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Archives mensuelles : novembre 2019

Lorsqu’il a été question pour la première fois du « Black Friday » sous nos latitudes, je me suis demandé ce qu’était ce « vendredi noir ».
J’ai très vite compris que nous étions en présence d’une gigantesque vague de manipulation commerciale qui nous arrivait sur la tête, nous petits Européens que le phénomène avait épargnés jusqu’en 2013.
Pour faire court, le Black Friday est né aux Etats-Unis et a pris sa vocation actuelle dans les années 1970. 
Il désigne le vendredi qui suit la fête de Thanksgiving et marque le début des achats de Noël par ce « grand jour de soldes ».
En 2013 et 2014, zou, « l’événement » arrive en France puis en Suisse.
Dès le début, cela m’a agacée.
Ces violentes stratégies commerciales qui poussent les gens à consommer et à acheter  bien souvent une foule de chose dont ils n’auraient jamais ressenti le besoin ou le manque sans cela, ont le chic pour me faire grogner.
Attendre une période de soldes pour acheter ce dont on a besoin est une chose. 
Mais là…
Que l’on nous prenne pour des pigeons… l’initiative n’est pas nouvelle.
Mais que cela fonctionne aussi bien en engendrant des milliards de profits malgré toutes les mises en garde effectuées me rend méchamment perplexe.
Alors que nous savons tous désormais qu’il faut lever le pied à tout point de vue pour laisser la planète reprendre son souffle, en espérant qu’il soit encore temps pour le faire, la population est orientée à foncer gaiement dans les pièges qui lui sont tendus.
Et pour ceux qui n’auraient pas bien compris la marche à suivre pour patauger avec délice dans l’univers de la surconsommation et de la surproduction, des monceaux de mails publicitaires nous la rappellent au quotidien.
Je ne sais pas si c’est déjà le cas, mais ce serait bien que, durant la scolarité des enfants, ce genre de sujet soit abordé: ne vous laissez pas manipuler…

Martine Péters

La Franche-Comté est une région dans laquelle le respect pour l’Armée est très ancré.
Je n’y connais personne qui n’a pas, dans sa famille ou parmi ses amis, au moins un militaire.
Lorsqu’un soldat décède sur un terrain d’opération ou en exercice, la tristesse est bien présente…
C’est dire si la nouvelle de la mort de treize d’entre eux au Mali affecte chacun.
Certains de nos amis ont eux aussi des fils engagés dans des opérations délicates.
Tous ces élément nous rendent d’autant plus sensibles à la souffrance épouvantable des familles de ces hommes courageux.
Tous avaient autour d’eux des proches qui les aimaient, une vie riche, des passions, des projets.
J’ai infiniment de compassion pour toutes ces familles, ces femmes et ces enfants qui vont devoir apprendre à vivre avec le manque de l’être aimé…

Martine Péters

 
 

La première fois que je les ai entendus, leur vacarme m’a glacé le sang…
Il faut dire qu’ils ne se manifestent que la nuit et ne font aucun effort pour être discrets.
Dans la nuit de lundi à mardi, j’ai été réveillée par un bruit très caractéristiques à deux heures du matin.

Celui d’une explosion lointaine…
Il a été suivi par une cavalcade, le bruit d’une chute puis d’une nouvelle galopade.
Il y a quelque temps encore j’aurais eu peur.
Mais depuis que mon Capitaine m’a expliqué qu’il s’agit probablement d’une fouine ou d’un loir, fréquents dans la région, je me contente de

soupirer sur le manque de savoir-vivre de ces voisins bruyants qui squattent le grenier.

Martine Péters