Série noire au poulailler

Rien le laissait prévoir… comme Chine, Tina allait très bien, même si, depuis quelques jours, elle aussi « couvait du vent ».
Mais elle sortait, mangeait, buvait, se dégourdissait les pattes.
Ce jeudi, pourtant, alors que j’allais voir mes poules au poulailler, j’ai réalisé qu’elle n’était pas là, elle qui était pourtant si friande des petites vers de farine que je leur apportais en friandises.
Je suis allée voir si elle squattait peut-être sous leur abri, et c’est là que j’ai retrouvé son petit corps sans vie.
Aucun signe ne pouvait m’indiquer qu’elle avait le moindre problème… mais je sais que la mort subite d’une poule peut provenir de plusieurs causes pour lesquelles il est pratiquement impossible de réagir à temps s’il n’y a pas de symptômes.
Je vis ces événements avec, toujours, la même tristesse, d’autant que Tina était adorable et drôle…
Elle était arrivée avec sa copine « Kaki de Suisse », lorsque mon fils avait dû confier ses poules après avoir déménagé.
J’ai tout de suite aimé ces deux nouvelles pensionnaires de la race Pékin, et Tina a très vite fait preuve d’un caractère très attachant.
Bavarde et un peu dolente, elle se laissait porter, s’installait dans  nos bras, attendait le matin que nous la prenions délicatement pour la sortir du poulailler, puis, le soir, que nous la portions pour qu’elle rejoigne son perchoir.
Elle était très familière…
Elle qui n’avait jamais pondu avant d’arriver chez nous, a commencé à pondre régulièrement, comme pour nous prouver qu’elle se plaisait bien dans son environnement.
Comme il fait très chaud cette semaine, mon Capitaine n’a pas attendu avant d’enterrer Tina à côté de Chine, sous le grand rosier grimpant.
Sept petites poules poursuivent leur existence auprès de nous, apparemment satisfaites de leurs conditions de vie.
Mais après les derniers événements, j’avoue que j’ai la crainte d’être à nouveau confrontée à ce type d’événement auquel il n’est pas possible de réagir.
Je dois me faire à l’idée: la petite vie d’une poule est fragile, très fragile…

Martine Péters

 

 

par

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.