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Savez-vous qui était Salaï?
Ce peintre italien de l’Ecole Lombarde a été le disciple et l’élève de Léonard de Vinci pendant dix ans.
L’artiste l’avait recueilli lorsqu’il avait à peine dix ans.
Miséreux, il traînait dans les rues… et Léonard l’a pris avec lui après avoir donné une poignée de florins à son père.
Salaï, de son vrai nom Gian Giacomo Caprotti, était d’une beauté presque irréelle, androgyne, et a beaucoup servi de modèle au Maître.
Il l’a accompagné sans ses voyages, a appris à peindre et dessiner avec lui, et déclarait qu’il était son fils adoptif.
Il semblerait plutôt qu’ils entretenaient une relation intime, selon les spécialistes de l’artiste.
Le grand Léonard l’a surnommé Salaï (petit diable), parce qu’il continuait à chaparder, à mentir et à faire toute sorte de bêtises.
Après la mort de l’artiste, Salaï a vécu une vie plus posée, mais est décédé dans des circonstances mystérieuses à 43 ans.

Cette semaine, à Paris, l’un de ses rares tableaux a été venu pour la somme de 1,7 millions d’euros. 
« La Madeleine Pénitente » est une huile qui rappelle la technique de Léonard de Vinci.
Certains s’interrogent: est-ce le talent de Salaï ou sa proximité avec le Maître qui lui a valu tel succès?
Un peu des deux, sans doute…

Martine Péters

 

 

« Tête de patate » : une nouvelle sculpture défigurée par un restaurateur amateur en Espagne, à Palencia ©Antonio Guzmán Capel/Facebook

L’Espagne a connu quelques restaurations d’oeuvres d’art totalement ratées, ces dernières années, dues aux « bons soins » de personnes non qualifiées se sentant investies de je ne sais quelle mission.
La dernière en date, choquante à souhait, a fait son apparition il y a quelques jours à Palencia.

L’oeuvre d’art devenue monstrueuse grâce aux « bons soins » d’un « artiste peintre » local, ressemblait autrefois à la photo de gauche.
La statue faisait partie d’une scène pastorale réalisée dans les années 1920, ornant la façade d’une banque.
La douce bergère, une fois passée entre les mains de « l’artiste restaurateur », a troqué son minois contre la face innommable que l’on peut voir sur la photo de droite… et qui lui vaut désormais le surnom de « Tête de patate ».

En juin 2020, l’ancien président de l’Association professionnelle espagnole des restaurateurs et conservateurs avait lancé un appel en faveur « d’un renforcement de l’encadrement et de la formation des restaurateurs ».
Visiblement, il n’a pas été entendu.

Martine Péters 

Le 22 octobre dernier, le Musée du Louvre a vécu un  épisode inattendu.
Un homme a tranquillement pris une sculpture en bois présentée dans le Pavillon des Sessions, scandant à qui voulait l’entendre « Je rentre à la maison avec ce patrimoine qui a été volé à notre mère patrie l’Afrique » et expliquant longuement son point de vue, tout en se dirigeant vers la sortie, l’oeuvre dans ses bras.

On peut  comprendre si  pas le geste, du moins sa revendication.
L’ennui, c’est que l’oeuvre qu’il a arrachée de son socle est originaire… d’Indonésie orientale.
C’est bête.
L’homme en question a été filmé par les caméras du musée, la sculpture dans les bras, marchant en s’expliquant longuement, sans se laisser interrompre par l’un des surveillants qui a essayé vainement de lui parler.
Le Louvre a déposé plainte.
Ce n’est pas la première fois que des activistes s’adonnent à ce genre d’action.
A noter que le Ministère de la Culture travaille sur un dispositif permettant de restituer les oeuvres arrivées de manière douteuse et étudie pour ce faire la provenance des oeuvres d’art africaine dans les musées de France.

 

MP