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Certains chiens font carrière comme gardiens de moutons.
Pomme, elle, étudie les poules.
Sa manière de procéder lui évite de faire de trop gros efforts, ce que son état de santé ne lui permet pas après l’opération de sa patte, tout en approfondissant sa connaissance des gallinacés qu’elle commande parfois à distance…. sans beaucoup de résultats.
Preuve pas l’exemple:
Dimanche après-midi.
Pour obliger Chine à quitter le poulailler où elle continue à s’adonner à sa passion: couver sans oeufs, je l’ai sortie et ai refermé la porte derrière elle.
Lorsqu’elle a vérifié qu’elle ne pourrait pas rentrer à sa guise, elle a consenti à se nourrir, à s’abreuver, pui est partie rejoindre ses copines dans la partie herbeuse de l’enclos.
Cette longue bande de terrain longe la roseraie et est séparée d’elle par un treillis souple qu’a posé mon Capitaine.
Il lui permet de modifier facilement la taille des parcelles mises à disposition des poules en plus de leur enclos « fixe ».
Dans ce périmètre se trouve un arbre mort autour duquel il a planté l’un de mes  grimpants et deux autres rosiers parfumés.
Et pour préserver l’humidité du sol, il l’a recouvert de petits bouts de bois hachés, provenant du verger.
Cette plate-bande autour de l’arbre forme un rond  entouré de pierres pour le délimiter.
Quelques minutes après avoir délogé Chine, je suis allée vérifier avec Pomme que tout se passait bien.
Et là…
J’ai vu trois petite têtes apparaissant au-dessus des pierres.
Une grise, une noire et une… chauve déplumée.
Chine, Praline et Kaki avaient planté leur bivouac dans la plate-bande, avaient creusé trois trous et se prélassaient sous l’oeil de Bulle, Neige et Kiwi qui n’avaient pas été invitées.
J’étais de l’autre côté du filet, côté roseraie, et je n’ai pas pu m’empêcher de dire: « Il ne faut surtout pas vous gêner, les filles! »
Ma phrase a alerté Pomme qui a couru vers moi.
Suivant mon regard, elle s’est assise à côté de moi et m’a lancé un regard interrogateur comme pour me demander si j’étais d’accord avec ce campement sauvage.
Je lui ai répondu: « Pas terrible… » mais je ne vais pas les déranger. »
A ce moment, Praline a bougé et a gratté la terre.
D’un air convaincu, Pomme lui a lancé un petit « wouaf » affirmé, ce qui ne lui a fait ni chaud ni froid.
Elle m’a lancé un regard désolé et j’ai soupiré avec elle: « Laisse… s’il pleut, elles quitteront leur squat. »
Et nous sommes rentrées, philosophes.

Martine Péters

 

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