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Le Masque au rideau Noir, Fernand Khnopff
Fernand Khnopff

Les Belges  le connaissent bien.
Considéré comme l’un des maîtres du symbolisme belge, le peintre belge Fernand Khnopff  (1858 -1921) avait un modèle de prédilection: sa soeur Marguerite.
C’est elle qui a notamment posé pour le fameux tableau « Le masque au rideau noir ».
L’univers énigmatique de Khnopff se situe au delà des frontières du rêve et se mélange à un parfum d’occultisme.
Solitaire aux allures de dandy, cet artiste atypique a fréquenté les préraphaélites anglais, se retrouvant dans leur attirance pour la nostalgie et le romantisme.
Klimt et Gustave Moreau l’admiraient, Ensor le suspectait de plagiat, Magritt s’est inspiré de son oeuvre.
Fernand Khnopff, lui, s’est épanoui seul dans la grande-maison atelier qu’il a dessinée puis a fait construire en 1899.
Une sorte de temple  qui lui était dédié, bâti  à la lisière du Bois de la Cambre à Bruxelles, et qui était à la fois énigmatique et représentatif de la personnalité de son propriétaire.
Si la bâtisse a été détruite en 1930, l’oeuvre de Khnopff est toujours admirée aujourd’hui.
Elle se découvre notamment au Petit Palais, à Paris, jusqu’au 17 mars prochain… 

Martine Péters

La Ronde de Nuit de Rembrandt

Rembrandt est le premier peintre que j’ai découvert plus ou moins sérieusement.
J’étais encore à l’école, et c’est notre professeur de néerlandais, Madame Van Hoove, qui nous avait fait pénétrer dans son univers.
Je n’étais ni douée ni intéressée par les langues.
Mais là… je me souviens encore parfaitement de l’illustration qui accompagnait le texte (en flamand).
Il s’agissait d’une reproduction en noir et blanc de La Ronde de Nuit, et je notre professeur nous avait expliqué que l’art de Rembrandt se cachait ici dans une particularité: si l’on suivait des yeux le personnage central et que l’on se délaçait devant le tableau, nous avions l’illusion que son bras bougeait lui aussi.
Cela m’avait fascinée… d’autant que j’ai pu constater par la suite, en découvrant la toile au Rijksmuseum, à Amsterdam, que c’était exact.
Les peintres flamands faisaient partie de notre culture, de ceux qui nous ont été enseignés tôt.

Ces jours-ci, l’excellent magazine Connaissance des Arts  m’a appris que « Les recherches, dirigées par le Rijksmuseum d’Amsterdam et le département des sciences des matériaux de l’université de Delft aux Pays-Bas, ont mis au jour un nouvel ingrédient utilisé par Rembrandt : la plumbonacrite. Employée pour créer des effets d’empâtement, ou impasto, ce composé permet de travailler avec des couches épaisses de peinture pour donner du relief et accrocher la lumière. Elle donne son aspect caractéristique à la peinture de l’artiste.

Ce composé très rare dans les peintures de l’époque, n’est pas arrivé là par hasard, précise l’article.

Victor Gonzalez, auteur de l’étude et chercheur au Rijksmuseum, précise : « Nos recherches montrent que sa présence n’est pas accidentelle ni due à une contamination, mais qu’elle résulte d’une synthèse volontaire ». La plumbonacrite est un composé extrêmement rare dans les peintures de l’époque, que l’on le trouve seulement dans « quelques échantillons de peintures du XVIIe siècle et dans un pigment […] dégradé d’une peinture de Van Gogh », souligne le Centre européen de recherches scientifiques.

J’ai lu cet article avec attention.
Les Maîtres d’autrefois possédaient un savoir exceptionnel, une connaissance pointue des techniques et des couleurs.


Martine Péters

Il y a deux ans, la vente aux enchères d’un dessin de Léonard de Vinci avait été annulée en raison d’une cause de classement « trésor national ».
Il s’agissait d’une étude pour un St Sébastien dans un paysage , et provenait d’une collection particulière.
Aujourd’hui, la vente a été reprogrammée pour le 19 juin 2019, chez Tajan.
Ce laps de temps de deux ans entre la première vente avortée et la seconde devrait permettre aux musées français de réunir la somme nécessaire à l’acquisition de cette oeuvre authentifiée.
Estimée entre 15 et 20 millions d’euros, elle est convoitée autant par des musées que par des collectionneurs.
Il ne reste plus qu’à patienter pour savoir où ira ce dessin du Maître…

Martine Bernier