Poulettes en hibernation

Les poules sont comme nous: en hiver, elles se mettent en mode économique.
Faire le moins d’effort possible  semble être devenu leur devise.
Depuis une bonne semaine, je suis seule à m’occuper d’elles puisque mon Capitaine se remet de la grippe.
Avec elles,  lui et moi n’avons pas tout à fait les mêmes habitudes.
S’il a choisi l’option de les réveiller plus tard le matin, en hiver, je continue à adapter leurs horaires aux miens pour que je puisse continuer à travailler sans avoir à couper ma matinée.
Je vais donc leur rendre visite vers 8h20-8h30.
Je prépare leur pitance pour la journée, installe les assiettes bien à l’abri des intempéries, puis j’ouvre la porte du poulailler.
Chaque matin, le spectacle est le même: plusieurs d’entre elles, comme Cannelle et Mousse, se réveillent à peine, tandis que d’autres, comme Bulle et Pupuce, la petite dernière, sont déjà prêtes à sortir.
Les deux petites poules Hollandaises, Kiwi, Lune sont, elles, entre deux eaux…
Je les réveille plus tôt que mon Capitaine, donc, mais je leur laisse choisir le moment où elles sortiront.
La porte est ouverte, la nourriture et l’eau les attendent: à elles de décider si elles veulent traîner au lit ou pas.
En général, les mieux réveillées font quelques bonds et se hasardent dans l’enclos que la pluie a rendu boueux.
Elles n’aiment clairement pas cette saison où leur champ d’exploration est plus réduit qu’au printemps et en été.
Comme les arbres ont perdu leurs feuilles, nous ne les laissons pas se hasarder dans la deuxième partie de l’enclos où elles seraient trop exposées à l’intérêt des prédateurs venus du ciel.
Sans la protection des feuillages, nous ne prenons pas de risque.
Le soir, la petite troupe rejoint le poulailler très tôt.
Et l’une de nos poulettes est toujours la première à rentrer, pour pouvoir choisir sa place et éviter les taquineries de Mousse…
Il s’agit de Pupuce, qui m’impressionne depuis son arrivée pour son sens de l’adaptation.
Elle qui, dernière survivante de sa première famille de poules, est arrivée alors qu’elle a déjà environ cinq ans, et a changé de poulailler et d’environnement du jour au lendemain, a subi un énorme changement.
Mais elle s’est acclimatée, intégrée, et connaît désormais par coeur les lieux et les habitudes de la maison!
Elle reste un peu plus sauvage que les autres, comme Lune, marquant à grands cris sa désapprobation si notre main l’effleure par mégarde dans le poulailler, mais elle semble parfaitement à l’aise.
Les animaux ont des facultés inspirantes…

 

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