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Archives mensuelles : août 2020

Neige

Depuis plusieurs jours, Neige, ma petite poule hollandaise, présente un problème qui ressemble furieusement à celui qu’a connu sa soeur, Kiwi, par le passé.
Elle boite, hésite à poser la patte sur le sol comme si elle souffrait.
A l’époque, j’ai emmené plusieurs fois Kiwi chez le vétérinaire qui avait diagnostiqué de l’arthrite,  un mal apparemment sans solution qui la ferait tellement souffrir qu’il faudrait se résoudre dans un proche avenir à l’euthanasier.
Son épouse, vétérinaire elle aussi, m’avait appris à  faire des piqûres à ma pauvre Kiwi, tâche dont je m’étais acquittée avec réticence.
Ma grande crainte était de faire souffrir mon bel oiseau.
Au terme de ce traitement, il n’y avait aucun progrès.
Ne restait plus qu’à laisser la maladie suivre son cours.
Sauf que… je suis trop attachée à mes animaux pour me résigner.
J’avais donc entamé un autre traitement plus doux, à ma sauce, à base de bains de patte et de massage à l’aide d’une pommade.
Quelques jours plus tard… Kiwi remarchait et n’a plus jamais présenté de problème, du moins pour le moment.
Mais je ne me fais pas d’illusion : il est possible que ce résultat provienne des produits injectés, qui auraient eu un « effet retard ». 
En découvrant que Neige semblait souffrir du même mal, j’ai demandé à mon Capitaine d’aller chercher de l’argile verte et, depuis quelques jours, j’ai commencé mes soins.
Massages et cataplasmes d’argile auxquels je vais ajouter des bain d’eau tiède.
Même si elle marche mieux après les soins, il est trop tôt pour espérer une évolution, mais je suis frappée de voir que, comme sa soeur, Neige est totalement en confiance et se laisse manipuler sans la moindre réaction de peur ou d’agressivité.
Lorsque je viens la chercher dans l’enclos pour l’emmener avec moi, toute la troupe, poules et canards confondus, m’entoure, piaille et cancane comme pour me demander ce qui se passe.
Et quand je la ramène et que je la pose délicatement sur le sol, le même spectacle se répète.
Tous entourent ma patiente en l’accueillant par un concert tonitruant.
Dans ce petit univers de plumes et de becs, chacun a sa place et le moindre changement est vu d’un très mauvais oeil…

Martine Péters

Quand l’un de nos canards a suivi les poules pour aller dormir très en hauteur dans le poulailler, j’ai pensé que c’était une tentative qui resterait isolée.

Mais non… les jours suivants, chaque soir, il a recommencé son manège à la stupéfaction de mes poulettes qui ont l’air de trouver un peu curieux que ce grand poussin veuille dormir avec elles.

Pour l’instant, il ne cherche pas à se percher sur les barres, ce qui serait voué à l’échec.

Mais vu le regard qu’il jette à Bulle, l’une de ses mamans adoptives qui, elle, aime passer la nuit tout en haut, il semble déjà échafauder un plan lui permettant de la rejoindre!

Et pendant ce temps-là, me direz-vous, où dorment ses frères et soeurs?
Regardez mieux…
Même s’il fait sombre dans le poulailler et qu’il est difficile de les distinguer, ils se trouvent sur la plate-forme juste sous celle des perchoirs.
Le poulailler est une véritable Cour des Miracles.
Huit poules et quatre désormais grands canards Coureurs Indiens s’y reposent la nuit en bonne entente.
Et c’est… irrésistible.

PS: il ne vous aura pas échappé que la qualité des photos de groupe n’est pas extraordinaire, voire floue.
S’il est déjà compliqué de prendre une photo de famille sur laquelle chaque personnage se tient à peu près correctement, c’est mission impossible lorsqu’il s’agit de prendre un groupe de poules et de canards!

Martine Péters

Dimanche matin.
Alors que mon Capitaine est sortir faire quelques courses et que je travaille dans mon bureau, une voix féminine résonne dans le jardin.
Pomme me devance pour accueillir nos visiteurs, et réalise qu’ils ont amené avec eux son copain-chien Lulu.
Tous deux s’entendent bien, et Pomme aime bien le suivre dans sa découverte du jardin.
Alors qu’il vient à peine de sortir de la voiture, je vois Pomme filer vers la maison, y rentrer… et n’en ressortir que quelques instants plus tard, en mâchouillant. 
En regardant mieux, je réalise qu’un petit bout de l’os pour les dents qu’elle a reçu une heure plus tôt dépasse de sa bouche, à la manière d’un mégot de cigarette.
Cet os, elle l’avait caché sous un coussin de son panier pour le déguster plus tard.
Mais en voyant arriver son visiteur, elle s’est empressée de le manger tout de suite, histoire de ne pas risquer de le voir lui échapper.
L’amitié a ses limites, apparemment!

Martine Péters