Paradoxe de Capitaine…

Mon Capitaine est ce que l’on peut appeler « un dur ».
Il n’a jamais eu pour habitude de se faire porter pâle, a plus souvent qu’à son tour été en opération ou en manoeuvres alors qu’il était malade ou blessé, sans broncher.
Aujourd’hui encore, il est rarissime qu’il consente à faire profil bas lorsqu’il est mal en point.
Et pourtant…
Ce lundi, d’un pas décidé, il est passé au laboratoire pour une prise de sang, puis il est allé se faire vacciner, deux formalités qui ne lui font ni chaud ni froid.
Mais le soir, c’est avec stupéfaction que j’ai réalisé qu’il n’avait pas retiré les deux petits pansements placés sur les endroits où il avait été piqué.
Je l’ai évidemment taquiné.
Le lendemain matin, je lui demande au petit-déjeuner s’il n’a pas de réaction au vaccin, comme une rougeur sur le bras.
– Je ne sais pas, je n’ai pas regardé.
Mais… tu as retiré le pansement?
– Non. Pourquoi tu ris???
– Parce que cela ne te ressemble tellement pas! Note qu’ils sont jolis, tes pansements. Je trouve seulement triste que la pharmacienne ne t’en ait pas proposé un avec des canards…

Trois minutes après, il me montrait son bras, et je lui demandais si je pouvais retirer le premier pansement, ce qu’il a accepté.
Profitant de ses bonnes dispositions, je lui ai ensuite proposé de lui retirer l’autre, à la jointure du bras.
Là encore, il a héroïquement dit oui.
Mais au moment où j’ai commencé à le retirer, il a grimacé:
– Hééé… retire-le en une fois!

Je me suis exécutée, provoquant un nouveau rictus de douleur qui m’a fait sourire:
– Et ça te fait rire?
– Oui! Ce n’est tellement pas toi, ça… Quand je pense à tout ce que tu as supporté… et tu grimaces pour un pansement!

Il a dignement battu en retraite.
A chacun ses petites particularités!

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