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Cette nuit, oui, je n’écris pas. J’ai le coeur en hiver. La journée fut mauvaise, triste. La soirée aussi. Alors non, cette nuit, je n’écris pas. Si ce n’est pour dire que Michaël Jackson sera enterré le 3 septembre dans un petit cimetière d’Hollywood. Même après sa mort on n’aura pas pu le laisser en paix.

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Cela faisait longtemps que je n’étais plus allée au cinéma, par la force des choses…. Cela me manquait, comme me manquent les expos et toutes ces choses que j’aime faire. Aurore, avec laquelle j’en ai parlé, m’a proposé  que nous y allions ensemble. Direction la Turballe donc, avec Béa qui nous a proposé d’être notre chauffeur. L’affiche n’est pas extraordinaire pendant cette période de vacances, mais nous avons choisi d’aller voir « Neuilly sa mère ».

Le casting mérite le déplacement. Les deux enfants qui assument les rôles principaux, Samy Seghir et Jérémy Denisty, sont excellents. Le film carricature les différences entre les nantis et ceux qui ne le sont pas. Samy sort d’une banlieue défavorisée, et va vivre quelques temps chez sa tante, à Neuilly. Il y découvre Charles, qui, à 15 ans, n’a qu’un rêve: devenir président de la République. Les clichés sont nombreux, le film est ironique et drôle. Nous avons aimé!

Mais avant de partir, j’ai offert à Théo son cadeau d’anniversaire. C’est fou ce qu’une voiture télécommandée peut rendre un enfant heureux…

Le soir, Fred, Béa, Aurore et Yoyo m’ont entraînée à Piriac, une petite ville de bord de mer où il y avait pas mal d’animation et… une brocante de livres. J’ai eu entre les mains des ouvrages d’art qui m’ont vraiment tentée. Mais non! Plus question pour le moment de rajouter d’autres livres aux 4000 qui attendent mon départ dans des cartons. Un soupçon de sagesse s’impose.

En rentrant, tard, le mot du Visiteur des Etoiles, et la conversation nocturne. Il reprend la route demain pour rentrer chez lui. Fini le petit banc  dans la nuit. Nous allons évoluer, nous adapter.

J’ai eu une boule d’émotion, aujourd’hui. Alain m’a mis plusieurs sms pour me dire qu’un film passait à la tv, dans lequel se trouvait une musique qui me trottait dans la tête et que nous recherchions depuis trois ans. C’est entre nous. Mais je sais qu’il a eu une forte émotion, lui aussi. Elle n’y pourra jamais rien.

M.B.

 

C’est qu’il finissait presque par nous manquer, le bougre! Il est rarissime que l’on n’entende pas parler de Nicolas Sarkozy pendant pratiquement deux semaines. Il est en vacances, c’est vrai… mais bon.  Et puis aujourd’hui… le retour! Pas un retour hyperactif, non. Mieux que cela: un retour à vélo. Histoire de prouver qu’il va bien et que le malaise dont il a été victime fin juillet n’est plus qu’un mauvais souvenir.

C’aurait pu être une balade tranquille et discrète, mais… mais… la byclette présidentielle a une particularité. Et quelle particularité! Un proche de la première secrétaire  du Parti Socialiste a affirmé avoir reconnu le vélo. Si! Il s’agit de celui offert à Nicolas Sarkozy par Martine Aubry  lors d’une cérémonie des voeux en juillet 2008, à la mairie de Lille. Le président l’a avoué en public dernièrement, il l’aime son vélo qu’il estime excellent. Voilà! Ce rapprochement Droite — Gauche par l’intermédiaire de la Petite Reine résume en un clin d’oeil symbolique la quasi totalité de l’Histoire de France.

Et bien c’était la première nouvelle de la journée.

L’autre étant que Scotty, ma chienne, arbore résolument un look de gavroche. Depuis que les poils ont poussé sur ses oreilles, celles-ci se terminent par une sorte de plumet qui flotte gracieusement au vent lorsqu’elle accourt ventre à terre. Elle n’a plus exactement le style scottish terrier, mais elle est bien dans sa peau. Donc, je la laisse profiter à fond de sa dernière semaine de liberté. Puis elle aura droit à un toilettage dans les règles de l’art, pour réintégrer sa nouvelle vie.

En fin d’après-midi,mon chien rustique est venu s’asseoir devant moi et m’a longuement regardée en penchant la tête à gauche, puis à droite. Je lui ai expliqué ce que j’avais sur le coeur. La souffrance, le chagrin… Vu l’élan de pseudo affection qu’elle a eu envers moi à cet instant, j’ai eu l’impression qu’elle me comprenait. En fait, l’heure de son repas avait sonné. Fichue bestiole…

 

Martine Bernier