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Destins

Archimède (287 avant Jésus-Christ), tout le monde le connait.
Ce mathématicien grec nous a mis sur le chemin  de Pi, le rapport de la circonférence au diamètre du cercle.
La légende raconte qu’il fut tué par un soldat romain fort en colère parce qu’il refuse de lui obéir et d’arrêter de tracer des cercles sur le sol.
La plus grande fierté d’Archimède fut d’avoir trouvé les formules de l’aire et du volume de la sphère, qu’il étudiait sur des modèles en bois.
Raison pour laquelle il demanda que l’on grave sur sa tombe un cylindre et une sphère.

La Grèce offrit au monde un autre grand mathématicien en la personne d’Eratosthène, qui vécut en Egypte vers 250 avant Jésus-Christ.
Lui utilisa la géométrie du cercle pour prouver que la Terre était ronde à une époque où tout le monde pensait qu’elle était plate.
D’où la question: mais comment fit-il pour arriver à cette constatation?

Cet étonnant personnage avait entendu dire que le jour du solstice d’été à Syène (Assouan aujourd’hui), les rayons solaire atteignaient verticalement le fond des puits lorsque le soleil était au zénith.
Syène était t au sud de l’Egypte.
Le même jour, il alla mesurer, à Alexandrie, au nord du pays, l’angle que traçaient les  rayons du soleil lorsqu’il était au zénith.
Il trouva 7,2° .
Les rayons du soleil étant parallèles, il en tira comme conclusion que ces deux rayons ce rejoignaient au centre de la Terre en formant un angle de 7,2°, soit exactement un cinquantième de cercle (360°).
Il multiplia la distance entre les deux villes, 800 km, par 50 et trouva 40’000 km comme circonférence de la Terre.
Un calcul qui resta la meilleure estimation pendant 2000 ans!
Sans matériel sophistiqué.

Ce qui me conforte dans le fait que ces érudits du passé étaient exceptionnels.

Martine Bernier 

 

Ils étaient trois frères, nés à Laon (France), les frères Le Nain: Louis, en 1593, Antoine, en 1588 et Mathieu en 1607.
Leur particularité?
Ils ont consacré toute leur vie à la peinture, habitant tous trois Paris en 1630.
A tel point que, restés célibataires, il sembleraient qu’ils ne se soient jamais quittés jusqu’en  1648, date de la mort de Louis et d’Antoine.

Tous trois étaient à ce point indissociables qu’ils ont signé certaines toiles uniquement de leur nom de famille.
Il était quasiment impossible de définir qui avait peint quoi.
Ce qui empêche l’identification précise de ces tableaux, mais donne à penser qu’ils collaboraient étroitement entre eux.
Des tableaux à six mains, toutes issues de la même fratrie!

C’est à Louis que l’on attribue leurs peintures les plus célèbres où il a représenté des scènes de la vie paysanne.
Antoine était spécialisé dans les miniatures, tandis que Mathieu brillait dans l’art des portraits.
C’est sans doute ce qui lui valut de devenir le peintre officiel de Paris en 1633.

Antoine, Louis et Mathieu avaient une autre particularité.
Ils refusaient  d’exploiter l’anecdotique, préférant exalter le quotidien.
C’est sans doute ce qui me touche le plus dans ce tableau, « Visite à la grand-mère », que Louis a peint entre 1645 et 1648 et qui se trouve au musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg (Russie).
Les  vêtements usés des personnages ne font pas d’ombre à la majestueuse grand-mère et aux merveilleux visages des enfants.
Une peinture subtile, respectueuse et belle qui ont fait des trois frères des témoins de leur époque qui me touchent encore aujourd’hui.
Je me demande souvent comment Mathieu, dernier survivant de la fratrie, a pu supporter la disparition de ses frères, la même année…
Il ne lui restait plus que son art…

Martine Bernier

L’histoire commence 1714.
Cette année-là, le marin japonais Tsunosuke Matsuyama s’embarqua pour une chasse au trésor dans le Pacifique.
On imagine l’excitation, au moment des adieux,parmi l’équipage et ceux qui agitaient leurs mouchoirs sur le quai.
Une chasse au trésor!
L’expédition était prestigieuse!

Malheureusement, pris dans une violente tempête, le navire fit naufrage.
Tsunosuke et quarante-quatre de ses compagnons réussirent à gagner à la nage un récif corallien inhabité.
L’espoir revenait!
Mais la chance n’était pas avec eux.
Tous finirent par mourir de faim avant d’être retrouvés.
Avant de mourir, Tsunosuke avait pu envoyé un message aux siens.
Sur des débris de bois, il  avait écrit le récit du drame vécu.
Puis il avait confié la bouteille à la mer.

Elle a été retrouvée… 150 ans plus tard.
Rejetée sur la plage où Tsunosuke avait passé toute son enfance.

Martine Bernier