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Archives mensuelles : mai 2021

L’opération est tellement complexe que nous l’avions reculée le plus longtemps possible.
Mais là, il n’y avait plus à discuter: à force de jouer dans jardin et dans la maison, Kali avait vraiment besoin d’un bain.
Connaissant l’asticot, son énergie, et son pelage blanc et noir duveteux et très fourni, j’avais enrôlé mon Capitaine pour qu’il m’apporte son soutien.
Samedi, en fin d’après-midi, nous sommes donc passés aux choses sérieuses.
Toujours adorable, Kali est entrée de bonne grâce dans la salle de bain et a accepté avec curiosité que je la mette dans la baignoire.
Elle a ensuite supporté aussi bien que possible le shampoing que nous lui avons donné, n’essayant qu’une ou deux fois d’échapper à cette épreuve déplaisante pour elle.
Puis est venu le moment de la sécher.
Le pire.
Trois grandes serviettes de bain et beaucoup de patience ont été nécessaires pour le premier séchage, sommaire.
Le plus dur était encore à venir: l’opération sèche-cheveux.
Depuis son arrivée, Kali a à son égard une réaction étrange.
Elle lui fait face dès que nous l’allumons, et semble vouloir « avaler » l’air qu’il dégage, ce qui rend le séchage assez compliqué.
Mon Capitaine est donc intervenu en douceur, tenant notre boule de poils en lui parlant doucement tandis que je séchais et brossais de mon mieux.
Le tout sous l’oeil de Pomme qui se tenait prudemment à l’écart de ces grandes manoeuvres auxquelles elle a momentanément échappé.
Une heure plus tard, Kali avait retrouvé sa beauté et un poil magnifique.
Depuis plusieurs mois, je l’habitue à être coiffée, brossée, ce qui n’est pas encore complètement gagné.
Mais nous n’avons pas le choix: elle n’a pas le même pelage que Pomme et demande beaucoup plus de soins, comme autrefois Benjie, ma tendre Bearded Collie, ou Scotty, ma petite Scottish Terrier.
Mon Capitaine et moi, en la regardant à nouveau transformée en peluche vivante bien proprette, avons eu la même réflexion: si Kali n’avait pas eu cette légère déformation de la dentition qui a incité ses éleveurs à ne pas la conserver comme chienne de concours et de reproduction, je n’aurais pas pu l’adopter.
Et elle aurait eu une vie bien différente de celle, très libre, qui est la sienne aujourd’hui…

Martine Péter

Jeudi.
Deux visiteurs que nous aimons beaucoup étaient de passage dans la région et s’étaient arrêtés pour prendre un café.
Il faisait beau, et comme c’est le cas depuis le retour des beaux jours, les poules étaient lâchées, évoluant entre leurs deux enclos.
Elles ne sont séparées des roses et du reste du jardin que par un filet léger, et profitent d’un grand espace où elles ont une foule de recoins à explorer et de lieux où se percher, ce qui semble les mettre de très bonne humeur.
J’ai toujours un oeil sur elles pour vérifier que tout va bien.
J’ai donc été alertée lorsque j’ai vu qu’il m’en manquait une.
J’ai été voir de plus près, je l’ai appelée, et elle est arrivée en courant, comme elle le fait d’habitude lorsqu’elle entend son nom.
C’est là que j’ai entendu la voix du cousin  de mon Capitaine dire:
– Mais… qu’est-ce que c’est que ça?!

Il regardait la nouvelle arrivante d’un air perplexe.
– « Ca », c’est Mousse. C’est une poule Soie. Elle est adorable, familière, très douce… Elle est mignonne, tu ne trouves pas?

Il n’avait jamais vu de poule lui ressemblant, m’a-t-il dit.
Sous son plumage duveteux et soyeux, je voyais briller les petits yeux noirs et vifs de Mousse.
Elle aussi regardait le visiteur et semblait se demander de quelle étrange espèce il était le représentant!

Martine Péters

 

 

 

Lorsque les grands-parents de mon Capitaine habitaient dans la maison où nous vivons aujourd’hui, le jardin ne ressemblait pas à ce qu’il est actuellement.
La maison non plus, d’ailleurs.
Mais Adèle, sa grand-mère, aimait beaucoup les fleurs.
Elle en avait planté.. et certaines fleurissent encore chaque année, comme les spectaculaires pivoines rouges qui nous ravissent par leur parfum et leurs formes voluptueuses.
Elle avait également installé une variété de fleurs aussi prisées par mon Capitaine:  des lupins. 

Ils apparaissent un peu partout dans le jardin, y apportant des touches roses ou  mauves.
Dès la première année de notre installation, j’ai racheté des pivoines roses et blanches pour  en voir fleurir de plusieurs couleurs.
Et lors de notre dernière visite en jardinerie, nous avons notamment opté pour un plan de lupins jaunes venu compléter la mosaïque de couleurs proposée par cette variété.
Une manière toute simple d’aider le jardin à préserver la mémoire d’Adèle…

Martine Péters