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Curieuse coïncidence… C’est ce 1er août, jour de la fête nationale suisse, que je reçois les documents officiels me permettant de faire ma demande de carte d’identité française. Ma double nationalité est de plus en plus concrète… Le problème, c’est que pour réaliser une carte d’identité, il faut des photos. Et j’ai horreur de cela. Prenant notre courage à six mains, Bea, Aurore et moi nous sommes rendues chez un photographe qui a réglé l’affaire en dix secondes. Seulement voilà. Désormais, en France comme en Suisse, les photos figurant sur les papiers officiels doivent être aussi avenantes que des photos anthropométriques. Il est interdit de sourire, il ne faut pas avoir de cheveux devant les yeux (pratique pour moi qui ai une frange de poney sauvage!), se tenir droite, fermer la bouche, bref, avoir l’air d’un parfait zombie. Je suis donc repartie avec mes photos ratées, me résignant à l’idée que ma carte d’identité française sera illustrée d’un portrait que je n’aurai aucun plaisir à montrer. Que j’aurais même plutôt tendance à cacher. Tsss…

En rentrant, alors qu’elle nous entraîne à l’Espace Culturel, Aurore décide de me faire un cadeau et m’offre un carnet magnifique, hautement symbolique. Il est recouvert d’enluminures… Ce joli présent me touche plus que je ne peux le dire… La délicatesse d’Aurore est un bonheur perpétuel…

Le soir avait lieu un grand événement: nous fêtions l’anniversaire de Michaël, notre voisin du bout de l’allée. Avec son épouse Brigitte, tous deux avaient bien fait les choses pour recevoir une bonne douzaine de personnes. La soirée a été  chaleureuse et amicale. Sur la demande du roi de la fête, j’ai accepté d’aller chercher ma guitare. Mes doigts sont usés de jouer, ces jours-ci… j’ai retrouvé mes automatismes, mes réflexes, mon amour de mon instrument, moi qui n’avais plus que très peu de temps pour jouer.

La deuxième partie de la soirée m’a réservé des surprises… J’ai assisté à mon premier karaoké! Si!!! Moi!!! En partant, mes amis s’inquiétaient de savoir si cela ne m’avait pas trop traumatisée! En fait, il y a une foule de choses que j’ai trouvées amusantes ou agréables. La longue conversation avec Dominique, ami de Michaël, passionné par son métier d’ambulancier urgentiste. Ou les deux danses que Rico, ami de Fred, m’a demandées, moi qui ne danse pratiquement jamais. Je n’irais pas jusquà dire que le karakoé est du grand art, mais cela m’a amusée de voir Fred, Rico, Michaël et Stéphane s’époumoner de concert et chanter plus faux les uns que les autres sur des chansons joyeusement massacrées. Plus délicates, Véro, Béa et Brigitte ont sauvé l’honneur en chantant plus en nuances. J’avais l’impression d’être propulsée sur une autre planète. Je vis ici des choses que je n’ai jamais vécues ailleurs. Etonnant!

Au milieu de la fête, mes anges gardiens veillent sur moi, l’air de rien. Fred et Stéphane sont toujours à l’écoute, toujours attentifs et me le montrent avec une tendresse désarmante. Heureusement que je les ai. Car d’un autre côté, je n’ai que le silence…

Il est 2h30 du matin. Enroulée dans un grand châle, je regarde les étoiles…

Martine Bernier

Ah, les rires de Joseph, mon complice du Burkina habitant la France(voir article du 9 juillet)… Quand il m’a rappelée ce matin,  son rire joyeux a envahi la maison. Il plaisante, me taquine, s’amuse d’un rien.. Il est tonique, Joe, m’expliquant en bloc qu’il veut m’emmener visiter son pays natal, semer un peu de bonne humeur en Suisse lorsqu’il viendra m’y dire bonjour et me demandant quelle langue je parle lorsque je traduis les chiffres de son numéro de téléphone (soixante-seiiiiize, quatre-vingt quatooooorze) par septante-six et nonante-quatre. Mais!!!!!!!!!

