La Chronique des Bridgerton

Netflix réserve décidément de belles surprises…
Lorsque je découvre qu’un film ou une série se déroulant en Angleterre au XIXe siècle, je teste.
L’univers de Jane Austen, qui me charme depuis toujours, semble séduire un public de plus en plus large depuis que ses histoires ont été portées à l’écran.
Un engouement qui n’a pas échappé aux producteurs…
Désormais, les fictions se déroulant à cette époque  sont de plus en plus nombreuses.
Netflix, donc, a proposé au public dès décembre 2020, une série de ce type: « La Chronique des Bridgerton ».
Elle se déroule au sein de la bonne société londonienne, du temps de la régence anglaise, une période historique qui se déroule de 1811 à 1820, durant la maladie et la folie qui frappent le roi Georges III.
La série a pris des libertés avec la réalité historique, puisqu’elle confie la régence à la reine Charlotte, alors que c’est le dauphin qui l’a assumée.
Mais bon…
Je suis donc entrée dans le quotidien des Bridgerton… avec délices.
D’emblée, il apparaît clairement que le scénario se base sur une série de livres bien écrits: le récit est solide, réfléchi, la trame est brillante, les personnages sont tout sauf banals.
Rien d’insipide dans cette histoire qui, à chaque saison, se concentre sur l’un des personnages de la famille Bridgerton.
Une fois que vous avez suivi le premier épisode, vous êtes contaminés.
Le casting est très réussi, servi par des acteurs dont la majorité est anglaise, même si la série est américaine.
La série intègre un élément essentiel et exact: la reine Charlotte aurait eu des origines africaines, et la discrimination raciale n’était officiellement pas de mise à la Cour.
Dans la réalité,  des membres de la communauté noire étaient en effet reconnus dans toutes les sphères de la société de l’Angleterre de cette époque.
Des unions mixtes ont été célébrées… mais le racisme existait malheureusement bel et bien  si l’on en croit  les auteurs de l’époque.
De racisme, il n’est pratiquement pas question dans la série.
Les droits de la femme sont en revanche défendus de manière un peu maladroite, à travers les attitudes de certains personnages féminins dont les revendications paraissent un peu trop en avance sur leur temps.
Ajoutez à cela un zeste de fantaisie lorsque les violons des bals égrènent en douce quelques notes de morceaux qui, pour certains, nous sont contemporains et vous aurez la somme des libertés historiques prises par les maîtres de la série.
 Ce qui ne m’a absolument pas gâché mon plaisir!

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