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Animaux

Contrairement à moi, mon fils aime et connaît bien les insectes qu’il observe depuis son plus jeune âge.
Le week-end, dernier, nous dégustions une glace en famille au coeur de la roseraie lorsqu’il a repéré à nos côtés la présence d’un insecte volant très présent cette année.
A part le fait que je sais que ce n’est ni une guêpe, ni une abeille,  et qu’il passe beaucoup de temps à nous observer, je ne savais rien de cette petite bestiole, jusqu’à ce que Sébastien donc m’en parle:
– C’est un syrphe… Elles sont vraiment étonnantes avec leurs gros yeux rouges et leur vol stationnaire. Franchement, c’est une prouesse!
– C’est vrai… j’ai perpétuellement l’impression d’être sous l’oeil de Moscou avec elles! Je ne connaissais pas leur nom… je savais juste qu’elles ne piquent pas…

J’ai ensuite observé mon fils dont l’attention était captée par ces minis et inoffensifs OVNI ressemblant à des vaisseaux-espions venus espionner imperturbablement les humains que nous sommes.
Il s’amusait de voir leur manège…
Bien après son départ, me retrouvant sous l’oeil du syrphe, je me suis demandé à quoi pouvait bien servir ce cousin de la mouche… si ce n’est à nous entraîner à sa suite dans un film de science-fiction.
Et j’ai appris qu’elle participait à la pollinisation des fleurs.
Cette fonction lui donne le droit de nous espionner à sa guise…

En moins d’un mois, nos quatre coureurs indiens sont passés de l’état de canetons à celui d’ados affamés.
De ceux qui vident le frigo à chacun de leurs passages, et dont on a tendance à dire que, économiquement parlant, mieux vaut les avoir en photo qu’en pension!
Désormais aussi grands que leurs mères d’adoption lorsqu’ils se tiennent bien droits, ils continuent à évoluer sous l’oeil très vigilant de la plus impliquée de leurs mamans, Chine, que l’on voit sur la photo ci-dessus.
Au fond, à gauche, elle surveille le repas des fauves que partagent mes deux poules hollandaises, peu impressionnées par ces convives gloutons.
Les Pékins, elles, restent prudemment en retrait… et mangent beaucoup moins qu’avant.
J’ai donc décidé que dès que nos protégés palmés auront atteint leur taille adulte, les repas seront désormais servis dans deux salles à manger bien distinctes, chacune dans un enclos séparé.
Seul moyen pour mes Boulettes de pouvoir se nourrir avant que nos quatre aspirateurs à nourriture ne leur chipent leur pitance.

Martine Péters

J’ai toujours aimé les canards, au point de m’être penchée sur les différentes espèces à l’aide de livres spécialisés qui figurent en bonne place dans ma bibliothèque.
C’est dire si j’ai été heureuse lorsque mes mini poules ont réussi à faire éclore quatre des cinq oeufs de cane que je leur avais confiés…
Aujourd’hui, la famille se porte bien, et nos canetons coureurs indiens grandissent vite.
Curieux, hyperactifs et gourmands, ils bougent tout le temps, mangent comme quatre (ou plutôt comme quatre fois quatre), et découvrent avec ravissement leur environnement, toujours dans le sillage de leurs mamans d’adoption.
En ce moment, le poulailler nous donne beaucoup de travail.
La famille « Capoule », les poules en période de couvaison sauvage qu’il faut sortir presque de force pour qu’elles se nourrissent, les autres poules qui mènent leur vie normale… c’est prenant.
Depuis plusieurs jours déjà, le carton où les bébés ont passé les premiers jours de leur vie ne convient plus ni aux canards ni aux poules.
Mon Capitaine travaille donc à modifier la configurations du poulailler pour que chacun soit bien installé sans risque de voir les petits se dissimuler dans des coins inaccessibles.
En attendant, ils apprennent à communiquer avec  nous à leur façon… et y arrivent très bien!
Un jour de la semaine dernière, je rentre dans l’enclos et me fais accueillir par un concert de petits piaillements.
Le temps de fermer la porte de l’enclos, de me retourner, et je me trouve devant quatre boules de plumes.
Le « nez » en l’air, les canetons fixaient sur moi leurs petits yeux vifs, comme s’ils attendaient quelque chose de précis.
Ils ont déjà appris à ne pas avoir peur de nous, même s’ils ne se laissent pas facilement prendre, ce que nous ne cherchons d’ailleurs que très rarement à faire.
– Coucou, les petits! Vous voulez quelque chose?
Comme ils ne semblaient pas décidés à me lâcher d’une semelle, il semblait clair qu’ils réclamaient… à manger.
Il faut savoir qu’à cette période de leur vie, les canetons mangent tout le temps.
La veille, ils m’avaient fait un grand numéro de charme pour de la salade…
Cette fois, j’ai tenté une autre approche en leur proposant une petite pelletée de crustacés lyophilisés. 
Ils se sont jetés sur leur festin avec un enthousiasme débordant.
Visiblement, le message était bien passé!

Martine Péters