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Animaux

Peut-être avez-vous déjà entendu parler de lui…
Le kakapo est le plus gros de perroquets (4kg pour les mâles), ne sait pas voler mais gambade comme un chef, est nocturne ce qui lui vaut le surnom de « perroquet-hibou », vit en Nouvelle-Zélande et possède un certain nombre de particularités qui le rendent à la fois passionnant et attendrissant…
Il fait partie des oiseaux en voie de disparition et fait l’objet de toutes les attentions de la part de ceux qui le protègent.
Ce qui m’a donné envie d’en parler aujourd’hui?
Le fait de découvrir que je ne sais quel humain stupide lui a attribué le titre d’animal le plus bête, ce qui fait désormais le tour d’Internet.
Que dire si ce n’est que le manque de discernement de certains humains est tristement fascinant?
Rendons hommage au kakapo en suivant les reportages nettement plus sérieux qui lui sont consacrés parmi lesquels les deux très courts exemples ci-dessous!

Martine Péters

Vidéo Kakap Reportage AFP

Zapping Sauvage

C’est fou le nombre de fois où j’ai déjà entendu cette question…
Et c’est vrai que, ces derniers temps, j’ai peu parlé de mon Mogwaï.
Après la lourde opération de la patte qu’elle a eu à subir, la convalescence a été très longue.
Elle est aujourd’hui presque entièrement remise, si ce n’est que nous la portons toujours pour franchir l’épreuve des escaliers.
Le retour de l’automne et, surtout, de la pluie, a eu le don de la mettre d’humeur maussade.
Mais un soir, j’ai réalisé qu’elle allait beaucoup mieux.
J’étais dans le canapé lorsqu’elle s’est approchée de moi, ce qu’elle ne faisait plus depuis des semaines.
Ces derniers temps, elle passait d’un canapé à l’autre, visiblement handicapée par cette pauvre patte arrière.
Et puis un jour, elle s’est dressé sur ses pattes arrière en prenant appui sur le canapé, et m’a regardée en agitant la queue.
L’air de me dire: « Si tu m’aides, je viens près de toi! »
Un petit coup de main plus tard, elle retrouvait sa place près de moi… sautant d’elle-même sur le sol un peu plus tard sans que j’aie eu le temps d’intervenir.
Depuis, dès que je suis à cette place, elle vient me rejoindre, toujours avec mon  aide.
Le mois prochain, mon Mogwaï aura dix ans.
Je n’aime pas pour elle cette notion de temps qui passe…
Mais je continue à tout faire pour qu’elle aille le mieux possible.
En retour, je suis récompensée par son attitude.
Elle est plus jolie que jamais, gambade partout et a manifestement retrouvé sa santé et sa bonne humeur!
Encore un grand merci à notre vétérinaire dont Aurélien, 5 ans, disait il y a quelques jours: « Mes poules seront mieux avec toi. En plus, tu as un super vétérinaire: il soigne les éléphants! »
Ce qui est vrai!

Martine Péters

Depuis des semaines, Chine, la petite poule Pékin, cheffe de mon groupe de poulettes, était pour la deuxième fois sous l’emprise d’une crise de couvaison nerveuse qui la poussait à ne plus quitter le poulailler.
Elle a plus que d’autres l’âme d’une poule couveuse et s’obstine à couver le vide sans que je puisse la convaincre d’abandonner son idée.
Je la porte donc hors du poulailler pour qu’elle se nourrisse et bouge un peu, et, depuis quelques jours, je ferme ledit poulailler dans la journée pour lui en interdire l’accès.
Dimanche dernier, alors que nous avions de la visite peu après le départ de mon fils, l’un des visiteurs, qui a lui aussi des poules, m’a dit qu’il avait rencontré le même problème et qu’il avait tôt fait de le régler. 
Je lui ai évidemment demandé comment il avait fait, et  il m’a expliqué qu’il avait trempé le postérieur de sa poule dans un bassin rempli d’eau et de glaçons.
Hum.
Malgré l’apparente efficacité du geste, j’étais plus que sceptique.
Lorsqu’il m’a demandé si j’allais le faire, je lui ai poliment répondu qu’il fallait que je me prépare psychologiquement… sachant pertinemment que je n’infligerais jamais un traitement pareil à mes poules.
Le soir, au moment de rentrer mes protégées, j’ai eu une explication avec Chine que je tenais dans mes bras où elle se prélassait lascivement:
– Chichi, il faut que ça cesse, maintenant! Tu as entendu ce qu’a dit le monsieur? Ca devient ridicule, ton histoire! Maintenant que Bruno a terminé le chemin de dalles, je fermerai la porte entre les deux enclos pour que Bulle puisse faire son oeuf dans le sac à foin comme d’habitude. Mais toi, tu ne mets plus une patte dans le poulailler en dehors de la nuit tant que tu n’es pas redevenue toi-même. Sur ce, bonne nuit!

Je sens que vous n’allez pas me croire.
Le lendemain, Chine allait beaucoup mieux.
Et le surlendemain, l’épisode de la couvaison inutile n’était plus qu’un lointain souvenir.
Elle ne cherchait plus à rentrer dans le poulailler.
J’en ai déduit que l’arrivée de l’automne et d’un temps plus frais l’avait ramenée à la normale.
Ou alors… la déclaration de notre visiteur et la perspective d’un bain de siège à la mode Rika Zaraï l’a traumatisée!

Martine Péters