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J’ai rencontré plusieurs fois le journaliste Robert Hutchison, Canadien installé a Leysin (Suisse) Il possède une particularité: être parti plusieurs mois sur les traces du yéti auquel il a, à la fin des années 1980, consacré un livre. L’article qui suit est le fruit de l’une de nos rencontres, en 2003.

Le yéti existe-t-il? Oui, répond le journaliste Robert Hutchison. Ce canadien installé en Suisse depuis de longues années, a décidé, de partir sur les traces du mythe avec un sherpa, durant l’hiver 1987-88, le long de la frontière nord du Népal et du Tibet. Quelques mois plus tard, il revenait avec suffisamment d’éléments pour croire à l’existence de l’étrange créature.
Trois voyages ont été préalablement nécessaires pour établir les bases de ce séjour. Sur place, Robert Hutschison se lie d’amitié avec le sirdar Gyalzen Sherpa, originaire du village de Pangpoche, qui sera son guide pendant tout son séjour. Il découvre rapidement que, dans la région de Khumbu, au nord-est du Népal, tous les sherpas croient en l’existence de l’animal mythique. Et pour cause: chaque année, il est aperçu par plusieurs personnes, sur le chemin de passage qu’il utilise pour changer de territoire.
Rapidement, en raison des relations qu’il entretient avec les habitants, le journaliste perce le secret de certaines supercheries utilisées pour attirer les rares touristes dans les villages. La véritable origine des reliques présentées comme étant un crâne et une main de yéti lui sont ainsi révélées. L’un n’est en fait que l’épaule d’une chèvre de montagne, tandis que l’autre est la main d’un voleur décédé dans un incendie de forêt.
La réalité remise en place, Robert Hutchison débute son enquête sur des bases plus saines. Il effectue, avec son équipe, un recensement de la faune sur un territoire de 100 kilomètres carrés où le yéti est supposé vivre. Son étude se prolonge d’octobre 1987 à mars 1988. Il apprend notamment qu’il existerait trois sortes de yétis dans la région: le chu-teh (littéralement: « animal qui mange les animaux domestiques »), considéré comme le plus grand des trois; le Mi-teh ou « animal qui ressemble à l’homme », et le plus petit, le mi-go ou « homme sauvage » ou « homme fou ».
Le mi-teh est celui qui est le plus observé par les sherpas et leurs familles. Au fil du temps, le journaliste développe une théorie, sur la base de ce que lui ont expliqué ses compagnons locaux. Selon lui, le chu-teh serait un grand ours himalayen qui s’aventure sur les versants sud où la nourriture est plus abondante. Il est connu pour attaquer les yacks. Comme il se déplace parfois sur ses pattes arrières, il peut être pris pour un yéti.
Le mi-teh serait, lui, une sorte de orang-outang acclimaté au conditions de la région. Les villageois expliquent que là où il se trouve, se rencontre toujours le léopard des neiges. Le mi-teh serait un charognard qui se nourrit à la table de ce dernier. Robert Hutchison a pu lui-même constater des faits troublants à ce sujet. Les restes d’un daim musqué on été retrouvés dans les parages. Si l’attaque d’un léopard est évidente, elle n’explique pas que la cage thoracique a été ouverte, prouesse que le félin ne pourrait pas réaliser. Le mi-teh est décrit comme « un animal de la taille d’un garçon de 14 ans, la tête pointue, la face plate, et le corps recouvert de poils roux-bruns ». La version de l’orang-outang séduisant le journaliste, jusqu’au début de ce mois où une visite au zoo de Bâle l’a convaincu de revoir sa thèse. « J’ai passé un long moment en tête-à-tête avec une demoiselle orang-outang. Et j’ai pu vérifier que ces singes marchent sans poser la plante du pied par terre, mais en se tenant sur la tranche extérieure du pied, en posant leurs poings par terre pour conserver l’équilibre. L’anatomie de leurs pieds ne correspond pas du tout aux traces qui ont été relevées. »
Le mi-go, enfin, serait un descendant d’hommes préhistoriques. C’est de lui que parle Hergé dans son album « Tintin au Tibet ». « Il pourrait être apparenté au Neandertal, estime Robert Hutchison. J’ai vu un pied de yéti momifié dans un monastère près de Lhasa. C’est bel et bien un pied d’homme… Je pense que le yéti existe et qu’il est en voie de disparition. Notamment en raison de la trop forte présence humaine relevée aujourd’hui dans l’Himalaya. Le yéti n’aime pas les êtres humains. Il est curieux de les voir, mais il les fuit, à juste raison… »
S’il n’a pas débusqué de yéti durant son voyage, Robert Hutchison a vu ses traces et l’a entendu à plusieurs reprises. Les multiples témoignages qu’il a récoltés semblent conforter l’existence d’un animal ou d’une créature non identifiée. Comme il n’a rien d’un illuminé, le journaliste, installé à Leysin, continue à s’interroger et à conserver précieusement les documents et rapports établis sur le sujet. En précisant au passage que la première expédition suisse à l’Everest, en avril 1952, a eu elle aussi maille à partir avec l’hôte des montagnes. Quant au journaliste, il a écrit un livre sur son expérience, et continue à récolter tous les documents susceptibles de confirmer l’existence de l’Homme des Neiges.

