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Mardi après-midi.
Après avoir travaillé puis rempli les différentes tâches que je m’étais fixées pour la journée, je propose à Pomme une partie de « baballe ».
Elles sont adaptées au caractère de mon Mogwaï qui n’est décidément par un chien comme les autres.
Ceux qui pensent lui lancer une balle peuvent attendre longtemps avant qu’elle ne la ramène.
Cela ne fait pas partie de sa conception du jeu.
Pour elle, jouer à la « baballe » consiste à nous empêcher de l’attraper, puis à se réfugier avec elle dans l’un de ses paniers pour la défendre de nos éventuels assauts.
Notre jeu terminé, je pose mon téléphone sur la table du salon et m’installe dans le canapé.
Très digne, Pomme s’assied en bouddha un peu plus loin, à une place d’où elle peut voir tout ce qui se passe dans et à l’extérieur du salon.
Elle est craquante.
Je la regarde et lui demande:
– Tu n’as pas froid? (question stupide vu la chaleur qui règne en ce moment…)
Et là… une voix me répond:
– Non, il ne fait pas froid.

Pendant un quart de seconde, ahurie, j’ai fixé mon Mogwaï.
Miracle! Mon chien parle!
Puis, je suis redescendue sur terre… et j’ai regardé mon téléphone d’un air soupçonneux.
Je l’ai pris, ai vérifié… et ai constaté que c’était bien lui qui avait parlé.
Ou plutôt Siri, le soi-disant assistant intelligent qui a dû se mettre en route suite à une fausse manoeuvre que j’ai dû faire en le posant sur la table.
Non seulement il s’immisçait dans notre conversation, mais, en plus, il m’affichait la météo du jour pour me convaincre qu’il ne faisait vraiment pas froid.
Pomme, elle, me contemplait d’un air intéressé, imperturbable.
Soupir.
J’y ai presque cru.

Martine Péters

 

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