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Albert Millaire, Sieur d’Iberville

Dimanche soir, je lisais à voix haute quelques pages sur la fondation du Canada et de Québec, et sur le rôle que les Français avaient joué à cette époque dans la région.
Mon Capitaine et moi aimons partager de cette manière certaines lectures qui nous intéressent tous les deux.
Au fil du récit, le nom de Pierre le Moyne D’Iberville a fait irruption.
Un nom qui m’a interpellée, ce que j’ai confié à Celui qui m’accompagne:
– D’Iberville… je connais ce nom… mais pourquoi? 
–  Tu l’as étudié quelque part?

Pierre Le Moyne d’Iberville

– Non, je ne crois pas… j’ai plutôt l’impression que c’était à la télévision, il y a longtemps… Oui! Je me souviens! Il était corsaire et s’est battu contre les Anglais: je crois qu’un feuilleton lui était consacré. Mais lequel?

J’ai cherché sur Internet, outil décidément miraculeux pour ce genre de démarche, et j’ai trouvé…
D’Iberville était bien une série télévisée québécoise diffusée entre octobre 67 et juillet 8 sur la Télévision de Radio-Canada.
Mais comme elle avait été réalisée en collaboration avec l’Office de radiodiffusion télévision française, la Radiodiffusion Belge et la Société Suisse de Radiodiffusion, je l’avais vue sur la RTB lorsque, enfant, je vivais en Belgique.
L’acteur qui interprétait  élégamment le rôle de Sieur d’Iberville s’appelait  Albert Millaire.
C’était il y a plus de 50 ans… et ma mémoire s’en est souvenu à la simple évocation du nom.
Etonnant…

Martine Péters

Aurélien farfouille dans un des coffres placés à l’intention des enfants et contenant un joyeux bric-à-brac.
Il y trouve apparemment son bonheur car il court vers moi avec un petit paquet coloré encore emballé qu’il s’empresse de me mettre sous le nez:
Mamitine! On joue avec ça?
Mmm… c’est quoâ, « ça »?
De la pâte à modeler!
Je regarde le paquet et constate:
– Oui. De la pâte à modeler qu’il faut ensuite cuire au four…
– Super! Comme ça on pourra garder ce qu’on fait!
– Et qu’est-ce que tu aimerais faire?
– Le dinosaure vert avec les ongles jaunes!

Va pour le dinosaure.
Nous sortons les petits boudins colorés et constatons très vite qu’ils sont nettement moins faciles à modeler qu’une terre habituelle.
Mais ce qu’Aurélien veut… Mamitine le veut!
D’autant que je suis encouragée.
Il prend le boudin vert, me le met en main et me dit:
– Vas-y, Mamitine, fais-le!
– Aaaaah mais non! On le fait ensemble! Je fais le corps et la tête, tu fais les pattes.
– Bon. Tu m’aides?

Au bout de quelques minutes, le dinosaure commence à ressembler à ce qu’il voulait.
De temps, en temps, quand il fait quelque chose de vraiment très bizarre, je lui lance notre phrase fétiche qui le fait éclater de rire et qu’il me renvoie dès que mon travail lui paraît mal fait:« Quoi c’est, CA??? »
Finalement, je lui tend le stylet:
Voilà… c’est fini, tu peux lui faire les yeux et les narines.
– Mais… je ne sais pas!

– Qu’entends-je? Je suis sûre que tu n’as jamais fait des yeux et des narines de dinosaures. Non?
– Oui…
– Donc, tu ne sais pas si tu ne sais pas!

Il rit, prend le stylet, s’applique et me dit:
Pendant ce temps, toi, tu fais les ongles et les « épines ».
Je regarde désespérément mes mains devenues vertes:
– Tu as vu mes mains? C’est déjà très moche en vert…
– Oui mais le reste, c’est orange! Ce sera mieux sur tes mains!

Je me résigne… et nous travaillons côte à côte avant d’apporter la bête à Papyno qui oeuvre en cuisine.
– Papyno, on peut le mettre au four?
Le dinosaure cuit pendant que nous dînons.
A sa sortie du four, Aurélien est content.
A tel point que, le lendemain matin, lorsque nous avons écrit la lettre au Père Noël, il a demandé… « de la pâte à modeler qui va au four ».
Chic.
Nous allons finir en schtroumpfs.

Martine Péters

Alors que la météo est digne de sa saison et que le jardin s’est mis au diapason, les nouveaux rosiers  prévus pour intégrer la roseraie arrivent par groupes…
Mon Capitaine a passé beaucoup de temps à creuser, à aménager et à planter, au cours de ces dernières, et les trois

derniers rosiers sont attendus pour la semaine prochaine.
Ce qui ne veut pas dire que les plantations sont terminées…
Trois des rosiers déjà plantés depuis plusieurs mois vont être déplacés après avoir prouvé qu’ils pouvaient eux aussi jouer dans la cour des grands…
Je découvre que cette période apparemment de latence au jardin est une période d’effervescence discrète dans l’année…
Sans elle et sans ces plantations, le printemps et l’été seraient moins beaux…
Moi qui, jusqu’ici, étais parfaitement insensible au charme de certaines fleurs comme les dahlias ou les chrysanthèmes que j’associais, pour ces dernières, à leur présence dans les cimetières, je réalise que j’ai été injuste à leur égard.
Mon Capitaine a installé en douce quelques bulbes dans le jardin, et je les regarde fleurir avec admiration.
A tel point que j’aimerais en trouver d’autres de couleurs et de formes différentes pour la suite!

Martine Péters