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Dimanche.
J’avais quelques projets pour ce dimanche matin.
C’était un voeu pieux: Neige avait une autre idée de ce que pourrait être ce début de journée.
En arrivant dans le poulailler, j’ai très vite compris, en la prenant pour la déposer dehors, qu’il se passait quelque chose de suspect.
Vérification faite, j’ai découvert que ma jolie poule hollandaise blanche était à nouveau jaune.
Le scénario était le même que la dernière fois: elle a pondu un oeuf à coquille molle, l’a mangé et s’est souillée de la tête aux pattes.
Je n’avais pas d’autre solution que de l’emmener dans la salle d’eau et de l’initier aux joies d’un mini-bain.
Baigner une poule, même dans deux centimètres d’eau, est un exercice inhabituel, voire périlleux.
Elle a accepté d’assez bonne grâce de se plier à l’exercice tandis que j’utilisais savon et eau pour lui rendre sa couleur initiale et pour essayer de la débarrasser de cette écoeurante odeur d’oeuf.
Elle commentait chacun de mes gestes d’un petit « Côôôt? » interrogateur et discret tandis que je lui expliquais le but de l’opération.
Un quart d’heure plus tard, elle trottinait à nouveau avec les autres, cherchant à se sécher sous les premiers rayons du soleil.
La journée pouvait commencer…

Martine Péters 

Les êtres humains que nous sommes ne sont pas seuls à apprécier les mets délicats.
Deux exemples vécus ces derniers jours au jardin.

Intriguée de voir, depuis la fenêtre de mon bureau, des aller et retours constants de petites ombres noires, je finis par m’intéresser au phénomène.
Sous mes yeux un groupe de merles et de merlettes prennent leur élan depuis l’arbre mort sur lequel a été posé une maisonnette pour oiseau, une baignoire en pierre à leur intention et où s’accrochent plusieurs rosiers grimpants.
De ce point de départ bucolique, les oiseaux s’élancent et volent trois ou quatre mètres en direction de la véranda où ils s’accrochent à la vigne qui la longe comme elle longe le mur de mon bureau.
Leur but?
Déguster les grappes de raisins très sucrés qui achèvent leur maturation…
Entre ce raisins et les insectes qu’ils trouvent apparemment en abondance entre les rosiers si j’en crois le souk qu’ils font en gratouillant entre les plantes, ils ne savent plus où donner du bec..

Deuxième exemple.
Vendredi matin, je découvre que parmi les très nombreux rosiers en fleurs, Fragonard s’est lui aussi mis au diapason.
Je décide d’aller photographier la première étape d’éclosion de ses boutons et, pour cela, je rentrer dans la partie de la roseraie accessible à mes poules pour le moment.
Leur territoire sera encore étendu lorsque la belle saison sera terminée.
Ravies de ma visite, mes belles emplumées me suivent, y compris ma pauvre petite Kiwi qui boîte de plus belle sans que je puisse remédier à son mal…
Bulle, la plus jeune de mes Pékin que nous aimons beaucoup pour sa vivacité et sa familiarité, me suit joyeusement et saute d’un petit bond dans la plate-bande où commence à s’épanouir le rosier français et son homologue espagnol.
En les regardant de plus près, je réalise que quelques feuilles du bas des rosiers sont abîmées, comme attaquées par une chenille vorace.
Bizarre… ils sont apparemment les seuls de la roseraie à connaître ce problème.
Je regarde de plus près pour détecter la présence des éventuelles chenilles et là… je vois Bulle, décidément de très bonne humeur, saisir une feuille et la mâchouiller avec enthousiasme, suivie de Kaki qui fait exactement la même chose.
Mes « chenilles » sont en fait de ravissantes emplumées toutes rondes et satisfaites de leur festin improvisé.
Je les ai priée d’aller jouer plus loin, ce qu’elles n’ont fait qu’à regret.
Il faut dire que je n’ai pas mis beaucoup de conviction à les déloger…
Je suis plutôt amusée de voir que le lieu s’est transformé en Jardin des Délices…

Martine Péters

Depuis que j’ai ouvert un blog entièrement consacré au Jardin d’Ecriplume et aux roses de la roseraie, je lui réserve l’exclusivité des merveilles qui s’y trouvent.
A ceci près que j’ai aujourd’hui envie de vous montrer l’une des perles du jardin… 
Elle s’appelle Gruaud Larose et a été créée par Michel Adam pour le Domaine viticole bordelais Gruaud Larose.
Je l’ai reçue ce printemps, et, depuis, elle a déjà refleuri quatre fois.
Elle et belle, n’est-ce pas?
Mais elle possède un autre atout qui vous met à genoux au sens propre lorsque vous passez à proximité: son parfum…
Pour le  humer, tout le monde se baisse…
Il faut dire qu’il est l’un des plus naturellement intenses et capiteux que j’ai jamais sentis.
Une merveille…

Martine Péters

Le Jardin d’Ecriplume