Catégories

Catégories

Archives quotidiennes : 25 mars 2020

Les grandes crises sont toujours révélatrices des caractères de chacun.
Celle liée au coronavirus n’échappe pas à la règle.
En première ligne, il y a celles et ceux, remarquables, qui soignent, qui sauvent des vies, qui  supportent une charge de travail inouïe et des horaires d’enfer. 
 Il y a également celles et ceux, remarquables eux aussi, sans lesquels le monde ne tournerait pas, que ce soit dans les domaines du maintien de l’ordre, de la sécurité, des transports, de l’entretien des villes, de l’alimentation, du commerce, de la production etc.

Puis il y a la grande majorité d’entre nous, les confinés disciplinés, qui font la seule chose possible et essentielle pour participer  à l’effort collectif: rester chez soi.  

Et enfin il y a les innommables, ceux qui se moquent de tout et qui ne veulent en faire qu’à leur tête quitte à mettre les autres en danger, ceux qui estiment que leur confort et leur bien-être passent avant tout.
Les actualités en ont montré une belle brochette, ces derniers jours, et continuent à le faire. 
Ceux dont les discours et les actes  nous font bouillir le sang.

Et il y a pire encore… ceux qui forcent les voitures des soignants pour leur voler des masques dont l’optique d’un juteux commerce parallèle de cette denrée trop rares et vitales pour les soignants qu’ils mettent en danger sans remord.

Je souhaite une rapide greffe de cerveau et éventuellement de coeur aux spécimens de ces deux dernières catégories, révoltants représentants de la nature humaine dans ce qu’elle a de plus désolant.

Et j’envoie une pensée très tendre à Manu Dibango, ce merveilleux humain, brillant saxophoniste, qui nous a quittés cette semaine, emporté par ce virus… 

Martine Péters