juin 2019
L M M J V S D
« Mai    
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930

Catégories

Destins

Je connais Norah Lambelet Kraft depuis de longues années maintenant.
Cette femme courageuse, cultivée et très active a eu un destin hors normes, qu’elle vient de relater dans un livre inspirant: De flash en flash, de clin d’oeil en clins d’œil: Mes mille et une vies.
Je voulais vous faire partager ce que j’ai ressenti à la lecture de son ouvrage, en diffusant un article que j’ai eu le plaisir de lui consacrer, paru voici quelques semaines dans le magazine suisse Générations.

En Suisse romande et bien au-delà, Norah Lambelet Kraft est notamment connue pour avoir fondé en 2003  l’Ecole des Grands Parentsdevenue depuis « Etre grands-Parents… aujourd’hui ». Groupe autonome du Mouvement des Aînés Vaud, l’association offre toujours un programme riche en échanges et en activités, proposant aux grands-parents vaudois de partager leurs expériences et d’explorer des pistes de réflexion. 

Ceux qui fréquentent l’association et qui connaissent Norah Lambelet Kraft sont pourtant rares à savoir qu’elle a vécu une existence digne d’un livre d’aventures.  Elle la raconte aujourd’hui dans un ouvrage intitulé De flash en flash, de clin d’oeil en clins d’œil: Mes mille et une vies. Un livre à l’image de son auteure: bienveillant et inattendu.

D’Alexandrie à Paris, Philadelphie et Lausanne 

Cette promenade dans son passé, Norah a décidé de l’écrire à l’intention de ses enfants, de ses petits-enfants et de ses arrière-petits-enfants. Et c’est en réponse aux questions qu’ils lui ont posées qu’elle réexplore son chemin de vie à travers les anecdotes et les épisodes les plus marquants. De grands drames en grands bonheur, elle a frôlé la mort alors qu’elle n’était encore qu’une enfant, a eu trois identités, a posé ses valises dans quatre pays différents, et s’est épanouie autant dans ses activités professionnelles que dans sa vie de femme et de mère.

A l’une de ses petites-filles qui l’interrogeait sur le sujet, elle expliquait avoir créé l’Ecole des Grands-Parents parce que, à son avis… « on n’a jamais fini d’apprendre, dans la vie. » C’est sans doute cette philosophie qui lui a permis de tracer un parcours professionnel exceptionnel avec, à son actif, une multitude de titres parmi lesquels pédagogue, spécialiste de la petite enfance, conseillère éducative et intergénérationnelle, formatrice d’adultes, consultante, accompagnante, créatrice de nombreux projets d’accueil, d’éducation et d’enseignement tant aux Etats-Unis qu’en Suisse. 

Les différents chapitres de son livre nous entraînent en Egypte où elle est née, à Paris où elle a étudié, à Philadelphie où elle a séjourné avec son premier mari, et en Suisse, son port d’attache où elle a rencontré son deuxième époux et où habite toujours aujourd’hui. Chassée d’Alexandrie avec sa famille, elle a vécu l’exode des Juifs d’Egypte, les déchirures liées à l’exil, la maladie, les deuils: rien n’a été épargné à la jeune Norah à laquelle il a fallu beaucoup de courage pour tracer sa route. Son goût des autres, son sens de la famille et son amour de la vie lui ont permis de franchir les écueils et de connaître une existence exceptionnelle dont le récit sans lourdeur et parsemé de touches d’humour est une véritable ode à la vie. 

Martine Péters

« De flash en flash, de clin d’oeil en clins d’œil: Mes mille et une vies » est en vente sur le site Amazon.

Nous connaissons tous le roman « La Dame au camélia », d’Alexandre Dumas.
Mais, pour ma part, j’ignorais qu’il existait un « Homme aux camélias ».
C’est  en écoutant une interview de Daniel Lejeune, responsable de la bibliothèque de la Société nationale d’horticulture de France, que j’ai appris son existence.
L’homme en question s’appelait Charles Latour-Mézeray, explique Daniel Lejeune.
Il a été  haut fonctionnaire  mais, au passage, il a eu un caprice horticole et a essayé de fonder une académie d’horticulture, délivrant même des diplômes.
Comme cette fleur était très à la mode au 19e siècle, il s’est intéressé aux camélias avant de s’orienter vers la fleur de la passion.
L’Homme aux camélias n’est pas aussi connu que l’héroïne du roman de Dumas… mais son surnom intrigue…

Martine Bernier

b96d2604192c1a39b228a571d861ac96

Lady Astor, par John Singer Sargent

Cela m’arrive quelque fois, vous le savez déjà, d’être attirée par tableau sans le connaître.
Sur celui-ci, c’est le sujet qui m’a intéressée.
Qui était cette jolie jeune femme que je retrouvais sur plusieurs toiles différentes?
Un modèle professionnel?220px-Nancy_Astor
J’ai cherché… et j’ai trouvé, assez surprise de ma découverte.
Cette dame s’appelait Nancy Astor.
Elle était américaine, née en 1879 et ne s’est largement pas contentée d’être belle…
Nancy a commencé sa vie d’adulte comme on pouvait s’y attendre à l’époque: par  un mariage duquel est né un fils… et qui, fait moins banal pour l’époque, s’est soldé par un divorce six ans plus tard.
La jeune femme quitte son pays et va s’établir au Royaume-Uni où elle rencontre le vicomte Astor qu’elle épousera en 1906.
Son mari fait de la politique.
Siégeant à la Chambre des Lords grâce à son titre hérité à la mort de son père, il quitte à cette occasion son poste de député à Plymouth.
Il faut donc repourvoir le siège laissé vacant et… son épouse se présente puis remporte l’élection partielle.
Elle restera à la Chambre des communes jusqu’en 1945 où elle a choisi de ne pas se représenter pour se consacrer à la politique irlandaise.
Nancy Astor a été ministre du Travail, et a toujours mené une politique d’apaisement tout en critiquant vertement les nazis pour leur manière de considérer les femmes.
Elle n’avait d’ailleurs pas sa langue dans sa poche, elle à qui l’on attribue cette phrase dite à Winston Churchill: « Winston, si j’étais votre femme, je mettrais du poison dans votre verre. »
Et il lui aurait répondu: « Et bien moi, Nancy si j’étais votre époux, je le boirais! »

Durant sa vie, le vicomte Astor a acheté le très célèbre diamant « le Sancy ».
Un diamant de 55,23 carats qui a été découvert aux Indes au XVe siècle.
Nancy le conservera jusqu’à sa mort, en 1964, avant que le musée duLouvre ne le rachète en 1979 et ne l’expose dans la galerie Apollon.

La vie de cette jeune américaine née dans une famille aisée de cinq filles  est un véritable roman.
Je ne regrette pas qu’elle m’ait interpellée depuis son tableau!

Martine Bernier