Pénurie de temps…

Lorsque ma grand-mère maternelle désapprouvait l’attitude de quelqu’un, elle avait pour habitude de lui dire qu’il était « siphonné », une expression qui m’amusait beaucoup.
Je pense que j’y aurais eu droit plus souvent qu’à mon tour dans ma vie d’adulte, elle qui n’aimait pas trop que l’on sorte des sentiers battus, contrairement à ma grand-mère paternelle qui semblait apprécier le grain de folie qu’elle assurait m’avoir légué… et que je conserve donc comme un trésor familial!
En fin d’année dernière, je m’étais dit que je profiterais de l’année 2022 pour approfondir mes misérables connaissances en matière d’art japonais.
Et j’avais envie d’y ajouter un élément supplémentaire en découvrant l’écriture japonaise.
Réputée pour être l’une des plus compliquées au monde, elle s’appuie, si j’ai bien compris, sur deux types de caractères: les kana (divisés en deux groupes, hiragana et katanaka), et les kanji.
Inutile de dire que je vais simplement tenter de comprendre ce système d’écriture tri syllabique sans me fixer le moindre objectif et sans mémoriser les innombrables caractères.
Il y a une certaine logique dans ma démarche: j’ai étudié la psycho graphologie durant trois ans dans les années 90, et les écritures me passionnent…
Bref, j’ai commencé tout récemment mon immersion dans la beauté de ces signes où chaque trait est une véritable œuvre d’art.
A ceci près que, comme toujours, mon emploi du temps ne s’est pas allégé avec le passage d’une année à l’autre.
Je consacre beaucoup de temps à préparer l’atelier d’écriture, un livre se construit au fin fond de mon bureau, je continue à rédiger mes articles, et l’heure est revenue de travailler au prochain bulletin communal… et j’attends d’avoir à nouveau le loisir de reprendre l’écriture des livres en suspens. 
Bref… je n’arrive à consacrer que quelques minutes par jour à la beauté de l’écriture japonaise.
Et ce que je découvre m’enchante… 

Si mes deux grand-mères et moi avions l’opportunité de passer une journée ensemble dans notre jardin de roses, au printemps, je me demande quelles seraient leurs réactions…
Je pense que l’une serait ravie, et l’autre… probablement consternée!

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