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Archives mensuelles : juillet 2020

A votre avis, de quand date le premier détournement d’aéronef?
Vous séchez?
Du 2 mars 1784, tel que le livre Gallica (Bibliothèque nationale de France) dans un document étonnant…
L’acte de piraterie a été commis sur le « vaisseau volant » de M. Blanchard, vaisseau qui était en fait une montgolfière.
Ce dernier, comme l’explique l’article, était parti du Champ-de-Mars, à Paris, lorsqu’un jeune homme est monté dans la nacelle, et a attaqué les occupants à l’épée , les contraignant à quitter le vaisseau endommagé. 
Son but était clairement de prendre les commandes de la montgolfière…
Cette dernière s’est donc envolée sans moyens de direction avec, à son bord, le jeune pirate de l’air saluant tranquillement les personnes restées au sol. 
Il s’est posé « cinq quarts d’heure » plus tard dans la Plaine de Billancourt.
L’article s’arrête là… nous ne saurons donc pas comment a été accueilli ce garçon prêt à toutes les folies pour pouvoir voler…

Martine Péters

 

 

L’âge avançant, Pomme est plus vite fatiguée et a besoin de davantage de repos pour récupérer.
La semaine dernière a donc été compliquée pour elle.
Le soir, elle nous le faisait comprendre en nous faussant compagnie pour aller s’isoler au salon, histoire de retrouver la paix.
Plus les jours avançaient, plus je la sentais mal.
Elle ne mangeait presque plus, recherchait la solitude, ce qui n’est pas dans ses habitudes.
Elle ne se relâchait qu’une fois qu’elle s’endormait pour la nuit, mais était à nouveau sur le qui-vive dès le lendemain matin aux petites heures.
Lorsque la semaine a été terminée et que la maison a retrouvé sa quiétude habituelle, j’ai décidé de m’occuper particulièrement de mon Mogwaï.
Trop de caresses sur sa petite bouille que ses fans aiment ébouriffer avaient formé des noeuds un peu partout, que je me suis appliquée à retirer.
Pour lui redonner un peu de pep, je lui ai proposé chaque matin une nourriture « de fête » qu’elle ne reçoit qu’aux grandes occasions, mais qu’elle adore.
Et pour la rafraichir lorsque la chaleur atteint des sommets, j’ai commencé à lui doucher les pattes le soir avant d’aller dormir et dans la journée.
Toutes ces attentions l’ont requinquée.
Elle a retrouvé son rythme de vie, le sommeil, l’appétit et la forme sans être passée par la case « Vétérinaire » qui l’attendait en cas de problème.
A tel point que les rôles se sont inversés.
Je m’autorise à me lever un peu plus tard, ces jours-ci: après tout, c’est les vacances!
Elle se lève donc en même temps que mon Capitaine qui aime mettre les canards et les poules en liberté le matin, puis remonte voir où j’en suis.
Comme ce mardi matin où elle est revenue dans la chambre bien avant 8 heures, s’est glissée dans son panier de manière à me faire face, a croisé les pattes de devant qui pendaient nonchalamment sur le bord du panier et m’a observée comme la Statue de la Justice en poussant un soupir.
Son comportement était tellement explicite que deux minutes plus tard, j’étais debout.
Elle sait trouver les mots pour motiver ses troupes!

Martine Péters

 

Les coureurs indiens ont en principe d’autres habitudes que les poules, particulièrement la nuit.
Si les poules rentrent dans leur poulailler et se perchent en hauteur pour dormir, les canards, eux se cherchent un endroit éventuellement abrité pour dormir en paix, sur le sol.
C’est du moins ce que l’on m’avait dit et ce que j’avais lu.
Dès leurs premiers jours de vie, nos canetons ont pris l’habitude de suivre partout leurs mères adoptives,  y compris le soir lorsqu’elles rentrent au poulailler.
Ils ont bien cherché à grimper comme elles sur les trois étages de plates-formes, mais leurs petites ailes ne leur permettaient pas de sauter suffisamment pour y arriver.
Dimanche soir, après avoir couché la petite troupe, je l’avais laissée aux bons soins de mon Capitaine qui finalisait les tâches de la journée.
J’étais rentrée au salon lorsque mon téléphone a sonné.
C’était mon Capitaine qui me demandait de venir voir ce qui se passait dans le poulailler.
Comme tous les soirs, les canards avaient voulu suivre les poules et cette fois, y étaient arrivés.
Ils étaient montés sur la première plate-forme où ils ont apparemment passé toute la nuit.
Sauter aussi haut a dû leur demander un très gros effort… 
Nous sommes donc les protecteurs de coureurs indiens dormant en hauteur… ce qui, à mon avis, doit être assez rare.
Il va quand même falloir que nous leur expliquions avec ménagements qu’ils ne sont pas des poules Pékin…

Martine Péters