aimez les westerns, les films de guerre… et nous sommes plus sensibles aux comédies romantiques. Et à Monsieur Darcy!
– Monsieur Darcy… Qu’est-ce qu’il a de plus que les autres, lui?!
– Dans l’univers romanesque, il représente l’homme presque parfait.
– C’est-à-dire?
– Et bien… il est  posé, attentionné, parfait gentleman…
J’ai compris: je vais me raser la barbe et la moustache.
– Surtout pas!
– En tout cas, je sais pourquoi tu aimes autant ce film. Car avoue… avec toutes les bêtises qu’elle fait… tu lui ressembles beaucoup, à Bridget…

Il riait…
Si, si.
Je suis sûr qu’il plaisantait, bien sûr…

Martine Péters