juin 2019
L M M J V S D
« Mai    
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930

Catégories

Martine Péters (anciennement Bernier)

Des centaines de roses parfumées partout… 
Des oiseaux en pagaille, qui viennent s’ébrouer dans la baignoire en pierre placée à leur intention…
Un ou deux lézards qui grimpent sur le mur et se réchauffent au soleil…
Le couple de jeunes parents mésanges faisant des aller-retours pour nourrir leurs oisillons nés dans la maisonnette accrochée pour eux…
Les abeilles qui s’activent dans la ruche, au bout du jardin.
Les poules qui folâtrent paisiblement, et Pomme qui entre et sort au gré de ses envies de découvertes…
Les amis, la famille qui passentDouceur d et s’attardent à la maison…
C’est ici que j’ai découvert la douceur de vivre…
Une douceur de vie durable, qui ne s’arrêtent pas à la fin des vacances…

Martine Péters

A votre avis, quel animal à la queue en tire-bouchon?
Pardon?
Vous avez dit le cochon?
La réponse était: la poule hollandaise.
Enfin… Kiwi, ma poule hollandaise.
A la base, cette adorable demoiselle a la queue fine et élégamment droite.
Mais mercredi en fin de journée, elle a décidé de se retirer dans un lieu très improbable pour avoir la paix, le temps de pondre un oeuf.
Le scénario déjà vécu maintes fois s’est répété: impossible de la retrouver.
J’ai recommencé ma fouille systématique de l’enclos et du poulailler, une fois, deux fois… sans résultat.
A la troisième tentative, une petite voix a répondu à mes appels. 
Elle provenait d’un buisson quasi inaccessible pour nous, humains bipèdes.
Je me suis rapprochée, ai appelé à nouveau et Kiwi m’a répondu.
Cette fois, j’ai fouillé.
Elle était là, à côté de son oeuf, mais ne bougeait pas.
Je l’ai prise… pour réaliser qu’elle était emprisonnée.
Une sorte de branche liane s’était solidement enroulée autour de sa queue.
Je pense que, sentant qu’elle était entravée, elle a dû avoir une réaction propre à sa race,  qui panique rapidement lorsque qu’elle se sent agressée.
Elle a dû sauter en se tournant pour faire face à l’adversaire, ce qui a consolidé le noeud formé autour de sa queue.
Elle était là, piteuse et triste…
Il m’a fallu un temps fou pour arriver à la dégager.
Lorsque je l’ai enfin relâchée auprès des autres, sa queue ressemblant à un tire-bouchon…
Fini les jolies plumes bien lisses et droites…
Il faudra du temps pour que cette terminaison de poulette reprenne son aspect initial.
Quant au buisson… il va être taillé pour qu’il ne se transforme plus en piège à poule.

Martine Péters

Je connais Norah Lambelet Kraft depuis de longues années maintenant.
Cette femme courageuse, cultivée et très active a eu un destin hors normes, qu’elle vient de relater dans un livre inspirant: De flash en flash, de clin d’oeil en clins d’œil: Mes mille et une vies.
Je voulais vous faire partager ce que j’ai ressenti à la lecture de son ouvrage, en diffusant un article que j’ai eu le plaisir de lui consacrer, paru voici quelques semaines dans le magazine suisse Générations.

En Suisse romande et bien au-delà, Norah Lambelet Kraft est notamment connue pour avoir fondé en 2003  l’Ecole des Grands Parentsdevenue depuis « Etre grands-Parents… aujourd’hui ». Groupe autonome du Mouvement des Aînés Vaud, l’association offre toujours un programme riche en échanges et en activités, proposant aux grands-parents vaudois de partager leurs expériences et d’explorer des pistes de réflexion. 

Ceux qui fréquentent l’association et qui connaissent Norah Lambelet Kraft sont pourtant rares à savoir qu’elle a vécu une existence digne d’un livre d’aventures.  Elle la raconte aujourd’hui dans un ouvrage intitulé De flash en flash, de clin d’oeil en clins d’œil: Mes mille et une vies. Un livre à l’image de son auteure: bienveillant et inattendu.

D’Alexandrie à Paris, Philadelphie et Lausanne 

Cette promenade dans son passé, Norah a décidé de l’écrire à l’intention de ses enfants, de ses petits-enfants et de ses arrière-petits-enfants. Et c’est en réponse aux questions qu’ils lui ont posées qu’elle réexplore son chemin de vie à travers les anecdotes et les épisodes les plus marquants. De grands drames en grands bonheur, elle a frôlé la mort alors qu’elle n’était encore qu’une enfant, a eu trois identités, a posé ses valises dans quatre pays différents, et s’est épanouie autant dans ses activités professionnelles que dans sa vie de femme et de mère.

A l’une de ses petites-filles qui l’interrogeait sur le sujet, elle expliquait avoir créé l’Ecole des Grands-Parents parce que, à son avis… « on n’a jamais fini d’apprendre, dans la vie. » C’est sans doute cette philosophie qui lui a permis de tracer un parcours professionnel exceptionnel avec, à son actif, une multitude de titres parmi lesquels pédagogue, spécialiste de la petite enfance, conseillère éducative et intergénérationnelle, formatrice d’adultes, consultante, accompagnante, créatrice de nombreux projets d’accueil, d’éducation et d’enseignement tant aux Etats-Unis qu’en Suisse. 

Les différents chapitres de son livre nous entraînent en Egypte où elle est née, à Paris où elle a étudié, à Philadelphie où elle a séjourné avec son premier mari, et en Suisse, son port d’attache où elle a rencontré son deuxième époux et où habite toujours aujourd’hui. Chassée d’Alexandrie avec sa famille, elle a vécu l’exode des Juifs d’Egypte, les déchirures liées à l’exil, la maladie, les deuils: rien n’a été épargné à la jeune Norah à laquelle il a fallu beaucoup de courage pour tracer sa route. Son goût des autres, son sens de la famille et son amour de la vie lui ont permis de franchir les écueils et de connaître une existence exceptionnelle dont le récit sans lourdeur et parsemé de touches d’humour est une véritable ode à la vie. 

Martine Péters

« De flash en flash, de clin d’oeil en clins d’œil: Mes mille et une vies » est en vente sur le site Amazon.