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Je n’ai jamais été une grande consommatrice de services de santé.
En Suisse comme autrefois en Belgique, mes visites médicales, examens et autres interventions ont toujours été justifiés à 90 % par mes problèmes de reins.
En dehors de cela, je ne me rendais chez les médecins que dans les cas où je ne pouvais vraiment pas faire autrement.
Ce qui n’était d’ailleurs pas toujours une très bonne idée.
Ces dernières années, je n’avais pas de médecin traitant… c’est tout dire.
Puis je suis arrivée en France où il fallait que je trouve rapidement des spécialistes capables d’intervenir si besoin.
En deux ans, j’ai passé plus d’examens et vu plus de  médecins que j’en avais rencontrés en une vie.
Il s’agissait pour eux de « refaire le point »… 
Le tout sous la  houlette de ma doctoresse traitante et de ses remplaçantes puisqu’elle s’est absentée en congé maternité peu de temps après notre premier contact.

Cette semaine, la pharmacienne me fait savoir que mon ordonnance de médicaments, traditionnellement valable pour une durée de trois mois, est arrivée à échéance.
Ce qui implique de retourner chez le médecin pour en avoir une autre et vérifier que tout va bien.
Impossible de passer entre les mailles du filet!
J’ai retrouvé avec plaisir « ma » doctoresse, ai accepté de retourner faire des analyses avant ma prochaine visite, et lui ai demandé si je pourrais me faire vacciner contre la grippe… pour la première fois de ma vie.
Aussitôt dit aussitôt presque fait: j’ai eu rendez-vous pour le lendemain où une infirmière était à disposition toute la journée au Centre Médical pour vacciner les personnes qui le souhaitaient.
Au total, quatre jours lui sont réservés à cet effet.
Et pour ceux qui préféreraient passer par une autre filière, les pharmaciens qui ont suivi la formation nécessaire peuvent désormais vacciner leurs clients à l’officine.
Au moment du vaccin, j’ai eu la surprise de retrouver une infirmière que je connais déjà, connue pour sa bienveillance.
En sortant, cinq minutes plus tard, je n’ai pa pu m’empêcher de me dire que j’ai de la chance.

Martine Péters




Grande Aigrette (photo Wikimedia)

Jeudi matin.
Alors que nous roulions vers mon lieu de rendez-vous, mon regard a été attiré par une forme blanche marchant lentement au milieu d’un pré.
Un grand oiseau, qui n’était pas un héron couramment observés au même endroit.
Il n’était pas possible de prendre le temps de s’arrêter pour l’observer, malheureusement… 
De retour au Grand Nid, j’ai cherché quel oiseau pouvait bien être ce bel inconnu… et j’ai trouvé.
Il s’agit d’une Grande Aigrette, protégée en France et bien présente dans la région.
Ce genre de rencontre est un cadeau
Non?

Martine Péters

Deux de mes amies m’ont parlé de la relation que j’entretiens avec les animaux, cette semaine, au travers de deux conversations distinctes.
Je pensais à elles ce jeudi matin, après une scène touchante.
J’ouvre le poulailler un peu plus tard depuis quelque temps, en fonction des nouvelles habitudes du lever du jour.
A 8 heures, donc, je suis derrière la porte et m’annonce avant d’ouvrir:
– Je suis là!
Ce n’est qu’ensuite que je tourne la clé dans la serrure et que je pousse la porte pour découvrir un poulailler qui se réveille à peine…
Ces moments-là sont privilégiés.
Je caresse chacune de mes mini poules en leur parlant et en les appelant par leur nom, et… elles me répondent sur le même ton.
Comme je parle doucement, elles modulent leur ton.
Elles répondent paisiblement à mes questions du matin (vous avez  bien dormi? Vous n’avez pas eu froid? etc!) et, sans bouger, s’intéressent à ce que je fais.
Tandis que j’ouvre un tiroir à blé à côté de Kaki pour remplir une première écuelle, elle s’approche et se penche vers l’intérieur du tiroir pour voir ce qu’il contient:
 Tu veux goûter, Kakillette?
Elle m’adresse un léger pouuuêêêk poli et préfère se servir dans l’assiette.
Lorsque j’ai tout préparé pour leur petit-déjeuner dehors, sous l’avant-toit, je réalise qu’elles n’ont toujours pas envie de sortir sous la pluie:
– Il pleut… je comprends! Prenez votre temps, je reviendrai plus tard. Mais je vous préviens: j’ai un rendez-vous ce matin, je ne serai pas là tout de suite…
Un nouveau concert de caquettements très calmes me répond.
– Au-revoir les Zouzous!  A tout à l’heure!
Re-salut de la part de mes demoiselles.
Je sais que cela peut prêter à rire… mais je ne me priverais pour rien au monde de ces moments complices d’une grande douceur…

Martine Péters