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Interview d’un médecin spécialiste, cette semaine.
Cela fait tellement longtemps que je m’adonne à ce genre d’exercice que j’ai mis en place des automatismes et des techniques qui me permettent de pouvoir compter sur mes notes.
Cette fameuse prise de notes est beaucoup abordée dans les milieux estudiantins et professionnels.
Comment faire pour arriver à la fois à se concentrer sur le discours de notre interlocuteur ou d’un conférencier tout en notant suffisamment vite pour ne rien perdre de leur message?
Très tôt, j’ai pris l’habitude de prendre beaucoup de notes lorsque j’étais en cours, à l’école. 
Avec le temps, l’on finit par écrire de plus en plus vite… et de plus en plus mal!
L’important étant d’arriver à se relire et de saisir au vol un maximum d’idées essentielles pour pouvoir les retranscrire ensuite.
Et, bien entendu… de remettre ses notes au propre ou d’écrire l’article qui en découle sans tarder,  sous peine de ne plus se souvenir des détails, la mémoire jouant un rôle primordial dans l’opération.
Cette mémoire, justement, évolue au fil du temps pour la plupart d’entre nous, moi y compris.
Comme elle devient plus sélective, ne donnant la priorité de son attention qu’à ce qui lui apparaît important, nous finissons par douter d’elle, par ne plus lui faire confiance de la même façon.
C’est ce qui m’est arrivé.
Au cours de ces dix ou quinze dernières années, j’ai modifié mes habitudes de travail.
A 20 ou 30 ans, je travaillais sans filet, noircissant des cahiers entiers sans autres armes que mon stylo et ma mémoire.
De temps en temps, très rarement, quand je savais que j’allais aborder un sujet particulièrement complexe avec un interlocuteur qui pouvait utiliser des termes très techniques, j’avais recours à un enregistreur de poche, au cas où.
J’ai fini par prendre systématiquement cet appareil avec moi.
Je continue toujours à prendre autant de notes, mais je suis tranquillisée par l’assurance de pouvoir réécouter des passages de l’interview si besoin.
Mais là encore… j’ai un jour été confrontée aux limites de ce genre d’accessoire…
C’était à Grenoble où Pierre Arditi m’avait accordé un entretien.
C’est la seule fois de ma vie où je n’ai utilisé que l’enregistreur, délaissant les notes pour mieux me concentrer sur ce que me disait mon interlocuteur.
Jusqu’au moment où j’ai réalisé que l’appareil n’avait pas fonctionné…
C’est là que j’ai compris que rien ne valait la prise de notes et, dans le cas présent… la mémoire! 

Martine Péters

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