Martine Bernier

Les yétis à travers le monde

Star des hommes singes, le Yéti n’est pas l’unique créature à mériter l’appellation d’Abominable Homme des Neiges.

L’existence de ces êtres mystérieux est signalée dans les endroits les plus reculés et les plus sauvages de la planète.

– Originaire du nord-ouest des Etats-Unis, le Big-foot est celui dont le plus grand nombre d’apparitions a été recensé depuis 1830. Des milliers de témoignages attestent de sa présence, le décrivant comme très semblable au Yéti. En 1967, un film très déroutant a même été tourné à Bluff Creek, en Californie du Sud, par un certain Roger Patterson. Sur ces images, le spectateur distingue un personnage évoluant dans une forêt. Duperie ou réalité? Trois savants russes ayant examiné le film ont estimé qu’il n’avait disposé d’aucun trucage. Le contraire a été prouvé par la suite.

– Au Canada, les Indiens ont baptisé « Sasquatch » le bipède velu qui vit en Colombie-Britannique. Soit juste au nord de la région fréquentée par le Big-foot.

– La version russe du Yéti s’appelle « l’Alma ». Là encore, les nombreux témoignages ont poussé des chercheurs à élucider le mystère. Un dossier comprenant des moulages d’empreintes et des échantillons de poils et d’excréments ont ainsi été recueillis. En 1941, un lieutenant-colonel a examiné une Alma, capturée par ses soldats, dans le Caucase. Selon le témoignage qu’il a laissé, il ne s’agirait pas d’un animal, mais d’un homme sauvage.

Les hypothèses avancées pour expliquer l’existence du Yéti et de ses congénères envisagent deux possibilités. La première concerne celle d’un singe géant, descendant du gigantotiphèque, un singe primate vivant au sud de la Chine il y a environ 500’000 ans, dont les ossements ont été retrouvés. D’autres personnes estiment que nous nous trouvons face à des spécimens d’hommes préhistoriques (comme le Paranthropus africain ou le Neandertal) dont certains membres auraient survécu.

Il s’appelle Alexandre Cloutier, il est Canadien et est à la base d’une initiative épatante: offrir un cours de peinture en ligne aux Internautes.
C’est aussi convivial qu’un atelier de peinture, précis.

Un jour peut-être Alexandre arrivera-t-il à me convaincre que je ne serais pas complètement ridicule de m’y mettre!
Pour le moment, je regarde et j’écoute: c’est un petit bonheur!

http://cours-peinture.tv/

Les amoureux du roman d’Alain-Fournier sont légions à partir chaque année sur les traces du héros imaginaire. Ils ont raison. En cherchant bien, il est possible de retrouver les lieux décrits dans le livre mythique.

« Il arriva chez nous un dimanche de 189… »
C’est par cette phrase qu’Alain-Fournier a entraîné des générations de lecteurs dans l’univers fascinant de son héros, le Grand Meaulnes. La Sologne où il est né et où il a situé l’intrigue de son roman continue, près de cent ans après sa mort, à rendre un hommage discret à cet écrivain figurant aujourd’hui encore parmi les auteurs les plus traduits dans le monde.
Chaque année, des milliers de passionnés partent sur les traces d’Alain-Fournier et du Grand Maulnes. Tous recherchent l’atmosphère étrange et magique du roman. Avec une question sur toutes les lèvres: les lieux qui y sont décrits existent-ils vraiment? Expérience faite, la réponse est oui.

