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Deux de mes amies m’ont parlé de la relation que j’entretiens avec les animaux, cette semaine, au travers de deux conversations distinctes.
Je pensais à elles ce jeudi matin, après une scène touchante.
J’ouvre le poulailler un peu plus tard depuis quelque temps, en fonction des nouvelles habitudes du lever du jour.
A 8 heures, donc, je suis derrière la porte et m’annonce avant d’ouvrir:
– Je suis là!
Ce n’est qu’ensuite que je tourne la clé dans la serrure et que je pousse la porte pour découvrir un poulailler qui se réveille à peine…
Ces moments-là sont privilégiés.
Je caresse chacune de mes mini poules en leur parlant et en les appelant par leur nom, et… elles me répondent sur le même ton.
Comme je parle doucement, elles modulent leur ton.
Elles répondent paisiblement à mes questions du matin (vous avez  bien dormi? Vous n’avez pas eu froid? etc!) et, sans bouger, s’intéressent à ce que je fais.
Tandis que j’ouvre un tiroir à blé à côté de Kaki pour remplir une première écuelle, elle s’approche et se penche vers l’intérieur du tiroir pour voir ce qu’il contient:
 Tu veux goûter, Kakillette?
Elle m’adresse un léger pouuuêêêk poli et préfère se servir dans l’assiette.
Lorsque j’ai tout préparé pour leur petit-déjeuner dehors, sous l’avant-toit, je réalise qu’elles n’ont toujours pas envie de sortir sous la pluie:
– Il pleut… je comprends! Prenez votre temps, je reviendrai plus tard. Mais je vous préviens: j’ai un rendez-vous ce matin, je ne serai pas là tout de suite…
Un nouveau concert de caquettements très calmes me répond.
– Au-revoir les Zouzous!  A tout à l’heure!
Re-salut de la part de mes demoiselles.
Je sais que cela peut prêter à rire… mais je ne me priverais pour rien au monde de ces moments complices d’une grande douceur…

Martine Péters

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