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Eya, 8 ans, m’annonce qu’elle m’invite à une pièce de théâtre de marionnettes qu’elle organise « spécialement-pour-moi-toute-seule ».
Arf.
Par expérience, je sais que ces spectacles peuvent rapidement tourner au gros n’importe quoi…
Pendant qu’elle installe le petit théâtre en bois et qu’elle prend les personnages, je lui demande:
– Heu… Cette fois, j’aimerais que tu élabores un scénario, que tu parles de façon à ce que je puisse t’entendre et ue tu n’envoies pas valser des marionnettes dans toute la pièce lorsqu’il y a une scène de bagarre, d’accord?
– Oui, oui!!

Le spectacle commence.
Comme d’habitude, l’histoire est incompréhensible, mais, gros progrès, rien ne vole autour de moi.
Je ne risque donc pas de me faire assommer par une fée hystérique ou par une princesse transformée en vache.
Tout en faisant autre chose, je jette de temps en temps un oeil distrait à la scène lorsque, soudain, je réalise que quatre marionnettes jouent en même temps.
J’ai bien dit quatre!… alors qu’en principe, un enfant n’a que deux mains, à moins de compter un octopus parmi ses ancêtres, ce qui est assez improbable.
Intriguée, je regarde mieux, et je finis par demander à Eya, invisible derrière son théâtre:
– Mais… comment fais-tu pour animer quatre personnages à la fois??
Et c’est là qu’elle me livre son secret…
Installée à la manière d’une contorsionniste, elle a enfilé une marionnette à chaque main… et à chaque pied.
La performance physique est étonnante, pas très élégante, mais très drôle! 
Pas étonnant, alors qu’elle se concentre sur sa prouesse, que son histoire soit un peu décousue…

Martine Péters

 

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