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Destins

France 5 propose souvent des émissions très belles.
Parmi elles, « Une maison, un artiste » me touche.
Fin juin, a été diffusé  un film de Lionel Bernard consacré à la maison où ont vécu Louis Armstrong et son épouse Lucille.
Elle se trouve à New York, dans le secteur de Corona, en plein quartier du Queens.
Comme le musicien était toujours en tournée, il avait besoin d’avoir un port d’attache paisible, entouré d’un voisinage métissé qui réveillait probablement en lui le souvenir de ses jeunes années à La Nouvelle Orléans.
Le couple a été heureux dans sa maison et y est resté toute sa vie.  
Aujourd’hui encore, les habitants de Corona chérissent le souvenir de «l’Oncle Louis». 

Mon père m’a transmis son amour pour Louis Armstrong alors que j’étais encore haute comme trois pommes.
Il écoutait ses disques, me faisait partager son enthousiasme.
Plus de 50 ans après,  « What a wonderfuld world » chanté par cette vois inimitable, fait toujours partie de mes chansons préférées…

Martine Péters

Je connais Norah Lambelet Kraft depuis de longues années maintenant.
Cette femme courageuse, cultivée et très active a eu un destin hors normes, qu’elle vient de relater dans un livre inspirant: De flash en flash, de clin d’oeil en clins d’œil: Mes mille et une vies.
Je voulais vous faire partager ce que j’ai ressenti à la lecture de son ouvrage, en diffusant un article que j’ai eu le plaisir de lui consacrer, paru voici quelques semaines dans le magazine suisse Générations.

En Suisse romande et bien au-delà, Norah Lambelet Kraft est notamment connue pour avoir fondé en 2003  l’Ecole des Grands Parentsdevenue depuis « Etre grands-Parents… aujourd’hui ». Groupe autonome du Mouvement des Aînés Vaud, l’association offre toujours un programme riche en échanges et en activités, proposant aux grands-parents vaudois de partager leurs expériences et d’explorer des pistes de réflexion. 

Ceux qui fréquentent l’association et qui connaissent Norah Lambelet Kraft sont pourtant rares à savoir qu’elle a vécu une existence digne d’un livre d’aventures.  Elle la raconte aujourd’hui dans un ouvrage intitulé De flash en flash, de clin d’oeil en clins d’œil: Mes mille et une vies. Un livre à l’image de son auteure: bienveillant et inattendu.

D’Alexandrie à Paris, Philadelphie et Lausanne 

Cette promenade dans son passé, Norah a décidé de l’écrire à l’intention de ses enfants, de ses petits-enfants et de ses arrière-petits-enfants. Et c’est en réponse aux questions qu’ils lui ont posées qu’elle réexplore son chemin de vie à travers les anecdotes et les épisodes les plus marquants. De grands drames en grands bonheur, elle a frôlé la mort alors qu’elle n’était encore qu’une enfant, a eu trois identités, a posé ses valises dans quatre pays différents, et s’est épanouie autant dans ses activités professionnelles que dans sa vie de femme et de mère.

A l’une de ses petites-filles qui l’interrogeait sur le sujet, elle expliquait avoir créé l’Ecole des Grands-Parents parce que, à son avis… « on n’a jamais fini d’apprendre, dans la vie. » C’est sans doute cette philosophie qui lui a permis de tracer un parcours professionnel exceptionnel avec, à son actif, une multitude de titres parmi lesquels pédagogue, spécialiste de la petite enfance, conseillère éducative et intergénérationnelle, formatrice d’adultes, consultante, accompagnante, créatrice de nombreux projets d’accueil, d’éducation et d’enseignement tant aux Etats-Unis qu’en Suisse. 

Les différents chapitres de son livre nous entraînent en Egypte où elle est née, à Paris où elle a étudié, à Philadelphie où elle a séjourné avec son premier mari, et en Suisse, son port d’attache où elle a rencontré son deuxième époux et où habite toujours aujourd’hui. Chassée d’Alexandrie avec sa famille, elle a vécu l’exode des Juifs d’Egypte, les déchirures liées à l’exil, la maladie, les deuils: rien n’a été épargné à la jeune Norah à laquelle il a fallu beaucoup de courage pour tracer sa route. Son goût des autres, son sens de la famille et son amour de la vie lui ont permis de franchir les écueils et de connaître une existence exceptionnelle dont le récit sans lourdeur et parsemé de touches d’humour est une véritable ode à la vie. 

Martine Péters

« De flash en flash, de clin d’oeil en clins d’œil: Mes mille et une vies » est en vente sur le site Amazon.

Nous connaissons tous le roman « La Dame au camélia », d’Alexandre Dumas.
Mais, pour ma part, j’ignorais qu’il existait un « Homme aux camélias ».
C’est  en écoutant une interview de Daniel Lejeune, responsable de la bibliothèque de la Société nationale d’horticulture de France, que j’ai appris son existence.
L’homme en question s’appelait Charles Latour-Mézeray, explique Daniel Lejeune.
Il a été  haut fonctionnaire  mais, au passage, il a eu un caprice horticole et a essayé de fonder une académie d’horticulture, délivrant même des diplômes.
Comme cette fleur était très à la mode au 19e siècle, il s’est intéressé aux camélias avant de s’orienter vers la fleur de la passion.
L’Homme aux camélias n’est pas aussi connu que l’héroïne du roman de Dumas… mais son surnom intrigue…

Martine Bernier