novembre 2020
L M M J V S D
« Oct   Déc »
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30  

Catégories

Catégories

Archives mensuelles : novembre 2020

En fonction des livres sur lesquels je travaille, le matériel que j’utilise n’est pas toujours le même.
Pour les livres pour adultes, qui me prennent beaucoup plus de temps, j’ai recours à toutes les possibilités et les programmes de mon compagnon fidèle: mon ordinateur.
Pour les livres pour enfants, je fais la même chose… mais je m’adjoins en plus un élément incontournable: mon cahier de notes.
J’ai bien dit cahier, pas carnet…
Ma colonie de petits carnets sert, elle, à noter tout ce que je croise dans la journée et qui pourrait m’être utile par la suite.
Mon cahier, lui, est bien plus que cela.
C’est là que je trace les grandes lignes des scénarios de chaque livre pour enfants dès l’instant où l’idée a été décantée.
Les noms des personnages, les lieux, l’atmosphère, la trame de l’histoire… tous les détails dont je me resservirai ensuite trouvent leur place dans mon Cahier des Délires.
Jusqu’ici, je ne conservais pas ces cahiers.
Une fois qu’ils étaient remplis, ils prenaient le chemin du recyclage.
Pour les deux nouveaux ouvrages pour enfants que j’ai en tête, il me fallait choisir un nouveau cahier.
Parmi ceux qui occupent une étagère de ma bibliothèque, l’un d’eux m’a interpellée, comme pour me convaincre de lui attribuer ce rôle.
Il est bleu, beau et sobre, et ses pages sont délicatement imprimées.
Affaire entendue: je l’ai adopté pour ce rôle.
Je couvre ses pages d’une écriture bâtonnée qui me permet de relire facilement  mes notes de « gauchère corrigée ».
Alors que le prochain livre sortira au tout début du mois de janvier voire peut-être un peu plus tôt, les deux suivants prennent forme, quittent mon imagination pour s’installer dans  mon cahier, ultime étape avant l’écriture proprement dite.
Et je sais déjà que, lorsque mon nouveau Cahier des Délires sera rempli, je n’aurai pas le coeur de m’en séparer.
D’ailleurs il me le murmure depuis le premier jour: « Je vais t’aider, mais garde-moi! »

Martine Péters

 

 

De temps en temps, il arrive que l’une ou l’autre de nos poules arrive à franchir le filet souple du deuxième enclos et aille se balader parmi les rosiers, dans le vaste espace du jardin qui, en principe, leur est interdit.
Elles ne s’en vont en général pas bien loin, et nous les ramenons facilement dans l’enclos.
Lundi, le scénario a été différent.
Pour la première fois, c’est la cane qui a pris la poudre d’escampette.
Mon Capitaine est venu me prévenir et je l’ai rejoint pour la ramener dans son enclos.
Les tâches étaient claires: mon grand homme ouvrait le filet et j’entamais les pourparlers pour ramener Gaspard.
Pour ceux qui n’auraient pas suivi, Gaspard est bien le prénom de notre cane que nous pensions être un mâle, au départ, et qui a conservé son nom par la suite.
Les canards étant farouches, il ne faut surtout pas les brusquer ou les effrayer, pour éviter qu’ils ne s’affolent et se blessent.
J’ai donc utilisé mon astuce habituelle lorsque je souhaite qu’ils se rendent dans un endroit précis: j’ai pris une longue et fine tige de  bambou pour l’empêcher de partir plus loin, et je me suis approchée en lui parlant.
Il n’a fallu que deux minutes pour que Mademoiselle Gaspard retrouve calmement son enclos et son fiancé canard auquel elle s’est empressée de raconter sa mésaventure.
A voir l’application avec laquelle elle a labouré le parterre de rosiers qu’elle a visité, je pense qu’elle a aimé son excursion.

Martine Péters


 

Chaque soir, lorsque l’heure est venue de se coucher, Kali « prend l’ascenseur ».
Comme elle est trop petite pour que nous la laissions monter les escaliers seule comme elle aime le faire, et que nous craignons qu’à l’étage, elle passe entre les barreaux en jouant et tombe au rez-de-chaussée, nous encadrons drastiquement ce moment de la journée.
Petite boule d’énergie, mon mini Mogwaï est une véritable anguille.
Comme tous les chiots, c’est une véritable fusée qui court dans tous les sens sans regarder où elle va.
Donc, chaque soir, mon Capitaine lui demande de sauter dans le « panier de nuit » dont il s’empresse de refermer sur elle les bords souples.
Ce afin qu’il ne puisse rien lui arriver avant qu’elle ne retrouve sa liberté dans la quiétude de  la chambre, en sécurité.
Pomme monte donc l’escalier tranquillement en ma compagnie tandis que le tandem Capitaine-Kali rejoint son QG en mode Speedy Gonzalès.

Le lendemain matin, elle redescend par le même mode de transport avant d’investir la maison et de retrouver Pomme pour une journée de jeu quasi non-stop!

Martine Péters