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Je me souviens d’un chemin que j’empruntais lorsque j’étais enfant, en vacances dans un lieu un peu sauvage où nous faisions du camping chez un couple de paysans déjà âgés.
Deux fois par jour, j’accompagnais mon père pour remplir ce qu’il appelait « la vache à eau » à la rivière.
Ladite vache était une sorte de grand sac en toile imperméable que nous remplissions avec l’eau du ruisseau, eau qui s’écoulait ensuite à l’aide d’un petit robinet intégré.
Pour accéder à ce point d’eau, nous suivions un « petit chemin » très proche de celui que chantait Mireille dans sa chanson du même nom.
Il sentait bon le chèvrefeuille sauvage et l’herbe coupée, et était bordé de minuscules fraises des bois, de framboises et de mûres.
Il nous arrivait d’en récolter pour les ramener au reste de la famille, mais, le  plus souvent, nous leur faisions un sort en duo solitaire… et solidaire. 

Aujourd’hui, je me suis attachée à un autre chemin, celui qui traverse une partie du verger et qui longe la bambouseraie pour sortir du jardin.
Les parfums que l’on respire de ce côté-là du jardin ont des effluves de menthe et de lavande.
Selon la saison, on peut y cueillir des cerises, des pommes, des groseilles ou du raisin.
Et quand les autres arbres auront grandi, viendront s’y rajouter des kakis et des prunes.
Ce petit chemin a un petit goût d’aujourd’hui, aussi savoureux que celui d’hier…

Martine Péters 

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