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Jeudi.
Jour de semi panique!
Nous préparons l’arrivée de mon fils et de son  petit bout de chou pour ce week-end, qui viendront fêter Pâques avec une semaine de retard avec la fille de mon Capitaine, son compagnon et leurs deux petites filles.
Et la journée commence par une mini catastrophe: les oeufs, poules et lapins en chocolat que j’avais achetés ont passé trop de temps dans la véranda alors qu’il faisait beau et chaud et… ont fondu!
Oups.
Il faut retourner en catastrophe à la chasse aux oeufs, dans les magasins, en espérant qu’il en reste…
Deuxième tuile de la journée: Plume, ma petite poule, ne va pas mieux. 
Cette fois, il faut l’emmener chez le vétérinaire si je ne veux pas la perdre.
Et là… les nouvelles ne sont pas bonnes.

Notre vétérinaire diagnostique un problème hépatique.
Nous ressortons avec un double traitement à poursuivre jusqu’à lundi.
Si d’ici-là elle va mieux, nous continuons.
Si ce n’est pas le cas, nous devrons abréger les souffrances de ma petite poule qui, dans un premier temps, a reçu trois injections.
Notre vétérinaire est pessimiste sur l’issue du problème.
Nous verrons d’ici-là…

Martine Péters



Philippe Noiret, Jean Rochefort, Claude Rich et maintenant Jean-Pierre Marielle…
Quelle tristesse de voir ces merveilleux acteurs s’en aller alors que nous aurions voulu qu’ils soient éternels…
L’impression de perdre une connaissance proche avec cette voix  inoubliable.
Aujourd’hui, je repense à ce film  que j’avais beaucoup aimé, dans lequel tournaient les trois compères Noiret, Rochefort et Marielle: Les Grands Ducs.
Il était sorti en 1996 et racontait l’histoire de trois vieux comédiens cabotins sans grand talent et oubliés de tous.
Un film délicieux, drôle, où les trois complices ont campé des personnages à la fois pathétiques et attachants.
Un film que j’avais ensuite acheté en DVD et que je regarderai à nouveau…

En attendant, Jean-Pierre Marielle trace la route avec Dick Rivers.
Un équipage insolite digne d’un scénario de film, lui aussi… le comédien et le rockeur en route pour les chemins du ciel…

Martine  Péters

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19456228&cfilm=14060.html

J’avais 17 – 18 ans et j’effectuais un stage de deux mois dans une crèche lorsqu’un matin, la directrice m’a présenté une nouvelle stagiaire qui devait nous accompagner durant quelques jours.
Elle avait à peu près le même âge que moi, était grande, des cheveux blonds cendrés tout bouclés et, j’allais m’en apercevoir rapidement, était dotée d’un humour pince-sans-rire irrésistible.
Elle s’appelait Godelieve, n’aimait pas son prénom… je l’ai donc rebaptisée Godon.
Durant la période que nous avons passée ensemble, nous avons été très complices.
Nous étions pourtant très différentes.
Elle allait commencer ses études d’infirmière, et savait exactement ce qu’elle allait faire alors que je préparais mon départ de la Belgique sans trop savoir quelle vie m’attendait.
Nous nous occupions des enfants et profitions de l’heure de la sieste pour alimenter nos longues conversations.
Lorsque qu’est arrivé le moment de son départ, elle a sorti de son sac une pochette – cadeau et me l’a tendue:
– Je voulais te laisser un souvenir…
J’étais très touchée.
Je savais que, comme moi, elle n’avait pas beaucoup de sous.
Je lui ai offert le livre que je lui destinais, et j’ai ouvert mon paquet.
J’en ai sorti un curieux objet en bois, plutôt joli, dont je ne connaissais absolument pas l’utilité.
Godon me regardait d’un air amusé et je lui ai demandé:
– C’est un objet que je n’ai jamais vu! Mais… à quoi sert-il?
– Aucune idée! Je l’ai vu dans la boutique, au bout de la rue, et j’ai pensé que c’était peut-être un instrument de musique… Si tu veux, on y passe ensemble toutes les deux pour poser la question, à la fin de la journée?

C’est ce que nous avons fait.
Nous avons été voir la vendeuse avec notre drôle d’instrument de musique et nous lui avons demandé comment faire pour s’en servir.
Elle nous a regardé d’un air interloqué, a souri et a répondu:
– Ah mais non, ce n’est pas un instrument de musique, c’est une cuillère à miel.
Nous sommes ressorties après l’avoir remerciée.
Dehors, Godon avait l’air très dépitée.
Lorsque nos regards se sont croisés, nous sommes parties dans un fou rire qui a duré, duré et que nous n’arrivions pas à maîtriser.
A chaque fois que l’une d’entre nous se reprenait, l’autre essayait de parler en hoquetant et les rires reprenaient de plus belle.
Ca a été le cadeau d’adieu le plus drôle que j’ai jamais reçu!
Depuis, je ne peux pas voir une cuillère à miel sans repenser à Godon.



Martine Péters