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Coup de coeur

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Jusqu’à mes 18 ans, j’ai habité Bruxelles.
Mais déjà à cette époque, j’aimais la Bretagne.
Le coeur de ce pays, j’ai eu l’impression de le toucher du doigt, au cours de ces années, à travers les chansons d’un homme d’une sensibilité et d’un talents purs: Jean-Michel Caradec.
Il a écrit et chanté des merveilles.
J’aimais pratiquement tous ses textes, toutes ses musiques.
Mais certains me parlaient davantage encore que d’autres.
Et notamment l’une de ses chansons, que j’ai apprise à beaucoup d’enfants et de jeunes lorsque je leur enseignais les rudiments de la guitare, et dont les paroles chantent encore dans ma tête lorsque je franchis la frontière de la région: « Qu’elle est belle ma Bretagne quand elle pleut… »

J’ai écouté Caradec pendant des années.
Et je l’écouterais sans doute toujours si, un jour de juillet 1981, il n’y avait pas eu cet accident de voiture qui a brisé son destin.
Alors, de temps en temps, je réécoute ses disques, je me laisse prendre à sa poésie.
Et je me dis qu’il a probablement été le premier dans les mots duquel j’ai reconnu mon propre attachement à sa terre, tel que je le ressens vraiment.

Avant de partir, il a eu le temps de nous marquer, de nous laisser des perles.
Que l’on peut encore trouver, d’ailleurs.

Martine Bernier

QU’ELLE EST BELLE MA BRETAGNE QUAND ELLE PLEUT…

Grand-mère lavait nos chemises
Au lavoir près de la remise
Le chat faisait le gros dos sur l’âtre auprès du feu
Qu’elle est belle ma Bretagne quand elle pleut

Papa nous contait des légendes
De trésors enfouis sous la lande
Maman cachait quelques pièces sous des draps très vieux
Qu’elle est belle ma Bretagne quand elle pleut

Et la petite fille de l’école
Je crois qu’elle avait la rougeole
J’ai jamais osé lui dire que j’étais amoureux
Qu’elle est belle ma Bretagne quand elle pleut

Et je rêvais de la Garonne
Des bûcherons, des bûcheronnes
Le petit bois de chez nous a fini dans le feu
Qu’elle est belle ma Bretagne quand elle pleut

Tous les marins qui se souviennent
Des barques qui jamais ne reviennent
Ont une envie de la mer quand même au fond des yeux
Qu’elle est belle ma Bretagne quand elle pleut

Quand je revois tous ces visages
Je ne sais même plus mon âge
En regardant des photos c’est fou ce qu’on est vieux
Qu’elle est belle ma Bretagne quand elle pleut
Qu’elle est belle ma Bretagne quand elle pleut

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Je sais, je sais, je ne devrais pas..
Mais j’avoue que, depuis pas mal d’années déjà, les Têtes à Claques me font sourire béatement, voir rire carrément, toute seule devant mon ordinateur.
J’aime pratiquement tout: leur humour disjoncté et complètement décalé, leur accent, les personnages, leurs mines parfois déconfites, et, par-dessus tout, le mythique « Non mais, sincèrement, Lucien !… »

Bref, je suis contaminée gravement…

L’aventure des Têtes-à-claques a été lancée en 2006 sur la Toile, puis elle a été diffusée sur la chaîne Radio-Canada.
Pour ceux qui ne connaîtraient pas, les personnages, en pâte à modeler, ont les yeux et la bouche de leur créateur, Michel Beaudet. Celui-ci a incrusté ses traits par ordinateur.
Le résultat est hilarant, doublé d’un humour décapant.
Toute une galerie de personnages constitue désormais ce qui est devenu un véritable phénomène culturel.
Les expressions de l’Uncle Tom, Johny Boy, Monique, Raoul ou Captain Kung-Fu font leur apparition dans la rue à peine ont-elles été prononcées.

Si vous ne connaissez pas (mais est-ce possible de ne pas connaître CA?), je partage, tiens!

www.tetesaclaques.tv

Martine