Catégories

Catégories

Archives quotidiennes : 16 mars 2020

Coronavirus ou pas, il était hors de question de zapper le passage au bureau de vote, ce dimanche matin.
Nous étions là dès l’ouverture, immédiatement plongés dans les conversations en cours qui, toutes, tournaient autour de l’épidémie.
La décision annoncée la veille au soir de fermer tous les établissements publics et les commerces à l’exception des supermarchés et autres magasins d’alimentation, semble avoir fait l’effet d’une bombe.
Les personnes qui en parlaient avaient l’air très affectées…

L’ambiance du bureau de vote était très différente de celle dont nous avons désormais l’habitude.
A l’entrée, le maire, flacon de désinfectant à la main, nettoyait la poignée de porte comme il allait devoir le faire tout au long de la journée.
Pas de poignées de mains ni d’embrassades, bien sûr, mais une affichette placardée sur une table dans le hall, détaillant la marche à suivre pour voter sans risque.
En gros: on ne touche à rien ou presque, on conserve des distances de sécurité entre les personnes, on utilise si possible son propre stylo, et l’on  se lave les mains avant et après le vote. 
Le seul minuscule contact avec un objet, c’est la pointe de mon stylo qui l’a eu avec le papier au moment où il a fallu signer « si possible en aérien sans toucher la feuille » dans une case délimitée par une règle pochoir.
Pas simple d’écrire sans toucher le papier de la main… les spécimens d’écriture de ces votations ne seront pas des modèles stylistiques! 
Le devoir accompli, nous avons regagné le chemin du cloître (pardon: de la maison), sachant que mon Capitaine devait retourner dans l’après-midi à la mairie pour assumer son tour de permanence.
Quels que soient les résultats de cette journée, je pense que dans les villes et villages de France, tout le monde en conservera le souvenir…

Martine Péters