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Archives mensuelles : février 2021

Ce mardi soir avait lieu le premier atelier d’écriture  que je devais proposer aux enfants du centre périscolaire de la ville située à cinq kilomètres de chez nous.
Sans nouvelles depuis plusieurs semaines, j’ignorais s’il y avait des inscriptions et, si oui, quel âge avaient les enfants.
J’avais donc imaginé le pire… et c’était lui qui m’attendait!
Comme le thème adopté pour les activités avait changé par rapport au précédent pour lequel j’avais préparé mon atelier,  j’avais donc dû recommencer ma préparation
Je ne l’ai terminée que très peu de temps avant le Jour J, et l’organisatrice n’a pas pu présenter en détail le contenu de l’atelier aux enfants.
Personne ne me connaît pour le moment dans ce nouvel environnement, mon travail y est inconnu lui aussi, et j’avais conscience que ce n’était qu’en créant le contact avec les enfants que j’arriverais peu à peu à les entraîner dans mon univers… s’ils voulaient bien m’y accompagner.
Lorsque je suis arrivée, quatre enfants de 8 à 11 ans étaient attablés et prenaient leur goûter. 
D’emblée, j’ai été avertie: ils n’étaient pas inscrits et n’avaient bien sûr aucune obligation de le faire.
A moi de leur expliquer ce que je leur proposais et de voir si cela pouvait les intéresser.
Rires nerveux, regards en coin: l’accueil était… frais.
Je les ai laissé goûter en paix, puis j’ai rapproché ma chaise de la table.
Ils avaient décidé de me donner leur point de vue, ce qu’ils n’ont pas manqué de faire:
–  L’écriture on n’aime pas ça, ça ne nous intéresse pas. On n’a pas envie d’écrire.
Cela avait le mérite d’être clair et m’a fait sourire sous mon masque…
– Ca tombe bien, ce n’est pas ce que je veux faire avec vous.
Ma déclaration les a surpris et ils ont voulu en savoir plus. Je leur ai demandé s’ils avaient de l’imagination, s’ils aimaient les défis, les nouvelles aventures, la créativité…
Ils ont répondu oui à chaque question, commençant à être intéressés.
– Dans ce cas, vous pouvez aimer ce que je vous propose: écrire le scénario d’un film court, imaginer les dialogues et l’histoire, en faire le story-board… et tourner le film que je diffuserais éventuellement ensuite sur mon site internet si vos parents sont d’accord. 

En un instant, l’ambiance a radicalement changé.
Ils m’ont bombardée de questions…
J’ai commencé à les interroger sur leurs goûts en matière de films, puis sur leur personnalité, et je leur ai proposé de partir sur l’histoire d’une bande de quatre copains auxquels il va arriver une aventure tout à fait étonnante…
L’heure qui a suivi a été d’une richesse incroyable…
Nous avons travaillé sur le début de l’histoire, sur le lieu où elle allait se dérouler.
Je les guidais et ils fonçaient…
A la fin de notre rencontre, je leur ai demandé s’ils avaient envie que je revienne et s’ils souhaitaient continuer l’atelier.
Ils étaient enthousiastes… 
Chacun a reçu un petit cahier qu’ils ont commencé à décorer en imaginant le décor d’Halloween qui marquera le début de l’histoire.
Je leur ai expliqué le principe du Carnet des Délires, qui me suit dans l’écriture de chacun de mes ouvrages, et ils se sont approprié le leur à toute vitesse.
Ils ont décidé de se voir à la récré le lendemain matin pour discuter de notre projet.
Je verrai mardi prochain s’ils tiennent parole…
De mon côté, je leur réserve quelques surprises!

En retrouvant mon Capitaine, j’étais soulagée.
Je n’étais pas passée loin du naufrage!
Dans les jours à venir, l’histoire de ces ateliers d’écriture sera racontée sur le site de ma maison d’édition 
Si le  coeur vous en dit!


Martine Péters

 

 

 

 

Alors que l’un de mes livres va sortir dans quelques jours de l’imprimerie et qu’un autre y fait son entrée avec tout le travail en amont que cela me demande… 
Alors que je commence les ateliers d’écriture pour enfants…
Alors que deux autres livres en cours d’écriture, des articles et la rédaction du bulletin communal me prennent beaucoup de temps…

… j’avoue  ne pas avoir pu rédiger un Ecriplume digne de ce nom pour aujourd’hui.
Mais, promis, ce ne sera pas le cas demain!

MP

 

©Tristan Fewings/Getty Images for Sotheby’s

Savez-vous ce qu’est le « Lewis Chessmen »?
Il s’agit du jeu d’échec le plus connu au monde… et pour cause: il est le plus bel exemplaire arrivé jusqu’à  nous, provenant de l’Europe médiévale, et est l’une des vedettes des collections anglaises. 
Cette petite merveille a été découverte en 1831 dans les Hébrides, sur l’île de Lewis, et comptait 93 pièces qui ont dû être sculptées au XIIe siècle, sans doute par un artisan de Tronheim, en Norvège.
Elles ont été réalisées dans de l’ivoire de morse ou des dents de baleine, et sont aujourd’hui conservées au British Museum et au National Museum of Scotland, à Edinburgh.
En 2019 un nouvel élément du jeu a été retrouvé dans un tiroir: un gardien au bouclier de 8,8 cm de haut.
Vendu par Sotheby’s pour 735 000 livres sterling, il est la première figurine retrouvée depuis le XIXe siècle, sachant qu’il en manque encore quatre pour que le jeu soit complet.
Ce petit personnage, qui  a beaucoup souffert du passage des siècles, avait été acheté en 1964 par un antiquaire qui l’avait acheté… 5 livres sterling sans évidemment  imaginer qu’il avait entre les mains un rescapé de l’ère viking…
C’est ensuite sa fille qui en a hérité et qui, après l’avoir conservé précieusement dans un tiroir, l’a fait évaluer à l’occasion d’une séance d’évaluation gratuite proposée à Londres, chez Sotheby’s.

Depuis, le petit guerrier a été racheté par un acheteur anonyme. 
Ne reste plus qu’à espérer qu’il rejoindra un jour ses compagnons dans les collections du British Museum…

Martine Péters