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Il était passé 21 heures lorsque mon fils et son petit Aurélien, 5 ans, sont arrivés de Suisse pour passer le week-end au Grand Nid.
Dans la voiture, comme prévu, se trouvait une caisse de transport qui n’accueillait pas un chat… mais leurs deux poules Pékin qu’ils comptaient nous confier.
Comme elles venaient de faire plus de trois heures de route, nous avons immédiatement pris l’option de les faire intégrer le poulailler.
Il faisait nuit noire, donc, ce qui nous arrangeait…
Ce sont les meilleures conditions pour introduire de nouvelles protégées.
Sans faire de bruit, nous nous sommes dirigés vers le poulailler dont la porte ne s’ouvre jamais discrètement.
Eclairés par la seule lumière d’un téléphone portable, nous avons pu constater qu’à l’intérieur, tout le monde dormait…
La caisse de transport a été glissée sur la première plate-forme et ouverte pour que ses deux occupantes puissent rentrer ou sortir à leur guise.
Tout était calme: nous somme ressortis à pas de loup.
Le lendemain matin, j’attendais avec impatience le moment d’ouvrir le poulailler, mais je me suis raisonnée: il fallait attendre qu’il fasse jour!
Je suis allée ouvrir le poulailler avec Aurélien au premier rayon du soleil.
Dans la pièce, aucun problème.
Mais dès que tout le monde a été sorti, nous avons eu droit à un tout autre scénario. 
Je venais de servir la nourriture lorsque Kaki, ma douce Kaki, s’est transformée en coq de combat.
Elle a foncé sur la belle Kaki de Suisse et l’a attaquée très violemment.
La hiérarchie de mon groupe de poules avait été modifiée au cours de ces dernière semaines, et je ne m’en étais pas aperçu…
Les deux poules se sont battues sauvagement.
A tel point que je les ai séparées une ou deux fois… sans résultat.
Finalement, les deux petites nouvelles se sont éloignées sous le couvert des buissons. 
Kaki de Suisse, que j’ai pu porter pour vérifier son état, avait quelques traces légèrement ensanglantées sur la tête.
Kaki de France présentait les mêmes blessures.
Toute la journée, les deux poulettes, traumatisées par cet accueil, sont restées à l’abri, ne sortant que pour goûter ce que je leur proposais en eau et en nourriture.
Les autres les ignoraient superbement, à l’exception de Neige et Kiwi, mes  petites Hollandaises qui les ont rejointes sous les  buissons quelques heures.
Le soir, alors que toutes mes poules étaient rentrées, mes deux nouvelles protégées étaient toujours dans leur cachette.
Complètement déstabilisées, elles ne savaient pas où aller, ne retrouvaient pas leur poulailler habituel et n’avaient aucune envie de retrouver ce samouraï emplumé qui leur avait fait une telle démonstration de force!
Avec mon petit-fils, nous avons mis trois quarts d’heure à arriver à les attraper.
 Nous les avons placées dans leur boîte de transport et j’ai renouvelé le scénario de la veille.
 Il faisait pratiquement noir: tout a été calme.
Ne restait plus à attendre anxieusement la suite des événements, le lendemain matin…

Martine Péters
 

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