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Animaux

Depuis son arrivée parmi nous, l’automne dernier, Kali s’en est donné à coeur joie avec les jouets pour chiens qui se trouvent dans un panier au salon, à disposition de mes deux demoiselles bichons havanais.
Elle joue avec tout… au détriment de Pomme qui joue beaucoup moins.
Notre mini Mogwaï est comme un enfant: si son aînée prend un jouet, c’est précisément celui-là qu’elle voudra elle aussi.
Si je les laisse se débrouiller entre elles, j’ai cependant mis le holà sur les deux mascottes préférées de Pomme: un mouton en peluche et une balle molle à laquelle elle est attachée.
Je les ai montés dans son panier de nuit avec, pour Kali, l’ interdiction d’y toucher.
Elle essaie de respecter mes consignes, mais craque régulièrement.
Je vois alors la balle arriver au salon par sur l’intervention du Saint Esprit.
Lorsque je fais remarquer à Kali que ce n’est pas du tout ce qui avait été prévu, elle prend un air innocent, regarde la balle, puis moi, avec l’air de dire: « Ah bon? Elle est descendue? »
Samedi, elle a fait plus fort encore.
Parmi ses jouets favoris se trouve une petite grenouille bleue couineuse qu’elle adore lancer le plus haut possible.
Ce soir-là, en arrivant dans ma chambre, j’ai réalisé qu’à la place de Pomme se trouvait… la grenouille.
Kali avait fait l’échange…
Pomme a eu l’air aussi surprise que moi.
Mais… que se passe-t-il dans la tête d’une petite chienne capable de faire preuve d’une aussi délicate attention?

Martine Péters

 

Les personnes qui ont la chance de vivre avec un chien le savent: rares sont ceux qui aiment être lavés… à l’exception des chiens d’eau qui ne résistent pas à la moindre flaque.
Donner le bain à un chien est sportif.
Donner le bain à deux chiens en même temps, l’est deux fois plus.
Ce dimanche matin, sachant que mon fils et son bout de chou avaient annoncé leur arrivée pour le lendemain, nous avons décidé de donner un bain à Pomme et Kali, nos deux demoiselles bichon havanais. 
Il fallait qu’elles soient présentables!
Cette fois, comme nous étions deux, nous avons procédé différemment que lorsque je suis seule.
Elles se sont retrouvées en même temps dans la grande baignoire, et l’opération a été menée tambour battant.
Savonnée puis rincée en premier, Pomme a  a été emmitouflée dans un linge de bain et descendue par mes soins au salon tandis que Kali restait avec mon Capitaine pour être « bichonnée » elle aussi.
Je terminais de sécher Pomme au sèche-cheveux lorsque nos  complices nous ont rejoints.
Tout se passait comme prévu, à ceci près que Kali n’est de loin pas aussi docile que Pomme et s’est rapidement lassée.
La voir se tortiller comme un ver en essayant de s’échapper est un spectacle amusant pour un spectateur extérieur, mais beaucoup moins rigolo pour celui ou celle qui joue le rôle du toiletteur!
Un quart d’heure plus tard, toutes deux, récompensées par un « nonosse » bien mérité, se remettaient de leurs émotions à côté de moi, dans mon bureau, chacune vautrée dans un panier.
En attente de subir la dernière étape de leur mise en beauté: le brossage de l’après-midi.
Quant à mon Capitaine et moi,  nous avions le sentiment du devoir accompli satisfaits d’avoir survécu à la tâche… et trempés.

Martine Péters

Pomme, juillet 2021

En cette période, les refuges pour la protection des animaux tirent une fois de plus la sonnette d’alarme.
Malgré les campagnes d’information et les mises en garde, ils savent qu’il y aura encore des vagues d’abandons en cette période de vacances.
C’est un phénomène qui, tout à la fois, m’écoeure, me rend triste et me met en colère.
J’ai pris cette photo hier.
Pomme aura 12 ans en novembre.
Nous vivons ensemble depuis qu’elle a trois mois et, mis bout à bout, nous n’avons pas dû passer plus de trois semaines l’une sans l’autre durant tout ce temps. 
Elle est mon ombre, mon inséparable, comme le furent Benjie, ma chienne bearded collie, puis Scotty, ma petite scottish terrier.
Je devine l’humeur de mon Mogwaï, ses besoins, ses douleurs à la seconde où je la vois.
Son regard est plus parlant que tous les discours.
Comme l’est celui de Kali, la petite chienne qui partage elle aussi notre vie depuis quelques mois.
Tous  nos chiens ont à peu près le même, chargé de la même intensité.
Comment est-il possible de trahir, de faire souffrir, d’abandonner un animal qui, contrairement à certains humains, est incapable de rouerie, de déloyauté ou de méchanceté?
Il faudrait qu’au moment d’acquérir un animal quel qu’il soit, chacun se pose une question essentielle: « Quoi qu’il arrive, serais-je digne de lui, lui serais-je inconditionnellement fidèle? ».
S’il y a la moindre ombre d’un doute… renoncez.

Martine Péters