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Martine Péters (anciennement Bernier)

… ce petit bout de bichon a beau être une boule d’énergie, elle a l’art de s’effondrer dans les coins les plus improbables pour faire une sieste.

Son insouciance et son innocence me désarment…

MP

L’année 2020 est décidément très dure.
Ces derniers jours, la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations informe la population sur une mesure qui affecte cette fois tous les propriétaires de poules, canards, etc.
En raison de la présence de la grippe aviaire sous nos latitudes, une protection obligatoire des basses-cours est imposée afin d’éviter la contaminations des volailles domestiques.

Nous avons le choix entre deux possibilités: la claustration ou la mise sous filets avec réduction des parcours extérieurs évitant la proximité des points d’eau naturels, mares ou cours d’eau. 
But de l’opération: empêcher tout contact  avec les oiseaux sauvages ou les volailles d’un élevage professionnel.

Pour nous comme pour tous ceux qui ont un petit poulailler familial, la nouvelle est rude.
Nous allons évidement tout mettre en oeuvre pour protéger nos pensionnaires, même si nous savons que ce sera compliqué.
Les passereaux et les tourterelles sont les hôtes permanents de l’enclos.
Il va être difficile de trouver un moyen pour empêcher les contacts, mais nous nous plierons aux consignes.
Il serait  insupportable de devoir euthanasier nos protégés, poules et canards, à la moindre suspicion  d’influenza aviaire.
Je pense beaucoup à nos amis de la rue d’à côté dont le vaste enclos se prête encore plus difficilement que le nôtre aux mesures de protection.
Je crois que, tous, nous verrons s’éloigner sans regret l’année 2020 et son lot de pandémies, d’attentats et autres joyeusetés…

Martine Péters

 

 

En fonction des livres sur lesquels je travaille, le matériel que j’utilise n’est pas toujours le même.
Pour les livres pour adultes, qui me prennent beaucoup plus de temps, j’ai recours à toutes les possibilités et les programmes de mon compagnon fidèle: mon ordinateur.
Pour les livres pour enfants, je fais la même chose… mais je m’adjoins en plus un élément incontournable: mon cahier de notes.
J’ai bien dit cahier, pas carnet…
Ma colonie de petits carnets sert, elle, à noter tout ce que je croise dans la journée et qui pourrait m’être utile par la suite.
Mon cahier, lui, est bien plus que cela.
C’est là que je trace les grandes lignes des scénarios de chaque livre pour enfants dès l’instant où l’idée a été décantée.
Les noms des personnages, les lieux, l’atmosphère, la trame de l’histoire… tous les détails dont je me resservirai ensuite trouvent leur place dans mon Cahier des Délires.
Jusqu’ici, je ne conservais pas ces cahiers.
Une fois qu’ils étaient remplis, ils prenaient le chemin du recyclage.
Pour les deux nouveaux ouvrages pour enfants que j’ai en tête, il me fallait choisir un nouveau cahier.
Parmi ceux qui occupent une étagère de ma bibliothèque, l’un d’eux m’a interpellée, comme pour me convaincre de lui attribuer ce rôle.
Il est bleu, beau et sobre, et ses pages sont délicatement imprimées.
Affaire entendue: je l’ai adopté pour ce rôle.
Je couvre ses pages d’une écriture bâtonnée qui me permet de relire facilement  mes notes de « gauchère corrigée ».
Alors que le prochain livre sortira au tout début du mois de janvier voire peut-être un peu plus tôt, les deux suivants prennent forme, quittent mon imagination pour s’installer dans  mon cahier, ultime étape avant l’écriture proprement dite.
Et je sais déjà que, lorsque mon nouveau Cahier des Délires sera rempli, je n’aurai pas le coeur de m’en séparer.
D’ailleurs il me le murmure depuis le premier jour: « Je vais t’aider, mais garde-moi! »

Martine Péters