Un atelier se termine…

Mardi soir marquait ma dernière visite de l’année au périscolaire où je viens de passer sept semaines.
Comme je coupe mon téléphone lorsque je suis avec les enfants, je n’ai pas vu que l’on cherchait à m’atteindre… et je ne savais pas que cet appel serait porteur de la terrible nouvelle qui nous endeuille aujourd’hui.
Ignorant ce qui se passait, j’ai donc terminé cet atelier sans heurt.
Pour les enfants, ce fut même une séance assez euphorique.
Pourtant, ce n’était pas gagné: je leur avais annoncé que, pour cette dernière séance, ils allaient écrire… mais sous forme de jeu.
J’ai ouvert ma boîte mystère et j’ai tiré une première mini carte.
Sur chacune de ces cartes, j’ai écrit un début d’histoire, en une phrase.
A chaque tirage celle-ci était lue, et ils devaient terminer l’histoire en question.
Chaque enfant présentant une fin intéressante avait le droit d’aller choisir un autocollant parmi tous ceux que j’avais installés sur une des tables.
Lorsque la fin en question faisait figure de grand n’importe quoi, l’enfant avait le choix de passer son tour (sans récolter d’autocollant) ou d’en inventer une autre.
Le principe a bien fonctionné: même les plus dissipés ont joué le jeu.
A la fin de l’heure, je leur ai offert un Kinder Bueno (friandise qu’ils m’avaient confié adorer, lors de l’un de nos jeux sur les goûts) et j’ai pris congé d’eux en leur souhaitant de bonnes vacances.
Tandis que je rangeais mes affaires, quelques-unes des fillettes présentes sont venues m’expliquer qu’elles ne voulaient pas que je parte et que je devais revenir après les vacances.
C’était d’autant plus touchant que ces petites filles ne faisaient pas partie de l’équipe que je connaissais déjà, lorsque je suis revenue en novembre, et ont pris le train en marche.
Il a fallu que je leur dise que je serais sur un nouveau projet durant les trois premiers mois de l’année prochaine, et que je ne pourrais revenir que si ce retour était programmé.
– On doit faire comment, alors,  pour que tu reviennes?!
– Et bien… il faut voir avec la directrice qui, si elle le souhaite, pourra demander à la personne qui organise le planning des ateliers.
– On va lui dire! Toi, tu es d’accord?
– Oui, bien sûr… il faut juste que vous sachiez que j’ai aussi promis à d’autres enfants, dans d’autres centres, de revenir quand leurs directrices feront appel à moi.
– Pas de problème: tu peux venir le mardi chez nous et les autres jours chez les autres!

Hum. 
Encore faut-il réussir à caser tous ces rendez-vous dans le reste de mon emploi du temps!
Mais une chose est sûre: s’entendre dire des choses pareilles en terminant un cycle d’atelier est le plus beau cadeau que les enfants puissent me faire…

Ecriplume

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