La spectatrice

Pour mon prochain atelier d’écriture pour enfants, j’ai choisi, en fonction du thème demandé par le périscolaire visité, de partager chaque séance en deux parties.
La première incitera les enfants à s’intéresser les uns aux autres, et la deuxième à unir leurs talents pour entrer dans la dernière histoire que j’ai créée, parsemée d’énigmes à résoudre dans l’univers de l’Egypte ancienne.
Lorsque j’introduis une nouvelle aventure de ce genre, je prends le temps, quelques jours ou quelques semaines avant, de la lire et la relire à haute voix.
Je sais par expérience que si je suis à l’aise avec mon texte et que je n’ai pas besoin de m’accrocher à lui, je rentre mieux dans l’histoire, ce qui me permet de « jouer » plus facilement les personnages et de rendre le tout suffisamment vivant pour que les enfants soient happés par le scénario.
Comme j’ai terminé l’écriture de celui-ci au printemps, il fallait impérativement que je m’en ré-imprègne.
Vendredi, j’ai donc profité d’être seule à la maison et d’avoir terminé un article pour m’installer au salon avec mes classeurs.
Assise dans le canapé, Pomme dormant à mes côtés, je me suis lancée dans la lecture à haute voix.

Kali jouait de son côté, jusqu’au moment où j’ai réalisé qu’elle avait changé ses plans.
Délaissant ses jouets, elle est venue se percher sur un pouf jouxtant le canapé, a posé sa tête sur l’accoudoir, et a semblé écouter religieusement.
Elle ne dormait pas: ses sourcils ne cessaient de bouger et elle fixait sur moi ses yeux, ronds comme des billes.
Lorsque j’ai terminé de parler, elle a quitté sa place et est retournée à ses jeux.
J’espère que les enfants seront aussi intéressés qu’elle par l’aventure qui lui sera proposée!

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