Frisquet

Ce vendredi matin, la neige était une fois encore au rendez-vous.
Ce n’était pas une surprise:  la veille un appel téléphonique automatique de la préfecture de la Haute-Saône nous alertait des conditions météorologiques qui allaient encore se dégrader ces jours-ci.
Les températures allaient naviguer autour des -7° dès vendredi soir, ce qui allait nous pousser à protéger nos poules plus encore.
Comme toujours, un nombre impressionnant de reportages sont donc dédiés au froid dans les journaux télévisés.
Et cela donne lieu à une impressionnante surenchère de qualificatifs pour décrire cet hiver « terrible ».
Hum.
Ce genre de chose m’agace au plus haut point.
Pour mémoire, l’hiver a toujours été  une saison froide, et je me souviens de mes premières années de vie à Leysin, station de montagne suisse, où il était parfaitement normal de voir  le thermomètre afficher des -12°, -14° degrés sans que l’on crie à l’horreur.
C’est ainsi… les pics de froid ont toujours existé
Et puis, surtout… je trouve indécent d’entendre les témoignages de personnes se lamentant de devoir s’habiller plus chaudement, sachant qu’environ 300 000 personnes sont sans-abris en France (chiffres de la Fondation Abbé Pierre), et qu’ actuellement, en Ukraine, plusieurs villes sont privées d’électricité et de chauffage pour cause de bombardements.
Cela remet les idées en place…

L’une de mes amies me disait, il y a quelques jours, qu’elle savait depuis quelque temps déjà, que l’hiver serait « frisquet ».
– Ah?
Oui, ma grand-mère disait que lorsque les oignons ont beaucoup de pelures, l’hiver sera blanc. Et là… je ne te raconte pas! Il va falloir sortir les raquettes et les skis!

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