Catégories

Catégories

Archives mensuelles : janvier 2020

Vert pétrole

Les couleurs me fascinent, mais me jouent parfois des tours qui ont le don de me plonger dans des océans de perplexité.
Je m’explique.
Je l’ai déjà dit: si j’aime la couleur verte dans la nature, il n’y a que de rares exceptions où je l’apprécie dans la maison ou sur un vêtement.
Parmi ces exceptions se trouve la teinte appelée « vert pétrole ».
Dans le monde du textile notamment, certains vêtements sont vendus mentionnant cette couleur.
Tout allait bien dans le meilleur des mondes lorsque je l’ai cherchée sur Internet.
Si quelques posts et photos parlent d’elles, la grande majorité en fait abstraction au profit du… bleu pétrole, autre couleur dite de fantaisie.
Mais, franchement… regardez-la bien ci-dessous.
Franchement, la trouvez-vous bleue ou verte?
Même en sachant qu’elle se décline sous toute une gamme de teintes tirant en effet parfois plus vers  le bleu, avouez que celles-ci sont aussi vertes que celles du dessus!
Je me retrouvais exactement dans le même cas de figure que pour le vert et le bleu canard.
La définition qu’en donne Wikipédia montre, à l’aide d’exemple, que ce fameux bleu pétrole  voyage allègrement du vert au bleu en passant par le noir portant pourtant le même nom sous forme de fil à broder.
Pourquoi appeler « bleu » une couleur qui est un vert ou même un noir?!
Le noir étant plus logique vu que c’est la couleur du pétrole, notez…
J’étais d’autant plus perplexe que le phénomène ne daterait pas d’hier: on retrouve des traces de la description de cette teinte dès 1913.
C’est étonnamment dans Wikipédia (qui s’en réfère au livre d’Annie Mollard-Desfour « Le Bleu: Dictionnaire des mots et expressions de couleur XXe et XXIe siècle » CNRS Editions) que j’ai enfin trouvé une réponse agaçante mais satisfaisante.
L’article dit ceci: « Comme dans le cas du bleu électrique inventé quelques années plus tôt, ne se réfère pas à la couleur d’un objet, mais évoque vaguement un phénomène moderne.« 

L’art et la manière de faire n’importe quoi…

Martine Péters

Bleu pétrole

Dire que Pomme me fait fondre est peu dire…
Le trois photos ci-dessus la montrent à trois périodes de sa vie, de sa petite enfance, en bas à gauche, à aujourd’hui, toujours portée par ses grands moments de méditation transcendantale.
Elle est drôle, toujours « jouette » à dix ans, fidèle, adorable avec tout le monde…. et j’en passe.
Seul bémol: elle a encore un peu de mal à assimiler les règles de politesse élémentaire.
Exemple.
Vendredi soir, comme nous en avons pris l’habitude, je lui tends mon pot de yaourt nature vide pour qu’elle puisse le « nettoyer », ce qu’elle fait toujours très consciencieusement.
C’est la seule entorse que je consens à son régime habituel…
Une fois terminé, elle me jette un coup d’oeil pour voir si elle peut en espérer un deuxième et, voyant qu’il n’y en a pas à l’horizon, saute sur le canapé où je me trouve déjà, se met à l’extrême bout et me tourne le dos.
– Dis donc, toi! Mal élevée!
Surprise, elle tourne la tête vers moi et me regarde, d’un air interrogateur.
– Tu pourrais dire merci! Je ne sais pas moi… 
Elle prend une mine vexée et regarde ailleurs tout en écoutant.
Amusée, je laisse planer un petit silence et prononce le mot magique: 
Un petit bisou, par exemple?

Bonne pâte, elle se précipite vers moi et me fait un semblant de léchouille avant de me tourner à nouveau  le dos.
Ce qui provoque illico un concert de protestations de ma part:
– Ah non, ça, c’est une imitation de bisou! Moi, je voudrais un vrai, un énôôôrme bisou!
Elle tourne la tête vers moi, me lance un regard noir et renouvelle l’opération… ce qui provoque exactement la même réaction de ma part.
Cette fois, elle a compris que je joue…
Elle vient vers moi et entreprend de me lécher le visage avec un tel enthousiasme que je proteste:
– Hééé, c’est trop! 
Mais elle continue jusqu’à ce que je crie grâce.
Satisfaite, elle retourne à l’autre bout du canapé et se laisse tomber, comme épuisée par son raid.
Le regard qu’elle m’a lancé voulait tout dire… « Alors? Qui l’a eu, le dernier mot? Mmmm? »

Martine Péters

Photos de cette page : Martine et Bruno Péters/Guédot

Il fait froid.
Très froid, même.
C’est normal et plutôt rassurant.
Pour me faire patienter en attendant le retour de la belle saison, je continue, sur mon deuxième blog, à consacrer chaque jour des articles aux roses et autres fleurs, arbustes et végétaux du jardin, tout en élargissant mon terrain de jeu en abordant une multitude de sujets en rapport avec la botanique. ( Le Jardin d’Ecriplume )
Parmi eux, j’en ai préparé deux qui vont êtres publiés ces jours-ci, sur le jardin de Monet, à Giverny, et ma rencontre avec le formidable jardinier anglais qui y travaillait en 2014: James Priest. 
Comme nous avions pris énormément de photos, mon Capitaine et moi, j’ai eu envie d’en faire un bouquet printanier avant l’heure.
En voici un petit aperçu…

Martine Péters