juin 2021
L M M J V S D
« Mai    
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
282930  

Catégories

Catégories

Pour l’avant-dernière rencontre de ce cycle d’atelier, j’ai expliqué aux enfants que nous allions partager notre temps en trois parties et non pas deux comme nous avons l’habitude de le faire jusqu’ici.
La première partie a été consacrée au sujet « Grandes Enigmes » dont ils raffolent, puis nous nous sommes replongé dans l’histoire de l’alchimiste qu’ils inventent depuis deux ou trois semaines.
Et, pour la dernière tranche de l’heure, j’ai demandé à Alexis, s’il se souvenait de la toute première activité que j’ai proposée au groupe initial lorsque nous nous sommes rencontrés.
– Oui!!  Les parfums!!!
Les quatre autres enfants, qui ont pris l’atelier en court de route, y compris Téa qui se joignait à nous pour la première fois ce mardi, ont tous voulu savoir de quoi il s’agissait.
Je leur ai expliqué que j’avais apporté des petits flacons d’essences d’odeurs à reconnaître.
Enthousiastes, ils m’ont demandé si j’en avais pris avec moi et s’ils pouvaient essayer. 
J’en avais trois dans ma besace.
Le but du jeu était de retrouver l’odeur en question, ou du moins de la décrire, de la classer dans une catégorie fruit, fleur ou autre, etc.
Téa nous a tous impressionnés: elle en a trouvé deux sur trois, ce qui est un excellent score.
Mais tous ont adoré ce moment, à tel point que nous n’avons pas vu passer l’heure et qu’une jeune fille de l’équipe du périscolaire a dû venir nous prévenir que certains parents étaient déjà là pour récupérer leurs enfants!

Ils ne le savent pas encore, mais je leur réserve quelques surprises pour notre dernière rencontre de la semaine prochaine…

Martine Péters

Pendant la belle saison, le planning de nos poules est surchargé.
Dès que la porte menant à leur deuxième enclos est ouverte, elles se précipitent pour s’adonner à leurs occupations favorites.
Puis, deux ou trois par jour, ces dames se perchent sur les bords de la pouponnière où elles semblent profiter des jeunes plantes qui y poussent tout en faisant un brin de causette.
L’attention avec laquelle elles surveillent ces plantations est fascinante… et très drôle.
De temps en temps, l’une d’elles prend la poudre d’escampette… et ce sont toujours en alternance Kiwi ou Cannelle qui trouvent le moyen de franchir le filet de protection qui sépare leur enclos de la roseraie.
Sur cette photo, Cannelle, petite poule Padoue, est la première au premier plan, et Kiwi, poule hollandaise,  est la troisième, grise à tête  blanche.
Elles ne partent jamais loin, fonçant vers les rosiers aux pieds desquels se cachent une multitude d’insectes très appétissants.
C’est ainsi que, la semaine dernière, nous avons retrouvé Kiwi en plein travail, creusant avec application pour trouver son bonheur.
Je me suis approchée, l’ai prise en photo sans qu’elle se rendre compte de ma présence, puis je lui ai demandé:
– Dis donc, Kiwi… je peux savoir ce que tu fais là?
Elle s’est figée et s’est laissée prendre sans broncher.
Je l’ai raccompagnée de l’autre côté du filet qu’elle a franchi tranquillement, sans le moindre stress.
Ni vu ni connu.
Il a quand même fallu reboucher le trou qu’elle avait fait…

Martine Péters

Ce dimanche était jour d’élections départementales et régionales, en France.
J’ai toujours voté, il est donc  important à mes  yeux de continuer à le faire.
Mais certaines votations sont plus compliquées que d’autres pour moi.
Je dois apprendre quels sont les enjeux de ces élections, quels sont les programmes des candidats, leur personnalité.
Quarante ans passés en Suisse m’avaient évidemment familiarisée avec le paysage politique, d’autant que, dans le cadre de mon travail, j’ai souvent eu l’occasion d’interviewer les personnalités en charge des plus hautes fonctions.
La situation est différente aujourd’hui.
Même si j’ai toujours suivi avec intérêt la vie politique française, je connais moins bien le fonctionnement des régions, des départements et les personnes qui  s’y impliquent.
Après avoir lu tout ce qu’il y avait à lire sur le sujet au cours des jours précédents, je me suis retrouvée, pour la deuxième partie de la votation, avec une incertitude entre deux candidats.
C’est la première fois de ma vie que je me suis finalement décidée à la dernière minute, dans l’isoloir.
Pour mémoire, les femmes ont le droit de voter depuis 1944, en France, depuis 1948 en Belgique, depuis 1971 en Suisse et depuis… 1920 au Canada.
Mais la championne du monde en la matière est la Nouvelle-Zélande où les femmes peuvent voter depuis 1893.
A chaque fois que je vote, non seulement je le fais pour exprimer mes choix, mais également en hommage à celles et ceux qui se sont battus pour le Droit des Femmes. 
Il y a encore beaucoup à faire, mais il y a déjà eu quelques belles victoires…
Cela dit, en découvrant le taux de participation misérable à cette élection, je me dit qu’il y a là un autre combat à mener…

Martine Péters