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Cinéma

J’ai réalisé l’année dernière que mon Capitaine aimait bien les films d’Hitchcock.
Il a d’ailleurs un faible, en règle générale, pour les vieux film noir et blanc.
Forte de cette observation, je lui ai offert un coffret  des films du « maître du suspense »,  à déguster au fil du temps.

Depuis quelques jours, donc, lorsque nous sommes en tête-à-tête, nous visionnons l’un de ces films.
Lorsque j’étais enfant, ces derniers me terrifiaient.
Je tremblais à la moindre ombre se faufilant derrière les personnages que je considérais tous comme des victimes potentielles.
Par la suite, je n’avais jamais eu l’occasion de revoir ces films.
Depuis qu’Alfred  Hitchcock s’invite dans notre salon, je savoure cette redécouverte, mais je ne perçois plus son travail de la même façon, évidemment.
Les histoires me semblent longues à démarrer les dialogues ne sont plus aux goûts du jour.
Mais j’aime ce côté désuet, ce reflet d’une époque… et la redoutable psychologie du réalisateur provoque toujours des émotions.
Son art?           
Manipuler les spectateurs en introduisant de une tension qui monte crescendo et qui est souvent désamorcée par des pointes d’humour.
Je ne frissonne plus en regardant ces films, ou du moins pas ceux que nous avons revus pour le moment.
Mais il est difficile de s’en lasser…

Martine Péters

image

Il en est des livres comme des films: certains sont cultes.
Parmi ceux que je considère comme tel se trouve en bonne place Lettre à une inconnue, de Stefan Zweig.

L’histoire m’a bouleversée lorsque je l’ai lu, et parmi les films qui en ont été tiré, celui dans lequel jouait Irene Jacob et Christopher Thompson m’a beaucoup émue.
L’histoire est inattendue.
Un écrivain viennois très connu, grand séducteur devant l’Eternel, reçoit une étrange  lettre venant d’une inconnue.
Une longue lettre dans laquelle elle lui raconte son histoire… qui est aussi un peu la imagesienne.
Il l’ignore, mais, toute sa vie, elle l’a aimé et lui a voué son existence.
Non, ce n’est pas l’histoire d’une groupie exaltée…
Son écrivain, elle l’a côtoyé lorsqu’elle était enfant.
Elle l’a guetté, espérant qu’il la remarquerait un jour, qu’elle lui plairait peut-être…
Et c’est ce qui s’est passé.
Je ne révèlerai pas la suite pour le cas où vous auriez envie de lire le livre ou de voir l’une ou l’autre version du film.
Mais  cette oeuvre est devenue un classique que l’on étudie comme tel.
Pour moi, il était l’un des ouvrages marquants que j’ai lu en une nuit quand j’avais à peine 14 ans…
Dans l’atmosphère feutrée de ma chambre, alors que la maison dormait, j’ai pleuré sur la solitude et le destin de cette jeune femme troublante…

Martine Bernier

Samedi

Rosier Mme Isaac Péreire

RosierMme Isaac Péreire

La chaleur est presque écrasante: 32° en plein coeur de la journée.
Ce soleil radieux active la floraison de nos IMG_1874premières roses.
Un grand moment!
Leurs parfums délicats se mêlent et embaument l’air ambiant.
Visiblement, elles se plaisent dans leur environnement.
Si je retrouve facilement le nom de la rose naviguant entre rouge et rose foncé, grâce à l’étiquette que nous lui avons laissée, je suis plus empruntée pour celui de la rose rose qui a perdu son étiquette depuis sa plantation.
Un coup d’oeil dans le logiciel où j’ai répertorié mes rosiers me fait hésiter entre deux.
Serait-ce une Abraham Darby au premier stade de sa floraison, et n’ayant pas encore ouvert tous ses pétales?
Je la trouve un peu claire et simple pour cela…
Ou une Charlotte de Turckheim plus claire que la couleur annoncée?
Ne l’ayant jamais vue fleurir, je la connais mal.
Les jours suivants me le diront peut-être…

…..

UnknownDans la soirée, je propose à mon Capitaine de regarder le DVD d’un film que nous n’avions pas pu aller voir au cinéma, mais que j’avais très envie de visionner: « Cézanne et moi », avec Guillaume Gallienne (Cézanne) et Guillaume Cannet (Zola).
Il apporte un éclairage particulier sur l’amitié profonde qui a uni les deux hommes et sur la brouille qui les a séparés.
Si le film est parfois un peu décousu avec ses flash-back continuels, il m’a ouvert de nouvelles portes sur cette histoire que je connaissais, et sur des détails qui m’étaient inconnus de la vie de ces deux illustres personnages.Cézanne-et-Moi-une-bande-annonce-amicale-et-artistique-
Conséquence: dimanche matin, je téléchargeais le livre de Zola « L’Oeuvre » dans lequel il raconte le destin d’un peintre raté, personnage dans lequel s’est reconnu son ami.
Je voulais comprendre…
Je n’en suis bien sûr qu’au début du livre, mais je retrouve l’écriture solide de Zola avec plaisir.

…..

Dimanche matin, nus apprenons que Pierre Bellemare nous a quittés.
Une voix rassurante et chaude, un conteur exceptionnel, plein d’humour, qui a bercé toute notre vie, comme il l’a fait pour tellement de gens…

Martine Bernier