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Alors que l’été se prépare à plier bagages et que les rosiers du jardin continuent à nous enchanter avec des dizaines et des dizaines de fleurs, je commence à songer à la suite.
Le printemps de la roseraie se prépare en automne, c’est bien connu.
J’ai donc discuté avec mon Capitaine pour savoir comment va évoluer la roseraie et combien de rosiers supplémentaires pourront être plantés cet automne.
Pour rester dans des conditions acceptables, nous nous sommes arrêtés à un chiffre: 14.
 Quatorze nouveaux rosiers trouveront leur place grâce à mon Capitaine qui sait déjà que les planter dans le sol caillouteux voire rocailleux qui est le nôtre, ne sera pas une partie de plaisir. 
Ma tâche consistant à choisir les rosiers est nettement plus agréable…
Certains d’entre eux font partie de ma liste personnelle, avec de spécimens pas toujours faciles à trouver.
J’ai eu une petite déception en apprenant que, au Royaume-Uni,  la Maison David Austin interrompt ses livraisons de rosiers tiges avec le reste de l’Europe… alors que je rêvais d’un spécimen bien précis. Les effets du Brexit commenceraient-ils à se faire sentir?
J’ai mis trois jour pour arrêter mon choix.
Et j’ai commandé onze rosiers, gardant trois places pour des coups de coeurs que j’espère avoir dans les semaines à venir.
Ce n’était pas une mince affaire: j’avais mes préférences, mais il fallait encore qu’elles correspondent à certains critères de résistance aux maladies, de parfum, de couleurs et de formes que je souhaitais.
Ce sont de petites merveilles qui trouveront leur place dans la roseraie…
Ne reste plus qu’à patienter… 

Martine Péters

Le Jardin d’Ecriplume



Je lis les ouvrages d’Amélie Nothomb depuis sa première parution.
Et j’attends toujours avec impatience et curiosité celui qui sort chaque année en été, et que je présente ensuite… sur Ecriplume!
Cette femme étonnante a le chic pour m’étonner.
Cette fois, elle a fait plus que cela.
Je n’ai pas voulu lire ou écouter les interviews qu’elle a données avant d’avoir lu son livre, afin que la surprise soit totale.
Je ne savais donc pas que, pour écrire Soif elle s’est glissée dans la peau de… Jésus.
Lorsque je l’ai compris, j’ai été extrêmement mal à l’aise.
Je n’avais pas envie de ce sujet, pas envie de lire ce qui nous avait été enseigné pendant des années, pas envie de revivre encore et encore le calvaire que l’on a fait endurer à cet homme.
Mais je me suis accrochée.
D’un bout à l’autre, le malaise par rapport au sujet ne m’a pas quittée.
Et pourtant, j’ai la sensation, à présent que je l’ai terminé, d’avoir lu un roman philosophique important  dans lequel l’auteure a mis beaucoup d’elle-même.
Elle s’est glissée dans la peau de Jésus à partir de son procès jusqu’à sa mort, en passant par l’épisode atroce de la crucifixion.
Et ce que dit le personnage est passionnant: ses analyses, ses réflexions, que ce soit sur Judas, sur l’incarnation, sur l’amour, sur les hommes, sur les choses de la vie qu’il a aimées (ah, le doux passage de la pluie sur le toit…), sur les phrases qui lui seront attribuées dans les Evangiles mais qu’il n’a pas prononcées…
J’ai refermé le livre avec le sentiment qu’il était différent des précédents, plus fort, plus profond.
Jésus, cet homme qui a vécu il y a si longtemps et que la tradition religieuse nous a présenté comme une lointaine icône, prend ici une dimension humaine qui le rend plus attachant encore.
J’ai aimé ce livre.
Et, étrangement, alors que je l’ai terminé depuis plusieurs heures, il continue à évoluer en moi.
Certaines phrases me reviennent, j’en relis des passages.
J’ai été très interpellée par celui consacré à Judas.
Et notamment par ceci « Si je n’avais fréquenté que les autres disciples, j’aurais peut-être oublié que j’étais venu pour des gens comme Judas: les problèmes vivants, les faiseurs d’embarras, ceux que Simon appelle les emmerdeurs. »

Martine Péters


 


Depuis 15 jours, je range mon bureau.
Oui, je sais, c’est un peu long.
Et le pire est que, pour l’instant, aucun résultat n’est apparent.
Ce qui me pousse à me dire que mon bureau et moi aurons toujours le même problème…
Tout a commencé lorsque j’étais enfant et m’a suivi jusqu’à aujourd’hui…
Il m’est impossible de vivre dans un endroit si je n’y installe pas  bureau.
Dans un coin de pièce  lorsque je disposais de très peu de place, dans une pièce complète lorsque j’ai commencé à vivre dans des appartements plus grands.
A chaque fois, j’installe les lieux de la même façon.
Aujourd’hui encore, les murs sont occupés par une petite dizaine de bibliothèques remplis de livres et d’une multitude d’objets hétéroclites, et deux bureaux centraux collés en vis-à vis sont placés au centre de la pièce.
Y trônent évidement l’ordinateur, l’imprimante et les stylos, mais aussi une multitude de papiers, de livres, de magazines, etc, etc.
Comme toujours…
Le scénario n’a pas changé: quand vient le moment où j’estime que trop c’est trop, je commence par me dire pendant plusieurs jours qu’il va falloir que j’intervienne.
Puis, après avoir bien mûri la question, j’attaque la pile qui est à ma gauche.
Pour cela, je relis chaque papier avant de le ranger, je feuillette une dernière fois chaque magazine avant de le déposer dans le carton  de recyclage – papier, j’examine chaque livre pour décider s’il en est un ou deux qui peut être rangé. 
Quand la pile est presque vide, j’en prends une autre sur le bureau d’en face et je recommence.
Ce qui explique que cela me prend un temps fou…
D’autant que pendant que j’interviens ainsi, d’autres choses arrivent entre temps.
J’ai souvent complexé par rapport à l’ordre approximatif qui règne sur mon bureau.
Aujourd’hui, je sais que ceux qui sont les mieux rangés ne sont pas ceux des employés les plus productifs , bien au contraire.
La tendance d’aujourd’hui explique que ce désordre apparent est signe de créativité et d’intelligence, voire même de… génie!
Ciel!
Pour conforter cette très remarquable théorie,  Albert Einstein a fait la remarque que: “si un bureau encombré est le signe d’un esprit encombré, de quoi, alors, un bureau vide est-il un signe?”
Et il nous est précisé que Thomas Edison et Steve Jobs faisaient partie de ceux qui avaient un bureau extrêmement désordonné.
Ne nous réjouissons pas trop vite: mon niveau de désordre est intéressant, mais à mon avis pas suffisant pour qu’il puisse correspondre à celui d’un génie…
Hélas!
Sur ce, je vais continuer à ranger…

Martine Péters