La journée se poursuit tandis que je continue à surveiller Scotty de très, très près afin qu’elle ne retombe pas dans son vice (voir article d’hier). Dès qu’elle arrive à s’échapper, elle recommence à filer vers les arbres fruitiers. Ce chien est véritablement équipé d’une tête chercheuse! La moindre queue de pomme la met en transes.

En rentrant, le soir, dans la maison, je me suis connectée sur facebook. Et là, je découvre que Dominique, un intéressant interlocuteur sur ce programme, m’a laissé un petit cadeau: un lien me permettant d’entendre une chanson de Jean-Michel Caradec, ce chanteur breton si touchant, parti trop tôt, sur lequel j’ai écrit un article voici quelques semaines.

En parlant avec Dominique, je découvre qu’il connait et qu’il considère comme étant son chanteur préféré un être tout à fait hors normes: Julos Beaucarne. J’ai été épatée… Je n’ai pas rencontré souvent de ses fans en dehors de la Belgique. Dans ce pays, il est un momument, un grand poète. Il a écrit des textes magnifiques, ciselés, un brodeur de mots, avec certaines mélodies d’une beauté pure et claire.  Dominique a bon goût! Et j’en profite pour m’incliner devant le talent de Monsieur Julos. Ah, les perles de  son « Petit Royaume »… Facebook réserve de belles surprises!

Martine Bernier

 

 

www.julos.be/

J’ai eu la surprise, suite à mon article sur ma chienne, Scotty, de recevoir des messages me demandant de ses nouvelles. Touchée, je reviens donc avec la suite des mésaventures de mon moustachu de service.

J’en étais donc restée à une suspicion de dépendance aux pommes fermentées, de la part de mon chien qui avait visiblement un problème de santé. J’ai donc décidé de la garder à l’intérieur, la privant momentanément de sa liberté au jardin pour la sortir en laisse. Durant cette phase d’observation, elle a beaucoup dormi, et a commencé à se sentir de plus en plus ferme sur ses mini pattes. Il faut dire que, ces derniers jours, elle vacillait jusqu’à tomber et avait l’air complètement à côté de ses poulaines…

Mercredi soir, alors que j’étais chez Véro et Stéphane pour quelques instants, elle a été lâchée librement dans leur maison. Nous parlions lorsque j’ai entendu un bruit suspect venu de la cuisine. D’un seul geste, Véro et moi nous sommes précipitées pour découvrir mon bout de chien en train de déguster goulûment une biscotte volée dans l’armoire. J’étais confuse… et elle totalement ravie. Chien indigne!

Le lendemain, de plus en plus en forme, Scott a commencé a trouver nettement moins drôle de devoir rester dans la maison. J’ai donc tenté l’expérience de la relâcher dans le jardin et de surveiller ce qu’elle allait faire. Cela n’a pas manqué: elle a foncé en direction des pommiers et s’est emparée d’une vieille pomme déjà à moitié croquée. J’ai récupéré l’objet du délit et l’ai expédié dans le champ des moutons, derrière la maison. Le temps de me retourner, Scott avait déjà filé du côté du prunier et croquait une prune, noyau compris.

J’avais donc la confirmation que mon digne chien était bel et bien dépendant aux pommes fermentées (bref: au cidre!!) et aux prunes. Mais j’ai prévu une botte secrète. Un produit de substitution permettant de compenser le manque dû à la privation de la « drogue » à laquelle elle est devenue dépendante. Pour cette métadone canine, j’ai choisi des chocolats pour chien dont elle raffole. Ce qui ne l’empêche pas, dès que j’ai le dos tourné, de repartir, oreilles au vent, en direction de son pommier, pour assouvir son vice. Ivrogne!!!

Cette nuit, alors que je me sens triste, elle me regarde d’un air compatissant, voire presque malheureux. Presque émue de la voir dans ce rôle, je la suis dans la cuisine vers laquelle elle se dirige d’un pas traînant. Et là, déception…. elle s’assied devant sa gamelle d’eau qu’elle jauge d’un air morose, voire déconfit. Son coup de blues n’était en fait pas motivé par ma propre tristesse, mais par le fait qu’elle aurait préféré une bolée de cidre. Chien indigne, disais-je…

Martine Bernier