« Ben… et la Suisse, alors? »

Une amie m’a laissé un petit message, après l’Ecriplume d’hier.
Elle m’y disait que ce texte lui avait mis l’eau à la bouche, et me demandait si j’avais trouvé en Suisse et en France des « gourmandises » aussi séduisantes… insistant sur le fait que « tes lecteurs Suisses et Français vont prendre la mouche si tu ne parles pas de leur gastronomie! »

Comme mon intention n’est pas de briser le coeur de qui que ce soit, je reprends la plume (le clavier, en l’occurence) pour commencer par la Suisse.
Les viennoiseries et autres pâtisseries que j’ai rencontrées en Suisse sont très différentes de celles que je connaissais en Belgique.
Il faut dire que ces dernières ont un avantage que les autres n’ont pas: elles réveillent chez mes papilles le souvenirs de saveurs d’enfance.
J’ai cependant eu quelques surprises qui m’ont réjouie pendant toutes ces années passées dans ce magnifique pays de montagnes.
La première n’est pas sucrée, mais provient bel et bien d’une boulangerie.
Il s’agit du pain de seigle, véritable institution en Valais.
Il fait partie du patrimoine culinaire Suisse… et quiconque en a dégusté ne fut-ce qu’une fois dans sa vie y revient, pour peu qu’il ait été réalisé dans les règles de l’art par les mains expertes d’un bon artisan. 
Simplement beurré ou pour accompagner un plat de charcuterie ou de fromage, c’est un véritable délice…
Mais puisque mon intention était plutôt sucrée au départ, je dois avouer que ce qui fut mon régal lors des repas festif a été la Forêt Noire… de la Migros.
La Migros étant, pour ceux qui l’ignoreraient, une grande surface mythique en Suisse.
Oui, je sais: la Forêt Noire est un gâteau allemand.
Au cours d’un voyage de presse, j’ai d’ailleurs eu l’occasion de savourer la version originelle, à Baden Baden, excellente.
Mais celle de la Migros restera dans ma mémoire  comme étant plus légère et tout aussi  savoureuse.
D’ailleurs, quand mon fils a envie de me faire plaisir, il en glisse une dans sa voiture avant de venir passer le week-end avec nous!
Autre délice, à mes yeux du moins: la tarte aux noix des Grisons.
Irrésistible…
Impossible de ne pas parler d’un lieu que j’aimais beaucoup: la confiserie et salon de thé Zurcher, à Montreux.
Là, même les réfractaires à la pâtisserie et au chocolat ne peuvent que fondre… hélas uniquement sur le plan figuré, pour ma part.
Ma préférence allait vers leur glace vanille, plaisir que je ne m’accordais que très, très rarement, mais qui me laisse un souvenir impérissable.
Je crois que j’aimais autant la délicatesse du cadre et de la vaisselle que le contenu des coupes…
En Suisse, dans certaines régions, le carnaval est une institution.
C’est aussi la période de tous les dangers pour ceux qui ont tendance à grossir…
Difficile de résister aux « merveilles », ces beignets en pâte très fine, croustillants et saupoudrés de sucre glace.
Et puis… mon chouchou entre tous, qui est un plat salé, je sais, mais auquel je voue une tendresse particulière pour les souvenirs merveilleux qui lui sont associés en compagnie de mon Capitaine: les filets de perches du Léman.
Mon Capitaine vous dirait d’ailleurs que nous allions les manger autant du côté français que du côté suisse, l’important étant que les perches proviennent dudit lac…. et que nous les partagions ensemble!

Promis, la prochaine fois, la France sera à l’honneur elle aussi!

Martine Péters

 

 

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