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Lorsque nous nous sommes installés ici, mon Capitaine m’a montré une petite maison installée tout au bord de la rivière, légèrement en contrebas de la nôtre, en me disant: « C’est là qu’habitent nos voisins suisses allemands. »
Pris dans le tourbillon du déménagement, de l’aménagement, des travaux, des rencontres, des visites… nous n’avons pas eu de contacts immédiats avec ces voisins qui passaient, il est vrai, une bonne partie de leur temps en Suisse.
Tout autour de leur maison, ils avaient installé des roses dont ils s’occupaient avec soin, et qui fleurissaient abondamment.
Un jour, alors que nous partions en voiture, mon Capitaine s’est arrêté pour me présenter Anita, qui soignait ses fleurs.
Nous avons parlé quelques instants, lui proposant de venir prendre un café avec son mari un jour prochain, puis nous sommes partis vers le rendez-vous qui nous attendait.
Et puis…
Il y a quelques mois, nous avons appris avec stupeur qu’Anita était décédée.
Rien ne pouvait présager une disparition aussi subite.
Tout le monde a été attristé, et son mari n’est pas revenu depuis dans la petite maison du bord de la rivière.
Mais dès l’arrivée du printemps, les roses se sont ouvertes, plus belles que jamais, et, depuis, la maison est rendue pimpante par leur présence.
Je pense souvent à cette dame que je n’ai pas vraiment connue, et qui n’est pas là pour admirer son jardin.
Mais j’aime croire qu’elle le voit peut-être…

Martine Péters



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