Les turpitudes

Plusieurs pays, dont la France, manquent de médecins spécialistes et généralistes.
Dans notre région, il est compliqué d’obtenir certains rendez-vous dans des délais plus ou moins raisonnables.
Les ophtalmologues sont par exemple débordés.
Raison pour laquelle je m’étais découragée lorsqu’il y a deux ou trois ans, en pleine période de covid,  j’avais abandonné mes recherches, renonçant à suivre le conseil de l’orthoptiste qui m’encourageait à consulter.
J’avais la possibilité d’avoir un rendez-vous… un an après.
J’ai renoncé… et je n’aurais pas dû, m’a expliqué la nouvelle orthoptiste lorsque je suis allée lui rendre visite pour le renouvellement de mes lunettes.
Cette fois, je n’ai pas eu le choix: il fallait trouver un spécialiste sans tarder, m’a-t-elle expliqué.
Et elle m’a fourni l’adresse d’un jeune opthalmo qui a ouvert récemment son cabinet.
J’ai eu une chance incroyable: j’ai obtenu un rendez-vous pour quelques semaines plus tard.
Je m’étais moralement préparée sachant que l’éventualité d’une petite intervention avait été évoquée.
Et rien ne s’est déroulé comme je le pensais.
De ma vie, je n’avais jamais été reçue dans un cabinet ressemblant à celui-ci.
Vaste, moderne, magnifiquement organisé et doté d’un matériel très sophistiqué.
J’ai trouvé l’expérience passionnante.
Quelques examens ont révélé que je ne suis pas concernée par ce à quoi pensait l’orthoptiste, mais par un souci plus complexe.
Comme il a remarqué que je tentais de voir par-dessus son épaule les images qui apparaissaient sur son écran, le médecin m’a proposé de regarder avec lui et m’a expliqué son diagnostic.
Je dois donc intégrer cette nouvelle donnée et m’habituer à l’idée que je vais fréquenter régulièrement cet endroit assez fascinant.
Et, en attendant ma prochaine visite, je vais choisir des lunettes joyeusement colorées!
  


 

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