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Cinéma

Philippe Noiret, Jean Rochefort, Claude Rich et maintenant Jean-Pierre Marielle…
Quelle tristesse de voir ces merveilleux acteurs s’en aller alors que nous aurions voulu qu’ils soient éternels…
L’impression de perdre une connaissance proche avec cette voix  inoubliable.
Aujourd’hui, je repense à ce film  que j’avais beaucoup aimé, dans lequel tournaient les trois compères Noiret, Rochefort et Marielle: Les Grands Ducs.
Il était sorti en 1996 et racontait l’histoire de trois vieux comédiens cabotins sans grand talent et oubliés de tous.
Un film délicieux, drôle, où les trois complices ont campé des personnages à la fois pathétiques et attachants.
Un film que j’avais ensuite acheté en DVD et que je regarderai à nouveau…

En attendant, Jean-Pierre Marielle trace la route avec Dick Rivers.
Un équipage insolite digne d’un scénario de film, lui aussi… le comédien et le rockeur en route pour les chemins du ciel…

Martine  Péters

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19456228&cfilm=14060.html

J’ai réalisé l’année dernière que mon Capitaine aimait bien les films d’Hitchcock.
Il a d’ailleurs un faible, en règle générale, pour les vieux film noir et blanc.
Forte de cette observation, je lui ai offert un coffret  des films du « maître du suspense »,  à déguster au fil du temps.

Depuis quelques jours, donc, lorsque nous sommes en tête-à-tête, nous visionnons l’un de ces films.
Lorsque j’étais enfant, ces derniers me terrifiaient.
Je tremblais à la moindre ombre se faufilant derrière les personnages que je considérais tous comme des victimes potentielles.
Par la suite, je n’avais jamais eu l’occasion de revoir ces films.
Depuis qu’Alfred  Hitchcock s’invite dans notre salon, je savoure cette redécouverte, mais je ne perçois plus son travail de la même façon, évidemment.
Les histoires me semblent longues à démarrer les dialogues ne sont plus aux goûts du jour.
Mais j’aime ce côté désuet, ce reflet d’une époque… et la redoutable psychologie du réalisateur provoque toujours des émotions.
Son art?           
Manipuler les spectateurs en introduisant de une tension qui monte crescendo et qui est souvent désamorcée par des pointes d’humour.
Je ne frissonne plus en regardant ces films, ou du moins pas ceux que nous avons revus pour le moment.
Mais il est difficile de s’en lasser…

Martine Péters

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Il en est des livres comme des films: certains sont cultes.
Parmi ceux que je considère comme tel se trouve en bonne place Lettre à une inconnue, de Stefan Zweig.

L’histoire m’a bouleversée lorsque je l’ai lu, et parmi les films qui en ont été tiré, celui dans lequel jouait Irene Jacob et Christopher Thompson m’a beaucoup émue.
L’histoire est inattendue.
Un écrivain viennois très connu, grand séducteur devant l’Eternel, reçoit une étrange  lettre venant d’une inconnue.
Une longue lettre dans laquelle elle lui raconte son histoire… qui est aussi un peu la imagesienne.
Il l’ignore, mais, toute sa vie, elle l’a aimé et lui a voué son existence.
Non, ce n’est pas l’histoire d’une groupie exaltée…
Son écrivain, elle l’a côtoyé lorsqu’elle était enfant.
Elle l’a guetté, espérant qu’il la remarquerait un jour, qu’elle lui plairait peut-être…
Et c’est ce qui s’est passé.
Je ne révèlerai pas la suite pour le cas où vous auriez envie de lire le livre ou de voir l’une ou l’autre version du film.
Mais  cette oeuvre est devenue un classique que l’on étudie comme tel.
Pour moi, il était l’un des ouvrages marquants que j’ai lu en une nuit quand j’avais à peine 14 ans…
Dans l’atmosphère feutrée de ma chambre, alors que la maison dormait, j’ai pleuré sur la solitude et le destin de cette jeune femme troublante…

Martine Bernier