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« Tête de patate » : une nouvelle sculpture défigurée par un restaurateur amateur en Espagne, à Palencia ©Antonio Guzmán Capel/Facebook

L’Espagne a connu quelques restaurations d’oeuvres d’art totalement ratées, ces dernières années, dues aux « bons soins » de personnes non qualifiées se sentant investies de je ne sais quelle mission.
La dernière en date, choquante à souhait, a fait son apparition il y a quelques jours à Palencia.

L’oeuvre d’art devenue monstrueuse grâce aux « bons soins » d’un « artiste peintre » local, ressemblait autrefois à la photo de gauche.
La statue faisait partie d’une scène pastorale réalisée dans les années 1920, ornant la façade d’une banque.
La douce bergère, une fois passée entre les mains de « l’artiste restaurateur », a troqué son minois contre la face innommable que l’on peut voir sur la photo de droite… et qui lui vaut désormais le surnom de « Tête de patate ».

En juin 2020, l’ancien président de l’Association professionnelle espagnole des restaurateurs et conservateurs avait lancé un appel en faveur « d’un renforcement de l’encadrement et de la formation des restaurateurs ».
Visiblement, il n’a pas été entendu.

Martine Péters 

Souvenez-vous…
Ce printemps, pendant le confinement, alors que sévissait la première vague du virus qui a bouleversé le monde, les Français et les habitants d’autres pays sans doute, avaient pris l’habitude de se poster à leurs fenêtres pour applaudir les soignants qui se battaient pour eux.

C’était touchant…

Etrangement, alors que nous sommes confrontés à  une deuxième vague aussi violente que la première et que les hôpitaux sont une fois encore sur-sollicités, plus personne ne songe à applaudir les efforts du personnel soignant.
Personnel dont, soit dit en passant,  la situation toujours aussi délicate voire plus qu’elle ne l’était au printemps puisque, cette fois, aucune région n’est épargnée par le flux de patients et que la fatigue accumulée au fil des mois n’a pas pu être soulagée.

Serions-nous ingrats? 

MP

Le 22 octobre dernier, le Musée du Louvre a vécu un  épisode inattendu.
Un homme a tranquillement pris une sculpture en bois présentée dans le Pavillon des Sessions, scandant à qui voulait l’entendre « Je rentre à la maison avec ce patrimoine qui a été volé à notre mère patrie l’Afrique » et expliquant longuement son point de vue, tout en se dirigeant vers la sortie, l’oeuvre dans ses bras.

On peut  comprendre si  pas le geste, du moins sa revendication.
L’ennui, c’est que l’oeuvre qu’il a arrachée de son socle est originaire… d’Indonésie orientale.
C’est bête.
L’homme en question a été filmé par les caméras du musée, la sculpture dans les bras, marchant en s’expliquant longuement, sans se laisser interrompre par l’un des surveillants qui a essayé vainement de lui parler.
Le Louvre a déposé plainte.
Ce n’est pas la première fois que des activistes s’adonnent à ce genre d’action.
A noter que le Ministère de la Culture travaille sur un dispositif permettant de restituer les oeuvres arrivées de manière douteuse et étudie pour ce faire la provenance des oeuvres d’art africaine dans les musées de France.

 

MP