Mauvaise foi…

Mercredi, en toute fin de soirée, j’explique à mon Capitaine que si j’arrive à terminer le premier livre de la série « Le secret de Gaspard », j’ai déjà en tête plusieurs scénarios pour les épisodes suivants, sachant que l’histoire a déjà commencé à vivre dans mes ateliers.
A chaque fois, les enfants partiront à la découverte d’une civilisation différente, tandis qu’un objet sert de fil rouge au récit.
Et, bien entendu, le Japon en fera partie.
Mais il faudra que tu trouves à chaque fois un objet spécifique. Pour le Japon, je pourrais te prêter un sabre!
J’avais déjà écrit l’article paru hier sur Ecriplume, à propos des boîtes à secret japonaises, mais il ne le savait pas…
J’ai déjà mon objet… lis Ecriplume demain matin et tu verras: j’en parle.
– Dis-le moi… je n’ai pas envie d’attendre jusqu’à demain!

Pendant un temps étonnamment long, lui qui est d’habitude parfaitement indifférent à ce genre de détail m’a harcelée de questions.
– C’est un vêtement? Une arme? Du mobilier? Un ustensile culinaire? Une poupée? Ça a quelque chose à voir avec les geishas? Une ombrelle? Un éventail? Allez… dis-le moi!
La situation m’amusait prodigieusement.
Plus il insistait, plus je m’obstinais à répondre: « patiente jusqu’à demain! »
Mais enfin, pourquoi ne veux-tu  pas répondre?
– Parce que je te connais! Dès que tu le sauras, tu me diras quelque chose avec un petit air satisfait, du genre « Tu vois, tu ne peux pas me résister! »
– Ah non, jamais! C’est mal me connaître!

Je me suis obstinée.
Jusqu’au moment où il est revenu piteusement me dire:
– Je t’en prie, dis-moi quel est l’objet… je ne peux pas dormir tellement ça me ronge!
Evidemment, cela m’a fait mal au coeur, mais , avant de céder, je voulais être bien sûre qu’il aurait le triomphe modeste… même si, au fond de moi, j’en doutais:
– Si cela te torture à ce point, je veux bien te le dire. Mais je te préviens que si tu me sors ta petite phrase, les prochaines fois, je ne craquerai pas, même si tu me supplies à genoux!
Promis! Alors, c’est quoi?

Et je lui parle de la boîte à secrets.
Un chouïa vexé de ne pas l’avoir trouvée tout seul, il a grommelé « qu’il connaissait ».
Puis, après m’avoir embrassée pour me souhaiter bonne nuit, il m’a regardée avec un large sourire et a dit:
– En tout cas, ce n’est pas à toi que je confierais un secret!

Autant vous dire que la vengeance est un plat qui se mange froid.

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