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Douceur de vivre

Ce matin, je vous convie dans notre jardin… ou du moins dans une  partie de la roseraie, où , à la veille de l’automne, nous avons droit à une explosion de fleurs, de couleurs et de parfums.

Les photos rendent mal la réalité de ces fleurs si belles et si généreuses.
Mais au moins permettent-elles de comprendre un peu pourquoi je l’aime autant et pourquoi j’y passe autant de temps, moi qui n’ai jamais été une femme d’extérieur.

Martine Péters
En savoir plus sur le jardin

Photos Martine Péters

Je me suis demandé comment traduire en images l’atmosphère qui règne ici, dans notre été.

Un soir, j’ai donc attendu que le soleil se couche pour prendre quelques photos. 

Martine Péters

Oui, je sais: cela peut paraître un peu bête… mais certains mots ont le don de m’ouvrir des mondes.
Hier, au détour d’une lecture, je croise l’un d’eux que je n’utilise que rarement.
Minaudière…Minaudières-Lancaster-HM-ZARA-Aldo
Les femmes d’aujourd’hui savent bien de quoi il s’agit: cet accessoire de mode qui remplace le sac et qui ne dispose que d’un espace ridiculement petit pour y caser deux ou trois objets, si possible lilliputiens.

L’objet en question a été créé il n’y a même pas 100 ans, en 1934, par Van Clef & Arpels… et pourtant, il semble déjà étrangement désuet à mes yeux…
Et pour cause…
Quand je le croise au détour d’une phrase, ce n’est pas à ces jolies boîtes que je pense.
J’ai immédiatement l’image d’un salon tenu à l’époque de Marie-Antoinette, fréquenté par des élégantes de l’époque, donnant dans la minauderie,  se faisant des grâces et passionnées par les conversations romanesques.
« Plus désuet, tu meurs » comme dirait un jeune homme de ma connaissance!
J’ai quitté mon salon d’autrefois et j’ai terminé le magazine que je lisais, celui qui parle des femmes de notre époque portant à bout de bras des minaudières si particulières..image1xxl.
Ce matin, au petit-déjeuner, j’en parle à mon Capitaine en lui disant que je ne sais même pas si les jeunes filles de notre époque savent encore ce que veut dire minauder.
Il réfléchit et me dit:
– Finalement, dans ces minaudières, elles ont le nécessaire pour aller se refaire une beauté dans un endroit qui leur est réservé. Et que font-elles entre elles quand elles sont seules? Elles minaudent! Elles ne savent peut-être plus ce que cela veut dire, mais elles le font toujours…

 

Martine Bernier