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Dessins

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Parmi les personnages de fiction qui ont enchanté mon enfance, il en est un auquel je garde toute ma tendresse: Simplet, l’un des 7 nains de Blanche-Neige.
Pour être tout à fait franche je n’ai jamais été sensible au personnage de Blanche-Neige, pas plus qu’à son histoire de Prince Charmant.
Non.
Ce qui me fascinait, c’était ces nains qui vivaient en dehors de la civilisation, leurs chants, leurs caractères… et ce petit bonhomme toujours souriant, qui avait des vêtements trop longs pour lui, qui semblait muet mais qui s’exprimait avec ses oreilles!
Adorablement naïf, Simplet me touchait beaucoup.
Et je me souviendrai toute ma vie du choc qui a été le mien lorsque j’ai découvert qu’il était chauve sous son bonnet!
J’ai mis pas mal de temps à mémoriser le nom des six autres: Timide, Prof, Atchoum, Joyeux, Dormeur et Grincheux.
Et l’une des grandes questions de ma vie d’enfant était: quel lien les unit? Sont-ils frères, cousins, amis?
J’ai appris par la suite que, dans le contes initial des frères Grimm, les nains étaient très peu présents.
Pour choisir leurs sept personnages, Disney et ses collaborateurs se sont longuement concertés.
Une liste de cinquante noms envisageables a été dressée, en fonction des personnalités possible.
Parmi eux se trouvaient « Affreux », « Sale » et « Affamé ».
Nous l’avons échappé  belle…
Et si jamais vos enfants n’ont jamais entendu la fameuse chanson « Heigh ho », voici le passage mythique du film!

Martine Bernier

 

871206_21832108_460x306J’ai l’impression d’avoir toujours connu les illustrations de Georges Goursat, dit Sem (1863 – 1934).
Regardez-les… elles ne vous rappellent rien?
Pour moi, elles représentent toute une époque…
les-boues-de-champagne-ou-evoluent-les-poilus_1639058_667x333Correspondant de guerre pour Le Journal, Sem a fourni à cette période des dessins bouleversants de réalisme et d’humanité.
Encore aujourd’hui, les regarder provoque une émotion troublante…

Mais c’est pourtant pour ses croquis de la société des années d’avant et d’après-guerre qu’il est le plus connu.
Regardez ses personnages, la lourdeur du pas des malheureux soldats, la légèreté et l’insolente insouciance de la société mondaine…803195784b71facea1a499b6cf483d57
Ce périgourdin devenu parisien était un grand artiste…
J’ai déjà vu certains de ses dessins en exposition. J’ai appris hier que sa ville de naissance, Périgueux, lui rend hommage depuis le mois de novembre dernier en présentant ses oeuvres jusqu’au 27 mars au Musée d’art et d’archéologie du Périgord.
Un peu loin pour moi en ce moment… mais c’est l’occasion, pour ceux qui sont dans la région, de se plonger dans un univers passionnant…

Et pour comprendre que cet observateur de la Belle Époque était tout sauf un naïf, je vous laisse cette phrase qui m’a interpellée dans le dossier de presse de l’exposition:

Lorsque Georges Goursat, qui signe déjà Sem en février 1886, crée « L’entracte4 » c’est pour « se moquer des sots, braver les méchants et se hâter de rire de tout, pour ne pas être obligé d’en pleurer […] et aussi, …arriver à l’amélioration de la morale de nos concitoyens par la puissance de l’esprit, faire à notre petite feuille une place enviée au grand soleil de l’art et de la liberté ».

Martine Bernier

 

 

Thomas Jefferson

Thomas Jefferson

On parle peu de Thomas Jefferson, né en 1743, mort en 1826, qui a été président des États-Unis de 1801 à 1809.
Pourtant, il mérité largement que l’on s’y attarde…
C’est lui qui fut l’auteur de la Déclaration d’indépendance américaine, de la loi sur les libertés religieuses en Virginie, où il fonda également l’université locale.
Ces trois tâches ont figuré dans son épitaphe. Mais il ne souhaitait pas que l’on y mentionne ses mandats politiques de président, vice-président ministre ou ambassadeur…
Les anecdotes sont légion définissant mieux que n’importe quel discours ce que fut cet homme.
Mais j’aime particulièrement celle-ci.
Dans l’université de Virginie qu’il avait donc fondée, Jefferson avait instauré un règlement très souple.
Mais cette confiance qu’il portait à ses étudiants entraînait des problèmes de discipline. Les professeurs qui voulurent rétablir l’ordre se retrouvèrent un jour à affronter une véritable émeute doublée de coups de cannes et de jets de pierre.
Jefferson a été effondré par cet événement.
Il convoqua un conseil de discipline réunissant le conseil d’administration de l’université et des représentants des étudiants.
Au moment de parler, très bouleversé, il commença par: « C’est le plus douloureux moment de ma vie… »
Mais sa gorge se serra, il dut s’interrompre, jeta un regard à son auditoire et éclata en sanglot, submergé par une vague d’émotion.
S’il était allé à la fin de son discours, il n’aurait pas touché autant son auditoire, sans doute…
Lorsque le Conseil a exigé des sanctions et a demandé les noms des émeutiers et, à leurs meneurs, de se présenter, ils l’ont tous fait sans hésiter…
Jefferson, pour moi, était un homme en avance sur son temps, très lucide sur bien des points. J’ai conservé quelques-unes de ses phrases que je partage avec vous ce matin:
– Un homme qui ne lit rien est mieux éduqué qu’un homme qui ne lit que des journaux.
– Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que les armées de métier.
– Je crois fermement à la chance, mais je me suis aperçu que celle-ci m’a souri lorsque je travaillais dur.
– L’honnêteté est le premier chapitre du livre de la sagesse.

 

Martine Bernier