ENTRE REVE ET REALITE

Le pèlerinage menant sur les traces du Grand Meaulnes mêle constamment la fiction à la réalité. Il débute en plein cœur de La Chapelle d’Angillon. Ici, l’auteur est partout. Sa maison natale, toujours entretenue et fleurie, est installée en bordure de route et signalée par une plaque cuivrée. Le nom de l’écrivain, tombé à la guerre, a été gravé sur le monument aux morts. Décrite dans le roman, la Mairie-école où ont enseigné ses parents, est elle aussi toujours debout.
Dans le même village, au château de la Chapelle d’Angillon, le Comte et la Comtesse d’Ogny sont les vestales de la mémoire de l’auteur. Dans leur demeure du 12e siècle, qui fut jusqu’à la Révolution française, le cœur du royaume indépendant de Boisbelle, ils ont aménagé le musée Alain-Fournier. Le château, son étonnante histoire et sa collection unique d’armes et de costumes d’Albanie, font l’objet de la première partie de la visite. Puis, après avoir emprunté un étroit escalier de pierre taillé dans les murs épais du château, les visiteurs pénètrent dans le musée. Ils y découvrent la vie et l’œuvre de ce jeune homme entré doublement dans la légende en raison de son talent et de sa fin prématurée. Les anecdotes et les commentaires savoureux du comte permettent de s’imprégner du symbolisme de l’œuvre et de l’attachante personnalité d’Alain-Fournier.

SITE DE LA FETE ETRANGE

À quelques kilomètres de là, sur la place de l’église de Nançay, le Grenier de Villâtre abrite le « Musée imaginaire du Grand Meaulnes ». Nichée au centre de cette splendide galerie d’art contemporain, une pièce minuscule propose une partie muséographique axée sur la parenté locale d’Alain-Fournier. Elle est enrichie par la présence de lithographies et d’un décor de Daniel Louradour, décorateur du film « Le Grand Meaulnes » de Gabriel Albicocco.
Dans le même village, le magasin de l’Oncle Florentin existe toujours, lui aussi.
Mais le lieu le plus chargé de mystère et d’émotion se trouve à 6 kilomètres à l’ouest de la Chapelle-d’Angillon. Envahie par les hautes herbes, perdue au milieu de nulle part, l’ancienne abbaye de Loroy a, dit-on, servi de modèle au « Domaine mystérieux » où a lieu la « Fête Etrange » du roman. Même si l’endroit est totalement abandonné, il dégage une atmosphère irréelle d’où il serait à peine surprenant de voir surgir Augustin Meaulnes en gilet de marquis…

Martine Bernier

Biographie

– 30 octobre 1886: naissance d’Henri Alban Fournier, à la Chapelle-d’Angillon (Cher).
– 1905: Celui qui prendra le pseudonyme d’Alain-Fournier rencontre Yvonne de Quièvrecourt. Cette rencontre pourtant furtive le marquera pour la vie. Et Yvonne deviendra l’héroïne de son livre.
– 1907: Le jeune auteur publie son premier essai, « Le Corps de la Femme », sous le pseudonyme d’Alain-Fournier, afin de ne pas être confondu avec un célèbre coureur automobile de l’époque, nomme Henry Fournier.
– 1913: Parution de son premier roman, « Le Grand Meaulnes ». Il remporte un succès immédiat.
– Début 1914: Alain-Fournier débute un second roman, « Colombe Blanchet », qui restera inachevé.
– Août 1914: Alain-Fournier est mobilisé dès la déclaration de guerre, et rejoint le front comme lieutenant d’infanterie.
– 22 septembre 1914: il est tué au sud de Verdun. Il n’avait pas encore vingt-huit ans. Porté disparu avec vingt de ses compagnons d’armes, son corps a été découvert dans une fosse commune où les Allemands l’avaient enterré. Il a été identifié en novembre 1991 et est inhumé dans le cimetière militaire de Saint-Rémy la Calonne (Meuse).