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Archives mensuelles : octobre 2019

Je n’ai jamais passé autant de temps au poulailler que depuis vendredi soir!
Vu l’état de tension qui y a régné durant les trois premiers jours depuis l’arrivée des deux petites poules de mon fils, il était exclu de mettre tout ce petit monde ensemble et de les laisser s’entretuer sans réagir.
Lundi, mon Capitaine a appliqué une solution qui nous a permis de ramener la paix.
Il a installé un treillis, coupant le premier enclos en deux.
D’un côté mes quatre Pékin de l’élevage originel, de l’autre mes deux nouvelles protégées et mes deux petites hollandaises.
Au deuxième  jour de l’expérience, contrairement à ce que j’avais fait la veille, je n’ai pas laissé mes poules filer dans le deuxième grand enclos normalement ouvert à leur intention.
Lundi, les unes s’étaient réfugiées tout au fond du jardin et les autres à l’extrême bout inverse, ce qui ne facilitait pas les contacts.
Non, mon but était de couper le premier enclos en deux et de leur permettre de cohabiter, de se voir, de s’habituer les unes aux autres sans pouvoir se battre.
Au bout de quelques heures, constatant que tout était très calme, j’ai laissé entrer dans l’enclos des petites nouvelles deux de mes Pékin, en laissant les deux plus dominantes de l’autre côté du grillage.
Je voulais « casser les paires » pour qu’elles soient moins puissantes. 
A part quelques « conversations » animées au cours de laquelle Praline, aussi déplumée soit-elle, a tenu à expliquer haut fort qu’elle faisait partie du Triumvirat décisionnaire, tout a été très calme.
En fin de journée, j’ai donc essayé de laisser mes deux belles les plus réfractaires à la présence des petites nouvelles se mêler au reste du groupe avant le coucher du soir.
Bien sûr, je suis restée sur place pour surveiller et intervenir en cas de besoin.
J’avais l’impression d’être un pion au-milieu d’une cour de récréation…
Mais les poules sont pleines de surprises… et elles me l’ont prouvé ce soir-là.
Lorsque le jour a commencé à décliner, Kaki-Kiki de Suisse (qui a pris une particule au passage depuis son arrivée!)  est tranquillement entrée dans le poulailler.
Sa copine Tina a pris place à l’endroit où elle s’est placée depuis son arrivée: sur le perchoir inférieur.
Et Kaki-Kiki est montée au deuxième étage pour s’installer sur le perchoir du haut, exactement là où dort normalement sa grande rivale, Kaki de France.
Je ne voulais pas intervenir, sachant qu’il fallait qu’elles règlent leurs conflits en douceur…
La petite troupe est rentrée tandis que je restai dans la pièce.
En voyant celle qu’elle considère comme une squatteuse, Kaki de Suisse a eu l’air plus stupéfaite qu’agacée.
Après avoir cherché une autre place dont aucune ne semblait lui convenir, elle a fini par se mettre… à côté de Kaki-Kiki de France.
J’ai éteint immédiatement: dans le noir, les poules sont calmes et dorment.
Le lendemain matin, tout le monde allait bien, tout était tranquille.
Kaki de France a filé dans son pondoir préféré pour m’offrir un oeuf tandis que les autres sortaient paisiblement.
J’ai laissé le treillis ouvert, donnant l’impression à chacune qu’elles peuvent vivre dans deux sphères différentes tout en rejoignant les autres si elles le souhaitent.
Toujours en alerte, j’effectue des rondes régulières tout en travaillant… 
Mais la cohabitation semble cette fois en bonne voie…

Martine Péters

Les marionnettes sont des alliées précieux dans le développement des enfants.
Elles les poussent à la créativité, stimulent leur imagination, leur ouvrent tous les univers possibles.
Samedi, j’avais prévu de sortir le petit théâtre en bois, et de proposer un spectacle qu’il a suivi attentivement.
Puis son papa a pris la relève en nous offrant une petite pièce mettant en scène un cow-boy ayant perdu ses vaches…
Enfin, Aurélien, 5 ans, est passé derrière le rideau.
Au début, tout était normal.
Les marionnettes évoluaient au fil d’un scénario compréhensible dans lequel certains animaux expliquaient leur difficulté à se faire des copains.
Et tout à coup, nous avons vu apparaître devant le rideau rouge… un os.
Un os en peau de buffle appartenant à Pomme.
Nous avons donc protesté: « Mais Aurélien!? Ce n’est pas une marionnette! C’est un os! »
Pendant deux secondes, rien n’a bougé sur la scène.
Puis l’os a commencé à gigoter en expliquant:
– Ben oui. J’ai quand même le droit d’être un os! Et c’est pour ça que je suis tout seul… je n’arrive pas à me faire d’amis!

Logique!

Martine Péters

Dimanche matin.
J’appréhendais vraiment ce deuxième jour au poulailler pour mes deux nouvelles protégées…
Au matin, Aurélien, 5 ans,  et moi étions donc sur place, prêts à toute éventualité.
Mais, contrairement à la veille, tout a été beaucoup plus calme…
Pas de bagarre à l’horizon, moins de timidité de la part de Tina et Kaki 2 (rebaptisée Kiki)… nous respirions.
Dans la matinée, je me suis armée d’un râteau et j’ai formé un tas avec les feuilles mortes et les bogues de châtaignes qui envahissaient l’enclos.
Puis la matinée s’est passée en douceur et en jeux… jusqu’au moment où je me suis absentée 15 minutes.
Quinze petites minutes…
En dehors de moi, le reste des habitants de la maison était pourtant dehors… mais aucun n’a assisté ou même entendu la scène qui s’est déroulée dans le poulailler à ce moment.
En revenant, j’y suis retournée et je n’ai pas trouvé Kaki 2. 
J’ai appelé mon fils qui l’a trouvée cachée derrière l’une des maisonnettes placées à l’intention des poules… là où aucune autre ne s’était jamais réfugiée.
Elle était terrifiée, la tête en sang.
Clairement, elle avait été attaquée pendant mon absence.
Cette fois, il fallait prendre des mesures radicales.
J’ai isolé les deux poulettes dans le poulailler, porte ouverte, mais protégées par la grille de l’enclos qui, ouverte, empêche l’entrée dans le poulailler.
Plusieurs fois dans la journée, je suis allée les réconforter tout en m’occupant de mes Boulettes dont la réaction me désole, même si je la comprends.
Le soir, alors que mon fils et Aurélien avaient repris la route, j’ai pris toutes les précautions pour que le coucher ne soit pas une nouvelle fois source de conflit.
Tout s’est bien passé.
Le lendemain matin, j’ai divisé le cheptel en deux: mes quatre Pékin sont parties dans le grand enclos, passer la journée sous les grands arbres, tandis que les deux petites nouvelles et mes hollandaises restaient dans l’enclos principal.
J’ai donc dû multiplier par deux les soins et les visites, évitant du même coup les éclats.
Cette situation durera jusqu’à ce que nous puissions diviser l’enclos principal en deux, les obligeant à cohabiter sans pouvoir se blesser.
J’ai l’espoir que, peu à peu, le groupe se reformera en acceptant ces deux nouvelles pensionnaires… et que l’harmonie reviendra…

Martine Péters